|
Accueil
Transfert des malades à l'étranger
A quand
l'égalité des chances ?
Le ministre de la
Santé, en raison de la disponibilité des compétences et des moyens
en Algérie, veut réduire au maximum les cas de malades éligibles au
transfert pour des soins à l'étranger. Si le premier motif est
probant, le deuxième a été, à maintes reprises, remis en cause par
ces compétences elles-mêmes.
Les chiffres sont
effarants. Des responsables au Centre Pierre et Marie Curie (CPMC),
ont tiré récemment la sonnette d'alarme. Sur 44 000 nouveaux cas de
cancer enregistrés chaque année en Algérie, 28 000 nécessitent un
traitement par radiothérapie. Sur ces 28 000, seuls 8 000 malades
sont traités par radiothérapie, faute de moyens. Ceci, en sus des
autres pathologies.
La récente
déclaration du ministre de la Santé, de la Population et de la
Réforme hospitalière, Djamel Ould Abbès, par rapport à la question
du transfert des malades à l'étranger en Algérie, nous renvoie d'une
manière systématique à l'histoire du petit Manil. En effet, ce bébé
qui a souffert le martyre avant qu'il ne soit transféré vers la
ville de Lyon en France, est atteint d'un SCID-X ou DICS (Déficit
Immunitaire Combiné Sévère lié au chromosome X).
Une histoire qui a
fait fraîchement couler beaucoup d'encre et fait le tour des
réseaux sociaux. Mais aussi à l'évacuation en urgence de deux
anciens présidents de la République, Benbela et Chadli en France.
Loin de toute intention de prendre à la légère la maladie de
quelconque, homme ou femme, grand ou petit, on se pose seulement la
question comment des montagnes d'obstacles s'érigent sur le chemin
de quelques uns alors qu'il suffit d'un claquement de doigts pour
que des transferts s'effectuent à l'étranger pour des soins divers
pour d'autres ?
En attendant les
résultats sur lesquels débouchera la réunion de la commission de
transfert des malades à l'étranger pour soins qui se tiendra la
semaine prochaine, certains malades se patientent en attendant de
mourir dans les hôpitaux sinon chez eux, puisque certains services
suffoquent. Notons que ladite commission est composée de trois
professeurs du ministère de la Santé et de deux membres du ministère
de la Sécurité sociale. Une autre réalité révélatrice, alors que le
ministre réitère sa conviction par rapport à " la disponibilité de
compétences et des moyens consacrés par l'Etat à la prise en charge
sanitaire des citoyens ", les malades algériens sont de plus
nombreux à lancer des appels de détresse via Internet, ce qui
démontre la déconnexion qui marque la relation entre la tutelle et
les malades. Il faut reconnaître, à ce titre, que les autorités sont
peu communicatives par rapport à ce sujet. Officiellement, elles
réaffirment leur intention de " veiller " à l'amélioration des
prestations sanitaires au profit des citoyens.
Pour ce faire le
département d'Ould Abbès est appelé, plus que jamais, à se
rapprocher des malades et de les informer sur les procédures à
suivre pour bénéficier d'une prise en charge à l'étranger, de les
mettre au courant sur les maladies qui peuvent être soignées ici et
celles nécessitant une prise en charge à l'étranger.
Par Rebiha
Akriche
Haut
Il est le taux le plus faible d'Afrique du Nord
Le chômage en
Algérie est de 8.5% selon l'OIT
L'Organisation
mondiale du travail OIT, a été tendre avec l'Algérie dans son
rapport sur l'emploi rendu public avant-hier, et ce, contrairement a
bien d'autres pays de la région. L'organisation indique que le taux
de chômage en Algérie l'an dernier était de 8.9%, le plus faible
dans toute l'Afrique du Nord.
" Le taux de
chômage des jeunes reste très élevé dans ces pays, après une lente
baisse entre 2000 et 2008, le taux augmentait pour atteindre 9.6% en
2010 et 10.9% en 2011. En 2012 le taux de chômage des jeunes
pourrait atteindre 11%. C'est en Libye, en Tunisie et en Égypte que
la situation est la plus préoccupante, le taux de chômage des jeunes
dans cette région atteignait 27,1% en 2001, 19% pour les femmes et
près de 41% pour les jeunes ! ", lit-on dans la rapport. Précisant
que les révolutions arabes ont aggravé la rareté de l'emploi en
Tunisie en Libye et en Egypte.
