|
Accueil
Théâtre
Ateliers de
formation dans l'actorat et la mise en scène à Annaba
Les artistes
Dalila Meftahi de Tunisie et Haider Ben Hacine d’Algérie encadrent,
jusqu’au 29 janvier, ces espaces de formation qui enregistrent une
affluence appréciable de jeunes et moins jeunes venus apprendre les
rudiments du métier d'acteur, de comédien ou encore celui de la mise
en scène d’une pièce de théâtre.
Deux ateliers de
formation dans l’actorat et la mise en scène de représentations
théâtrales ont été ouverts jeudi à la Maison de la Culture de la
ville de Annaba en marge du premier festival national culturel de la
production théâtrale féminine, inauguré mercredi. Les artistes
Dalila Meftahi de Tunisie et Haider Ben Hacine d’Algérie encadrent,
jusqu’au 29 janvier, ces espaces de formation qui enregistrent une
affluence appréciable de jeunes et moins jeunes venus apprendre les
rudiments du métier d'acteur, de comédien ou encore celui de la mise
en scène d’une pièce de théâtre. Une exposition consacrée
exclusivement à la défunte interprète, danseuse et comédienne
Keltoum, de son vrai nom Aicha Ajouri, se tient au hall du théâtre
régional Azzedine Medjoubi de Annaba en marge de cette
manifestation. Sept représentations théâtrales sont en compétition
dans ce premier festival national culturel de la production
féminine. Il s’agit de " Essawad Fi El Amel" de la troupe Errimeh
d’Alger, de "Malamah" de la résidence universitaire de Batna, de
"Souk Errijal" de l’association Mohamed Lyazid d’Alger, "Kif Haddoud"
de la coopérative Founoun de Annaba, de "Doumouae El Kamar" du
théâtre régional de Sidi Bel Abbes, de "Ahlam Zaman" de Skikda et de
"Zaikha" d’Alger. Cinq autres représentations théâtrales ont été
programmées hors compétition dans ce festival qui a vu jeudi la
plantation symbolique d’un arbre devant la bâtisse du théâtre
régional Azzeddine Medjoubi pour la pérennisation de cette
manifestation. Une conférence consacrée à la place de la femme dans
le théâtre algérien sera donnée, demain vendredi au théâtre régional
Azzeddine Medjoubi d'Annaba, par l’universitaire Djamila Mostefa
Zekai d’Oran. Ce festival qui se poursuivra jusqu’au 31 janvier
prochain, prévoit également des représentations théâtrales
itinérantes au profit du public de Constantine et de Skikda, au
titre d’une mini tournée, ainsi qu’aux étudiants de la cité
universitaire de Chaïba (Annaba).
Farid D.
Haut
Point a la ligne
Professionnalisme
On aurait été bien
naïf d'attendre des équipes de la télévision nationale qu'elles
fassent montre de la dextérité requise pour, dans l'urgence de
l'évènement, mettre sur pied et réaliser la moindre émission
consacrée à la disparition de Cherif Khaddam. La vitesse d'exécution
ne va pas de pair, il est vrai avec les lourdeurs bureaucratiques
qui continuent d'être la marque de fabrique de ceux en charge du
monopole médiatique lourd dans notre pays. Y avait-il demande, même
non expressément exprimée à cette occasion là ? Indéniablement oui.
A partir du moment où l'on considère que l'on n'est pas là où l'on
est pour, justement, répondre à la demande, alors à quoi sert-on ?
Nous sommes donc retournés, si tant est qu'on l'ait quitté un jour,
à cette époque où Paris est encore et toujours le centre du monde.
Le lieu par excellence et définition où le professionnalisme et
l'amour du métier comptent parmi les deux premiers et plus enviés
critères. Le détour par Berbère télévision aura donc été imposé à
des millions de téléspectateurs algériens soucieux de participer,
même depuis leurs fauteuils, de l'immense douleur et du deuil qui
les ont frappés au moment où la mort a décidé de rayer Da Cherif de
la carte des vivants. Ils auraient pourtant bien aimé prendre une
revanche sur elle en visionnant ces extraits de concerts et en
écoutant ces multiples témoignages émanant tout autant d'artistes de
renom que de citoyens qui ont répondu présent, malgré le froid, a
l'invitation de cette chaîne qui a eu l'idée judicieuse d'organiser
une veillée mortuaire à l'intérieur de ses locaux parisiens. Pour sa
part, le Père Lachaise ne fut pas en reste qui a vu défiler tout ce
que la capitale française compte d'artistes et d'hommes de culture
bien algériens. Lorsque l'on pense que le souci de l'immédiateté de
l'information, le temps réel comme on dit dans le jargon, ont été
les deux principales raisons de l'intérêt porté à l'invention de la
télévision au tout début des années cinquante du siècle passé, alors
l'on ne peut que se poser la question de savoir à quels critères et
à quelles règles obéissent ceux qui tiennent les rênes de notre télé
nationale ? Et que l'on ne vienne pas nous bourrer le crâne, encore
une fois, avec de supposées " restrictions " à caractère politique.
C'est tout faux et archi faux. Le professionnalisme, c'est tout
autre chose.
Par Malik
Bellil
Haut
e-mail :contact@lesdebats.com |