L'Algérie est un pays que les touristes étrangers ne veulent pas visiter. Que ses propres touristes boudent, lui préférant des destinations étrangères - n'importe lesquelles, pourvu qu'elles soient étrangères.

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 Vers le «bien-être commun» ?

Si l'on en croit les fuites médiatiques sur le sujet, l'Algérie aura un chef spirituel : la reine d'Angleterre, Elisabeth II. Parce que l'Algérie sera membre du Commonwealth, construit sur la base de l'empire britannique et ouvert sur les adhésions. Le nom évocateur de cet ensemble de pays signifie «bien-être commun». On verra plus loin la réalité de la chose. Ce qui interpelle, en premier, c'est cette démarche inattendue de nos gouvernants. On sait que l'adhésion à la francophonie a toujours été farouchement refusée, alors que le pays vient en deuxième position après la France par le nombre d'usagers de la langue française. C'est une question de principe intangible contre l'allégeance au colonisateur. Un principe qui bat en brèche les objectifs assignés à cette Organisation, dont le vernis linguistique et culturel cache très mal, comme on le sait, la volonté d'hégémonie politique. Le Commonwealth étant le camp adverse de la francophonie, mais de même nature qu'elle, on peut se demander ce qu'est devenu le vivace principe d'indépendance vis-à-vis des puissances coloniales. Il aurait ainsi disparu sans crier gare, au fur et à mesure de glissements imperceptibles, qui ont normalisé le fait que des politiques algériens et, parmi eux, des hommes d'Etat se font «inviter» par des chancelleries étrangères, sans que cela indigne en quoi que ce soit et qu'il y ait des levées de boucliers. Des initiés aux arcanes des appareils de l'Etat y voient un pied de nez fait à la France officielle. Une façon de lui faire payer toutes les crasses qu'elle a faites et qu'elle continue de faire, dans le cadre de sa stratégie d'isolement et d'affaiblissement de l'Algérie, par le soutien inconditionnel apporté au Makhzen et à son entreprise de colonisation du Sahara occidental. Sans compter les tentatives de déstabilisation à travers l'activation d'une partie de l'opposition, qu'elle renforce par de féroces campagnes médiatiques et un parti pris médiatique permanent contre les autorités algériennes. Le choix de la tutelle britannique, fût-elle symbolique, apparaîtrait comme étant un coup de maître, qui prend en défaut les certitudes françaises sur les notions de chasse-gardée et de «réconciliation» des Algériens avec la realpolitik, qui voudrait qu'ils finissent par céder à la nécessité d'accepter le parrainage. Si la chose se produit, si l'Algérie s'arrime à la Grande-Bretagne, il s'en passera des choses en Afrique du Nord, en termes d'équilibre des forces. Mais, le saut dans le Commonwealth n'est pas que cette protection contre l'encerclement en cours. Il exprime, du même coup, une reconnaissance du fait qu'il n'y a point de salut sans l'aile protectrice d'une grande puissance. La France officielle en aura pris pour son arrogance, mais le «bien-être commun» n'apportera pas plus de perspectives d'émancipation du sous-développement structurel qui affecte notre système économique et social. En définitive, se posera surtout une problématique nouvelle, celle des liens alternatifs de dépendances qui vont s'établir, en échange de l'irruption du Royaume-Uni dans la région.

Par Ahmed Halfaoui 

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samedi 24 décembre 2011

Pénurie, spéculation, opacité…

Ould Abbès se défend

Pénurie récurrente de certains médicaments, alors que l'enveloppe financière réservée à l'importation en 2011 dépasse celle de 2010, avec une augmentation de 150 millions d'euros ?

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LES TITRES        

SNVI, ArcelorMittal et retraités

L'Etat joue la carte de l'apaisement

 

Autoroute Est-Ouest

Les chiffres et arguments peu convaincants d'Amar Ghoul

 

Composée de ressortissants africains

Démantèlement d'une bande de trafic d'héroïne

 

Une première pour l'opérateur historique

Algérie Télécom entre au capital du nigérien Sonitel

 

Examen des dossiers d'agrément

Des partis soulagés ?

