La diplomatie algérienne a posé nettement problème dans le cas libyen. Aveugle à la réalité, celle d'une insurrection armée (à nos frontières) soutenue par les principales puissances de ce monde et dirigée contre un dictateur isolé, imprévisible, voire un peu fou, les dirigeants algériens ont cru pouvoir jouer gagnant en misant sur la prudence et la neutralité.

Les rubriques

Evenement

Région

Monde

Culture

Sport


DES FAITS

ET DES DIRES



Ghir hak


Edition Pdf

Archives


 Regards                    

Qui sont les rebelles dans le tas ?

Les télévisions, les journaux, les radios, les «spécialistes» et «experts» politiques et de guerres… tous à l'unisson ont des mots formatés et prêts à l'emploi. Sur un registre unique, ils parlent de la même voix et développent tous le même référent, sans changer une virgule. Ils sont d'autant plus sans nuances qu'ils sont protégés de toute voix contraire et de tout risque d'être contredit. La partition est parfaite, elle ne l'a jamais été autant. A telle enseigne qu'il est difficile de ne pas imaginer une sorte d'union sacrée orchestrée par un maître d'œuvre pointilleux jusqu'à l'obsession. La presse est devenue unique, aussi nombreux que sont les acteurs et aussi divers que sont leurs horizons, religieux, linguistiques, ethniques. Un vent puissant a balayé les réfractaires, le vacarme étouffe ceux qui sont restés. Le premier laboratoire d'observation de ce phénomène nous est offert par la Libye. On parle toujours de «rebelles» en Libye, pourtant il y a un Etat, avec un drapeau tout neuf, qui y a été installé par l'OTAN. La remarque vient du fait que ce n'est pas pour désigner la résistance populaire qui, depuis sept mois fait toujours front dans le pays, mais les troupes du pouvoir «élu» d'abord dans les salons des grandes puissances et confirmé par l'ONU. Mais, comme on n'en est pas à une incongruité près dans le dossier libyen, les mots perdent de leur importance. Ce qui oblige à une gymnastique assez pénible. Récapitulons. Un rebelle est quelqu'un qui s'oppose à une autorité en place. En face, une armée régulière, c'est-à-dire une armée qui est détentrice du monopole légal de la violence. Cette armée est constituée, pour le moment, des bombardiers de l'OTAN et de troupes indigènes au sol. Ainsi, pour parler justement, comme l'autorité en place est le CNT/OTAN, les rebelles ne peuvent être que les Libyens qui défendent leur terre et leurs maisons à Syrte, Beni Walid, Ras Lanouf, Zaouiah, Tarhouna, Sebha, Brega et là où ils tiennent des positions, et qui font le coup de feu à Tripoli et partout dans le pays. Rien ne justifie, dans pareil cas, le vocabulaire qui règne dans les médias. Rien ne justifie non plus d'invoquer la menace d'un dictateur qu'on dit en fuite et recherché, quand c'est lui qui est menacé par les «grandes offensives» successives, suivies de «retraites tactiques». Mais, de toute évidence, il y a un semblant de pudeur qui peut faire croire qu'il est plus difficile pour eux de soutenir un Etat qui fait sauvagement bombarder sa propre population et tant pis si les représentants du CNT/OTAN sont les premiers rebelles à jouir du statut de membres des Nations unies. Auquel cas, le mensonge initial, qui consistait à dire que c'était en défense des droits du peuple de Libye que la «communauté internationale» s'était mobilisée, n'en est que plus gros. Parce que ce sont les civils, composant ce même peuple, qui se font bombarder et qui meurent par centaines par jour. L'Humanité est, par là même, avertie, si elle ne le savait déjà, qu'il n'y a plus rien de bon à attendre de l'ordre mondial qui s'annonce.