Par ailleurs, la
croissance de la population en Afrique du nord (43,5 millions en
1992 contre 72.4 millions en 2011) serait, selon l'OIT, la troisième
plus élevée au monde et le nombre d'emplois nécessaire a doublé
depuis vingt ans. La part des jeunes en recherche d'emplois s'est
donc considérablement accrue. Mais la croissance économique ne
suivrait pas, empêchant d'amorcer "un cercle vertueux de création
d'emplois et de développement économique". Selon l'organisation,
environ quatre personnes sur dix employées en Afrique du nord
demeurent en situation d'emploi "vulnérable" en 2011.
Les femmes restent
davantage touchées par le phénomène. La moitié des emplois de
services correspondrait à du travail de mauvaise qualité, peu
rémunéré (particulièrement l'enseignement, l'éducation et la santé)
ou informel (particulièrement le tourisme et les travaux
domestiques). Autres défis à noter entravant le développement du
travail, selon l'OIT : "la faiblesse des systèmes de sécurité
sociale, la faible performance des services publics d'emplois " et
l'environnement défavorable à la création de petites et moyennes
entreprises limitant la création d'entreprises. A noter également
que l'OIT préconise la création de 600 millions d'emplois productifs
dans le monde "au cours des dix prochaines années en vue de générer
une croissance durable et de préserver la cohésion sociale".
Le rapport
constate une atténuation des disparités de productivité du travail
entre le monde émergent et les économies développées depuis 1992.
Mais celles-ci restent "considérables" : en 2011, la production par
travailleur dans les économies développées et l'UE équivalait
annuellement à 72 900 $ contre une moyenne de 13 600 $ dans les
régions en développement.
Par Rachid
Chihab
Haut
Malgré les affirmation du PDG d'Air Algérie
La grève du
personnel naviguant pas encore annulée
Le Personnel
navigant commercial (PNC) d'Air Algérie n'a toujours pas pris de
décision concernant la grève qu'il compte déclencher à partir du 31
janvier. La décision concernant l'annulation du préavis de grève,
déposé lundi dernier par les hôtesses et stewards d'Air Algérie,
sera prise demain lors d'une réunion du Syndicat national du
personnel navigant commercial algérien, a déclaré Yassine Hamamouche,
premier responsable de ce syndicat. Cette déclaration du responsable
syndical du PNC d'Air Algérie contredit les affirmations du PDG de
la compagnie. Hier, Mohamed Salah Boultif a affirmé que la grève a
été annulée après un accord conclu jeudi sur des revendications
portant notamment sur les salaires. " La Direction générale d'Air
Algérie et les responsables syndicaux du personnel navigant
commercial (PNC) sont parvenus jeudi soir, à signer un protocole
d'accord visant à prendre en charge les revendications
socioprofessionnelles de cette corporation ", a indiqué M. Boultif.
M. Boultif a précisé qu'en vertu de cet accord, " des corrections
seront apportées à certaines indemnités " spécifiques au personnel
de bord.
Reda A.
Haut
Taux de participation, internationales politiques et religieuses
Le RND accuse
L'abstention est
la principale crainte exprimée par le Rassemblement national
démocratique (RND) aux prochaines élections législatives. Après le
secrétaire général du parti, Ahmed Ouyahia, c'était au porte-parole
du parti d'évoquer l'enjeu majeur que représente le taux de
participation sur le résultat du vote.
Miloud Chorfi a
mis en avant la nécessaire mobilisation des partis politiques pour
éviter l'abstention lors des élections à travers la sensibilisation
des citoyens à l'importance du scrutin. Ce responsable de la
deuxième force politique du pays n'ignore pas l'importance d'une
grande participation pour faire face notamment à la montée des
partis islamistes qui aspirent à sortir vainqueurs de cette épreuve
électorale. Affirmant, à ce sujet, que " contrairement à certains
partis, le RND ne craint pas la montée du courant islamique mais
redoute plutôt une abstention, faute de mobilisation des partis
politiques et des candidats indépendants en lice", a-t-il expliqué.