 

Louisa Hanoune contre des observateurs internationaux aux législatives

«Les propos de Belkhadem sont dangereux»

 

Il a estimé que 15 % de la population ont été massacrés

Erdogan accuse la France de «génocide» en Algérie


LA 24

 Sa défense s'est retirée au cours de l'audience 

Le procès d'Oultache Chouaïb reporté 

La chambre correctionnelle près la Cour d'Alger a renvoyé jeudi dernier le procès en appel de l'ex-chef de l'unité aérienne de  la Direction générale de la Sûreté nationale (DGSN), Oultache Chouaib et d'autres accusés pour le 19 Janvier prochain. Ces derniers sont poursuivis dans l'affaire de passation d'un marché douteux portant sur des équipements informatiques entre la Direction Générale de la Sûreté Nationale (DGSN) et la société  Algerian Business Multimedia (ABM). Au cours de l'audience, la défense s'est basée sur deux points importants. La remise d'un rapport rédigé par l'inspection générale de la DGSN qui concerne cette malversation et la présence du dénommé "Kermatou", un témoin favorable aux accusés. "Ce communiqué  est fondamental pour la transparence de l'audience" a affirmé M. Sellini dans sa plaidoirie. Lors d'une délibération de vingt minutes avec ses conseillés, le magistrat de l'audience Halali Tayeb a rejeté la requête  de la défense en ignorant l'existence de ce document. Mais malgré le rejet de leur demande, le barreau" M. Kssentini, M.Bouchachi et M.Sellini "ont tenté de convaincre le juge en rappelant des articles de  la loi mais une autre fois, le rejet était leur réponse. Face à la décision du juge, la défense a choisi de se retirer : "Nous refusons de cautionner une opérette  ridicule, nous nous retirons de ce procès" a déclaré le bâtonnier. Pour sa part, Oultache  a refusé d'être jugé sans la présence des ses avocats : "Je serai sourd et muet sans ma défense" a-t-il ajouté. Selon les faits de cette affaire, Oultache Chouaib a usé de son influence sur la commission d'évaluation technique des offres où il siégeait pour qu'elle choisisse la société ABM dans laquelle son gendre est actionnaire et également directeur général adjoint. Il est a rappelé que le tribunal de la première instance de Sidi Mhamed avait  condamné le 9 novembre dernier les vingt-cinq personnes accusées, dont dix-neuf fonctionnaires de police, à des peines allant de 3 à 7 ans de prison ferme pour "passation de marchés publics en violation de la législation, dilapidation de deniers publics et trafic d'influence. Chouaib Oultache est accusé aussi dans l'affaire de l'assassinat de l'ex-directeur général de la Sûreté nationale Ali Tounsi.

Par Hocine Fatima Zohra

 

 Il propose leur soumission au prochain parlement

El Nahda veut le gel des projets de réformes politiques

Le mouvement En-Nahda a appelé jeudi à Alger au "gel des projets de réformes politiques en Algérie jusqu'à la mise en place d'un nouveau parlement élu par le peuple". Dès son élection, le nouveau parlement "sera chargé d'élaborer une nouvelle Constitution, d'examiner les amendements de lois et la promulgation des textes gelés au mieux des intérêts du pays", a affirmé le secrétaire général d'En-Nahda, M. Fateh Rebiai qui présidait l'ouverture de la session ordinaire du Conseil consultatif du mouvement. Evoquant les prochaines élections législatives, M. Rebiai a considéré que le "recours aux instances internationales pour la surveillance des élections vise à conférer une crédibilité au scrutin en décalage par rapport à la réalité du terrain". Il a préconisé à ce propos la mise en place d'une instance nationale indépendante, au service de laquelle se mettront l'Administration et la Justice, pour superviser le processus électoral. M. Rebiai s'est à nouveau montré critique à l'égard des réformes politiques, qui "n'ont pas", selon lui, réalisé les objectifs escomptés pour avoir été "vidées de leur essence". Concernant les principaux textes législatifs issus des réformes politique, le premier responsable d'En-Nahda a critiqué la manière dont ont été formulées les lois électorale, qui, a-t-il soutenu, "consacre l'hégémonie de l'Administration", et celle relative aux partis politiques qui maintient elle aussi, à son sens, "la main mise de l'Administration sur l'agrément et le fonctionnement des partis". La loi sur l'Information a de son côté "déçu la classe politique, les journalistes et le peule à la fois", a-t-il martelé, estimant que le remplacement du Conseil supérieur de l'Information par une autorité de régulation visait à "faire pression sur les journalistes qui sont assujettis aux peines imposées".