Par Ahmed Halfaoui 

Haut

dimanche 25 septembre 2011

Armes chimiques, uranium

et fusées-épaule

Aqmi veut récupérer l'arsenal de Kadhafi

Les craintes de l'Algérie sont plus que justifiées, avec le réarmement de l'Aqmi, dont un groupe a été intercepté en Tunisie, et la relance des activités du JEM soudanais, sans compter les retombées sur le Tchad et des pays du Sahel. Les derniers incidents armés qui ont opposé l'armée tunisienne à un convoi non identifié près de la frontière algérienne soulèvent le spectre de la menace terroriste.

Lire


LES TITRES      

Utilisation des réseaux sociaux

Une menace ou une chance ?

 

Abdelkader Messahel à New York

La conférence d'Alger citée en exemple

 

Hillary Clinton au Forum mondial de lutte antiterroriste

«Plaidoyer pour un réseau international de lutte»

 

Projet de loi de finances pour 2012

La tendance haussière des dépenses publiques maintenue

 

26 septembre, journée mondiale du cœur

Les interventions chirurgicales coûtent toujours cher en Algérie

 

Traité d'interdiction des essais nucléaires

L’Algérie pour une ratification sans exclusive

 


LA 24

 Préparation de la campagne de Hadj 2011

Le PDG d’Air Algérie rassure les futurs hadjis

La compagnie aérienne nationale Air Algérie reconduit les mêmes aéroports retenus pour la saison du Hadj 2010 pour celle de l'année en cours. Il s'agit, en effet, de l'aéroport d'Alger, d'Oran, de Constantine et celui d'Ouargla. Les futurs hadjis de l'intérieur du pays seront quant à eux acheminés vers les quatre principaux aéroports par des vols de pré-acheminement sur le réseau domestique. «Les hadjis auront à payer des prix symboliques pour cette opération», a rassuré e PDG d'Air Algérie, Mohamed Salah Boultif lors d'un point de presse animé hier au siège de la compagnie à Alger. Lors de cette rencontre avec la presse consacrée à la préparation de la campagne Hadj 2011, le PDG d'Air Algérie a indiqué que les ventes de billets d'avion débuteront dès le 27 du mois en cours, annonçant le premier vol à destination de Djeddah pour le 7 octobre prochain. Il a précisé, dans ce sens, la programmation de deux vols vers Djeddah et un autre vers El Médina quotidiennement, ajoutant que la compagnie nationale mobilisera, pour la circonstance, sa propre flotte de gros porteurs et affrètera un autre appareil long-courrier pour assurer 72 vols durant la phase aller vers les Lieux Saints de l'Islam (48 vers Djeddah et 24 vers El Médina).

Le tarif des billets d'avion est également le même que celui de la saison dernière. Il s'élève à100.000 DA (toutes taxes comprises). M. Boultif a, par ailleurs, fait savoir que la durée du séjour des hadjis sera en moyenne de 34 jours et la durée prévue pour chaque phase est de 24 jours (la phase aller du 7 au 31 octobre 2011 et la phase retour du 10 novembre au 3 décembre 2011).        

Y. F.

 

 Utilisation des réseaux sociaux

Une menace ou une chance ?

Les réseaux sociaux ont amplement participé aux dernières révolutions survenues dans le monde arabe, selon les spécialistes. Lors d'une conférence portant sur le thème : «Les réseaux sociaux : une menace ou une opportunité» organisée, hier au centre d'études stratégiques du journal Echaâb, l'expert M. Abdelaziz Derdouri, a énuméré les différents avantages de l'utilisation des médias sociaux mais aussi de leurs conséquences négatives sur la vie de tous les jours. Selon lui, il existerait plusieurs raisons qui conduisent les gens à se diriger vers les réseaux sociaux. Parmi ces raisons, le désir humain d'être tenu informer des dernières nouvelles et informations, l'envie de faire de nouvelles rencontres avec d'autres personnes partageant les mêmes intérêts mais aussi le besoin d'être membre d'un groupe et y accomplir des choses. Les sites de réseaux sociaux rencontrent ainsi un vif succès. Quotidiennement, ils enregistrent de nouvelles adhésions de différents âges et de classes sociales. Il existerait actuellement plus de 200 sites dédiés aux réseaux sociaux sur la toile. Environ 65% des adultes du monde occidental ayant recours à l'Internet utilisent les réseaux sociaux, selon les dernières statistiques du mois d'août 2011. Les femmes sont en tête tandis que le nombre des personnes âgées continue d'augmenter de jour en jour. De plus, selon M. Derdouri, les révolutions arabes ont prouvé que les jeunes utilisant les réseaux sociaux sont beaucoup plus engagés politiquement.