Autrement, l'abstention et le manque de mobilisation des citoyens
par les partis démocratiques arrangeront irrémédiablement les
affaires des formations d'obédience islamiste. Selon lui, le
prochain parlement développera une "nouvelle carte politique adaptée
aux mutations que connaît le pays, prévoyant l'émergence de deux
courants, en l'occurrence "le Courant nationaliste démocratique" et
"le Courant islamique". L'autre crainte exprimée par le parti du
Premier ministre a trait à l'après-législatives. Sur ce point,
l'orateur a avancé des scénarios plutôt inquiétants. " Certains
rêvent que la situation change en leur faveur, alors que d'autres
tentent de déstabiliser le pays et d'entraver le processus
démocratique sur la base de dictats imposés par des parties
étrangères et autres" a-t-il soutenu. Ajoutant que "certains
recourent aux internationales religieuses et politiques et importent
des fatwas, oubliant que l'Algérie recèle un nombre important
d'Ulémas et de compétences à même de contrer les fatwas importées et
que l'Algérie ne peut pas être la copie d'un autre Etat, ayant une
expérience pionnière dans la démocratie et du pluralisme lui
permettant ainsi de résoudre ses problèmes ". Et d'affirmer que
"l'Algérie n'a pas besoin de recourir à la fitna et la subversion au
nom de l'Islam qui ne doit pas être l'apanage d'un quelconque parti
politique".
"La prochaine
étape sera difficile car intervenant dans une conjoncture politique
exceptionnelle caractérisée par des changements, des réformes et
l'agrément de nouveaux partis politiques" a-t-il souligné. Quant à
une éventuelle réédition du scénario des législatives de 1991,
Miloud Chorfi a écarté cette possibilité car, a-t-il expliqué, à
l'époque, il y avait " un manque de maturité politique " mais "
aujourd'hui, nous avons tiré les enseignements qu'il faut ".
Concernant une
éventuelle alliance du RND avec d'autres partis, le porte- parole du
rassemblement national démocratique a souligné que "les alliances
sont indispensables" ajoutant que son parti a connu l'expérience de
l'Alliance présidentielle et auparavant celle de la coalition
gouvernementale. Quant au retrait du Mouvement de la société pour la
paix (MSP) de l'alliance présidentielle, il précisera que
"l'alliance ne peut plus être perçue comme auparavant et il convient
de réfléchir à conclure de nouvelles alliances".
Ainsi le RND ne
semble pas douter de ses chances aux prochaines législatives,
néanmoins il ne cache pas ses appréhensions quant à des facteurs qui
risquent d'intervenir et fausser les calculs des uns et des autres.
Par Aomar
Fekrache
Haut
Suite à l'autorisation du ministère de l'Intérieur
''Le ''Front El
Moustakbel'' prépare ses assises
Le ''Front El
Moustakbel'', nouvelle formation politique née des décombres du
Vieux parti, ambitionne de marquer sa présence aux prochaines
élections législatives, après avoir eu le feu vert du ministère de
l'Intérieur et des Collectivités locales pour tenir ses assises
constitutives. Les préparatifs vont bon train dans ce sens, selon
son coordinateur général, Belaid Abdelaziz, qui a indiqué jeudi
dernier, que "la participation de son parti aux prochaines
législatives n'a pas été encore tranchée", rappelant que cette
formation politique a été dernièrement autorisée à tenir son congrès
constitutif. Après la tenue du congrès constitutif dont les travaux
se dérouleront du 9 au 11 février prochain, un dialogue sera ouvert
avec la participation des représentants de 48 wilayas pour trancher
la question de la participation du parti aux législatives, a précisé
Abdelaziz Belaid. Si le parti décide de prendre part aux
législatives, a-t-il poursuivi, il est prêt à mettre en place ses
listes électorales à travers l'ensemble des wilayas du pays y
compris la liste relative à la communauté nationale à l'étranger. L'Objectif
du parti est d'"édifier une formation politique sur des bases
solides", a-t-il dit. Pour ce qui est des mesures prises pour
"assurer des élections transparentes",le coordinateur général du FM
les a qualifiées d"'importantes" estimant que cela n'empêche pas de
fournir davantage d'efforts d'autant que les précédentes expériences
ont, a-t-il dit, "démontré un parti pris de l'administration en
faveur de certains partis". Les partis, a souligné Abdelaziz Belaid,
doivent remplir leur rôle dans la garantie d'élections transparentes
à travers le déploiement d'observateurs au niveau des bureaux de
vote et lors du dépouillement. S'agissant d'une éventuelle
abstention des citoyens de voter, Abdelaziz Belaid a estimé que la
participation ou non dépendait de l'importance qu'accordent les
électeurs à ces élections, appelant les partis à choisir les
candidats appropriés. Par ailleurs, le coordinateur général du FM a
souligné que le ministère de l'Intérieur et des collectivités
locales est en "droit de s'assurer" des listes des membres
fondateurs des partis et de leurs programmes rappelant que son parti
n'a rencontré aucun problème de cet ordre car la majorité des
adhérents n'ont pas de "passé politique" et que la plupart sont de
jeunes intellectuels.