 

 Composée de ressortissants africains

Démantèlement d'une bande de trafic d'héroïne

Une bande de 5 ressortissants africains, spécialisée dans le trafic et la commercialisation de drogues dures, a été démantelée mardi par les services de police à Tamanrasset, selon la Sûreté de cette wilaya. Agissant sur informations, et à la suite d'une perquisition d'un domicile sis à la zone dite "Oued Dahab", à 5 km sud de Tamanrasset, les services de police ont mis la main sur une quantité de 22,6 grammes de cocaïne, 225 doses d'héroïne totalisant 87 grammes prêtes à être écoulées, en plus d'un montant de 16.000 DA. Les services de la Sûreté, qui ont procédé à l'arrestation des cinq ressortissants de nationalité nigérienne, ont également saisi 8 téléphones portables, 10 puces d'opérateurs de téléphonie exerçant en Algérie et à l'étranger, ainsi qu'une bouteille d'alcool frelatée. Les mêmes services ont, par ailleurs, déjoué, au quartier Tahaggart à Tamanrasset, une tentative de contrebande portant sur 3.750 cartouches de cigarettes de marque étrangère, et saisi un véhicule tout terrain. Ils ont également arrêté un contrebandier, alors que son comparse a réussi à prendre la fuite. Un téléphones portable de marque "Thuraya" et 3 appareils GPS, ont aussi été saisis lors de cette opération, a ajouté la même source. Les services de la Sûreté avaient procédé, dans une précédente opération de lutte contre la contrebande, à la saisie de 5.000 cartouches de cigarettes étrangères,et des  sommes considérables de dinars et d'euros.

 

 Une première pour l'opérateur historique

Algérie Télécom entre au capital du nigérien Sonitel

Algérie Télécom a décidé de prendre une participation dans le capital de l'opérateur téléphonique nigérien Sonitel, a appris TSA auprès de Hachemi Belhamdi, PDG d'Algérie Télécom. Selon M. Belhamdi, Algérie Télécom a été retenu par le gouvernement nigérien pour prendre une participation dans l'opérateur historique de ce pays. La décision a été prise la semaine dernière lors de la visite à Alger du ministre nigérien de la Communication et des nouvelles technologies de l'information, Salifou Labo Bouche. Le PDG d'Algérie Télécom n'a fourni aucune précision sur la participation qui sera acquise ni sur le montant de l'investissement dans cette opération, la première du genre pour l'opérateur historique algérien de télécommunications. Le gouvernement nigérien a décidé de céder 51 % de Sonitel à un partenaire stratégique. Initialement, Sonitel devait être racheté l'été dernier par le groupe libyen Lap Green Network. Mais ce dernier n'a pas pu réunir la somme nécessaire au rachat à cause des sanctions infligées par l'Onu au régime de Kadhafi. Le processus d'acquisition d'une partie de Sonitel par Algérie Télécom devrait s'achever dans le courant de l'année 2012. Selon des sources proches d'Algérie Télécom, l'entrée au capital de Sonitel s'inscrit dans une stratégie de l'opérateur historique algérien visant à aller à la conquête des marchés africains de télécommunications. Il devrait s'appuyer sur son nouveau partenaire Sonitel pour réaliser d'autres acquisitions dans le continent noir.