Aujourd'hui, une chose est certaine. L'Internet et ses ressources infinies ont réinventé les principes de la démocratie. Pendant longtemps, la toile a servi de terrain propice où toutes les tendances sociales se sont développées sans qu'il y ait un quelconque contrôle sur leur évolution. Les gouvernements se sont retrouvés ainsi face à un phénomène d'envergure mondial face auquel il fallait agir. Les réseaux sociaux, à l'instar de Facebook, Twitter, LinkedIn et bien d'autres encore, constituent une manne d'information considérable pour les services de renseignements dans le monde. Les entreprises, elles aussi, ont su tirer profit de cet espace, notamment pour leurs opérations de recrutement. Pour les institutions gouvernementales, le recours aux données fournies par les réseaux sociaux constitue une base de données considérable, notamment par le biais des forums, qui permet d'élaborer des sondages. Cet état de fait n'est pas sans conséquence évidemment. Avec le développement des technologies de l'information, l'usurpation de l'identité d'autrui est devenue monnaie courante. C'est là, a-t-on, estimé, que figure tout le danger des réseaux sociaux. Le recours des groupes terroristes à ce moyen de communication pour leur propagande est aussi un risque auquel des gouvernements doivent faire face, a-t-on soutenu.

Dans son dernier numéro de juillet dernier, la revue de l'Institut de prospective économique du monde méditerranéen (Ipemed), a indiqué que l'Algérie comptait, début 2011, pas moins de 1,6 million d’utilisateurs Facebook, ce qui représente à peine 4,6% de la population. L'Algérie figure en huitième place dans la liste des pays arabes en termes de nombre d'utilisateurs de Facebook rapporté au nombre total de la population.

Par Saci Siali

 

 Délivrance de visas britanniques aux Algériens

Plus de 15.000 réponses favorables

Plus de 15.000 visas d'entrée en Grande Bretagne sont délivrés chaque année aux Algériens, a indiqué hier, à Alger l'ambassadeur britannique à Alger, M. Martyn Roper. S'agissant des Jeux olympiques de 2012 en Grande Bretagne, le diplomate britannique a conseillé aux Algériens désireux d'assister à cet évènement sportif de «demander dès maintenant ce document via le Web».Il a toutefois souligné que des facilités pour l'obtention du visa sont accordées aux athlètes algériens participant aux jeux.

 

 Procès Moubarak

Témoignage du maréchal Tantaoui

Le chef du Conseil suprême des forces armées égyptiennes (CSFA), le maréchal Hussein Tantaoui, a témoigné hier, devant le tribunal criminel du Caire au

ssprocès de Hosni Moubarak et de ses proches jugés pour corruption et le meurtre de manifestants durant la révolte de janvier dernier contre le régime. Le procès de Moubarak s'est ouvert le 3 août dernier. Le président déchu est jugé en même temps que ses deux fils Alaa et Gamal, ainsi que l'ancien ministre de l'Intérieur Habib el-Adli et six collaborateurs de ce dernier.

 

 Tripartite des 29 et 30 septembre

Huit dossiers à l'ordre du jour

Le gouvernement a proposé huit (08) dossiers à inscrire à l'ordre du jour des travaux de la prochaine Tripartite devant réunir le gouvernement, l'Union générale des travailleurs algériens (UGTA) et le patronat, prévue le 29 et 30 septembre, a annoncé hier, à Alger, le ministre du Travail, de l'emploi et de la sécurité sociale, M. Tayeb Louh. Dans une déclaration à la presse à l'issue des travaux d'une rencontre sur la protection et la préservation du patrimoine du secteur, le ministre a indiqué que le gouvernement «a proposé huit dossiers à inscrire à l'ordre du jour de la prochaine Tripartite...», soulignant que «les partenaires sociaux peuvent en ajouter d'autres». Le dossier des retraites sera, par ailleurs, étudié lors de cette Tripartie, notamment dans son volet relatif au pouvoir d'achat de cette catégorie de la société. Dans le cadre de l'amélioration du pouvoir d'achat du citoyen de manière générale, le ministre a affirmé que l'ordre du jour de la prochaine Tripartite reviendra sur le Salaire national minimum garanti (SNMG) et la «représentation syndicale dans le secteur économique pour protéger les droits de ses personnels».

   Haut


Archives Edition Pdf

.

Edito
Par

Aïssa Khelladi 

Enseignements à tirer

La diplomatie algérienne a posé nettement problème dans le cas libyen. Aveugle à la réalité, celle d'une insurrection armée (à nos frontières) soutenue par les principales puissances de ce monde et dirigée contre un dictateur isolé, imprévisible, voire un peu fou, les dirigeants algériens ont cru pouvoir jouer gagnant en misant sur la prudence et la neutralité. Comme dans tous les cas où se substitue à l'analyse objective d'une situation une «vérité générale», un dogme - ici en l'occurrence qu'on n'a «jamais vu de solution militaire à un problème politique» ou encore que «par principe, nous refusons toute ingérence étrangère» - l'Algérie a tout fait faux. Nos diplomates n'ont pas pris toute la mesure du pouvoir de Kadhafi, sa nature si particulière et sa fragilité manifeste. De même qu'ils n'ont pas mesuré la détermination de certains pays européens à s'engager dans ce conflit libyen. Quand bien même, son issue des événements devait aboutir à une guerre civile et/ou tribale prévisible où, de ce fait, nous serions appelés à jouer un rôle, important pour nos intérêts, par la logique du voisinage et de nos moyens, ce qui expliquerait pourquoi il fallait rester neutre et attendre le pourrissement, la passivité n'était pas le meilleur argument à faire prévaloir. Dans tous les cas, un scénario qui ne prévoit pas d'action est forcément mauvais. Nous voici à présent à courir derrière les faits, reconnaître un CNT qui n'a probablement que faire de cette reconnaissance et compter sur le réalisme des futures relations entre Etats pour amadouer un voisin hostile. Un de plus, avec le Maroc. Une diplomatie qui aboutit à une situation «d'encerclement» est la faute la plus grave qui soit, car elle prépare et suscite l'agression extérieure, en tout cas la rend objectivement possible. L'Algérie, certes, n'est pas aussi isolée par rapport à ses voisins que l'était l'Irak de Saddam Hussein à la veille de l'agression américaine, la république islamique d'Iran ou la Syrie de Bachar el Assad, mais avec l'effondrement du régime de Kadhafi, et son incapacité à s'impliquer au mieux de ses intérêts dans les troubles du voisin, elle a fait un mauvais dans le mauvais sens. Dire que nous n'avons aucun pays ami sur toutes nos frontières, ou que demain la Tunisie risquerait à son tour de nous être hostile, c'est faire un constat dont la nature géopolitique exprime nos rapports actuels avec la France. Aucun des pays de la région n'échappe désormais à l'influence politique, économique et militaire française. C'est une réalité, un fait établi, dont il va falloir tirer toutes les conséquences. Une certitude déjà : les (pseudo) bons rapports économiques, droit international et beaux principes ne suffisent jamais à protéger un pays comme le nôtre et légitimer son aspiration à la souveraineté. Il ne faut pas s'enfermer dans les visions passées mais s'ouvrir à plus d'imagination et d'audace.
Haut

Copyright © 2001-2011- MAHMOUDI INFO Sarl - Tous droits réservés. e-mail : contact@lesdebats.com

Conception et mise à jour M.Merkouche