 

 Souk Ahras

Le gaz butane tue quatre personnes

Quatre personnes sont décédées dans 2 accidents distincts, mercredi soir dans la wilaya de Souk Ahras, des suites de l'inhalation de monoxyde de carbone (CO2) et de gaz butane, selon la Protection civile. Le premier accident, qui a eu pour théâtre la cité des "66 logements", dans la commune de Zaârouria (13 km à l'ouest du chef-lieu de wilaya) a provoqué la mort d'une femme de 31 ans et une adolescente de 13 ans, a précisé le responsable de la cellule de communication de la Protection civile. Les deux malheureuses victimes avaient inhalé du monoxyde de carbone provenant d'un radiateur à gaz défectueux, selon le lieutenant Yazid Hazem qui a ajouté qu'un bébé de 2 ans, secouru à temps, a pu être sauvé. Le second drame a eu lieu le même jour dans la commune de Merahna (20 km à l'est de Souk Ahras ) où un homme de 75 ans et une femme de 55 ans ont été asphyxiés par des émanations de gaz butane, selon la même source. Les services compétents ont ouvert une enquête pour déterminer les circonstances exactes de ces tragiques accidents.

Salem M.

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Banlieue

Par

Aïssa Khelladi

«Ce monde qui nous influence et que nous influençons»

Pourquoi le président s'est-il fait l'écho de ceux qui s'interrogent sur "l'appartenance de l'Algérie au monde qui l'entoure" ? Quel intérêt politique ou autre, une telle question a-t-elle aujourd'hui dans l'esprit de Bouteflika et pourquoi a-t-il tenu à y répondre : "Nous appartenons à ce monde. Il nous influence et nous l'influençons" ? Que veut dire ce rappel, quasi solennel, d'une évidence que peu de gens contestent vraiment ? Ici, semble-t-il, le "monde qui nous entoure" ne vise ni l'Afrique sahélienne ni l'Europe du sud, mais plutôt les pays arabes dans leur ensemble qu'ils soient voisins immédiats ou géographiquement lointains. Cette "profondeur stratégique" a été privilégiée par l'Algérie depuis son indépendance, pour toutes sortes de raisons dont, sur le plan externe, la protection réelle ou illusoire contre un Occident aujourd'hui prédateur, hier colonisateur, et sur le plan interne, l'aspiration unitaire d'un peuple culturellement divers contre la tentation de l'éclatement. Elle a façonné notre histoire contemporaine, en bien comme en mal, mais inutile de s'interroger sur sa performance ou de faire un bilan précis là-dessus : nous sommes officiellement donc des Arabes, en tout cas "en voie de le devenir" un jour, avec des annexes et des subtilités comme on veut. Une espèce de projet de société que Bouteflika ne pouvait évoquer gratuitement en parlant des réformes en cours. Y a-t-il donc péril en la demeure ? Pour y répondre, voyons ce qui se passe dans ce "monde qui nous entoure". Premièrement, des révoltes ou des révolutions qui font le lit de l'islamisme, modéré ou pas. Selon le président, cela devrait nous influencer. Cette influence étant admise, il ne s'agit pas de la prévenir ou de la contrecarrer, mais d'en prendre acte et de l'accompagner. C'est comme si nous étions appelés à prendre le train en marche, avant qu'il ne soit trop tard : perdre l'Algérie plutôt que son appartenance arabe, c'est la vision du politique -lorsqu'il croit que la politique est la clef de tout. Les islamistes nationaux, demain au pouvoir, cela ne devrait étonner personne, nous voici donc prévenus. Deuxièmement, la Ligue arabe, Organisation supranationale représentant des dictatures et non des sociétés et des peuples -à peu près la seule structure censée donner corps à ce monde arabe qualifié par certains de fantasmatique- connaît l'ultime échec de toute son existence par la disparition, l'un après l'autre, de ses propres dictateurs. Que va-t-elle devenir en leur absence? Les riches et plutôt stables monarchies vont-elles se réformer, se "constitutionnaliser", juste pour coexister avec les régimes issus des révolutions, bien pauvres et instables en général, ou bien le jouet sera-t-il cassé parce qu'il est hors service ? La position de Bouteflika est qu'il faut continuer à y croire, nous n'avons pas le choix. Voilà pourquoi il en a parlé dans son discours. En fait, tout dépendra de l'Egypte. Si les militaires, par delà l'avènement des islamistes au gouvernement, parviennent à garder le pouvoir, la Ligue arabe sera réformée et tous nos dirigeants, y compris les monarques, seront contents d'y être. Sinon, sauve qui peut.

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