Par M. Ait
Chabane
Haut
Participation aux prochaines élections législatives
Le ''PLJ'' n'a
pas encore tranché
Le ''Parti de la
liberté et de la justice'' (PLJ) n'a pas encore tranché quant à sa
participation aux prochaines élections législatives, prévues durant
la première quinzaine du mois de mai prochain. C'est ce qu'a
déclaré, hier, son président, Mohamed Saïd, en marge des travaux de
son congrès constitutif, à la Mutuelle des travailleurs de
construction à Zéralda dans la capitale. "C'est la Direction
politique qui sera élue samedi (aujourd'hui) qui décidera de la
participation du parti à cette importante échéance électorale",
a-t-il renchéri, se gardant ainsi de se positionner avant le verdict
final du département de Daho Ould Kablia quant à l'octroi de son
agrément, indispensable pour se projeter aux futures échéances. Se
disant toutefois pas inquiet quant à l'octroi de l'agrément au PLJ,
Mohamed Saïd a estimé que "la création de notre parti ne vient pas
juste pour étoffer le nombre de partis politiques existants mais
sera un plus qualitatif dans la vie politique nationale". Quant aux
travaux du congrès constitutif, ils ont débuté hier avec la
participation de 640 délégués venus de 42 wilayas. Lors d'une
allocution prononcée à l'ouverture du congrès, Mohamed Saïd a
souligné que l'action de sa formation politique repose sur plusieurs
axes dont notamment l'édification de l'Etat de droit, la justice
sociale, la modernité politique et l'efficacité économique. Il a, en
outre, souhaité que les réformes politiques initiées en Algérie
constituent une "nouvelle ère" dans l'histoire du pays. L'ancien
candidat à la présidentielle 2009 a appelé les militants de son
parti à oeuvrer pour attirer "les compétences nationales" et les
"bonnes volontés" afin de les associer à la réalisation du "projet
du changement pacifique dans le cadre de la stabilité nationale".
Après la séance d'ouverture, les travaux se sont poursuivis par la
formation des commissions du congrès dont la commission du statut
particulier et du règlement intérieur, la commission du programme
politique du parti et la commission politique qui présentera samedi
aux congressistes les résultats de ses travaux pour adoption. Les
Directions du parti qui devront gérer les affaires du PLJ jusqu'à la
tenue du congrès extraordinaire, qui n'aura lieu que dans le cas où
les services compétents du ministère de l'Intérieur et des
collectivités locales lui accor- dent l'agrément, seront élues
aujourd'hui. A signaler enfin que la séance d'ouverture des travaux
du congrès s'est déroulée en présence de personnalités politiques
nationales dont l'ancien président du Haut conseil de l'Etat (HCE),
Ali Kafi et l'ancien ministre Ahmed Taleb Ibrahimi.
M. A. C.
Haut
«Karkabou», «Fermach» et «Khachkhach»
Trois chefs Aqmi tombent
Ils ont longtemps
sévis dans les Monts d'Ouanchariss, à L'ouest du pays, mais
également dans la Grande Kabylie, " Karkabou ", " Fermach " et "
Khachkhach ", voici les noms des chefs terroristes de l'ex-GSPC,
jouant le rôle d'auxiliaire, ayant assassiné des centaines
d'Algériens durant leurs tristes parcours. Ils ont fini par être
éliminés par les forces de l'ordre dans le cadre d'une nouvelle
lutte, caractérisée par le travail du renseignement, contre le
phénomène du terrorisme. Un terrorisme islamiste aveugle des plus
barbares qui avait causé la mort de dizaines de milliers
d'Algériens, et qui continue, à nos jours, de sévir, toutefois,
beaucoup moins lourdement qu'avant.
«Karkabou " ou de
ses vraies initiales H.M, ce chef terroriste assoiffé de sang ,
originaire de Tlemcen, a été anéanti il n y'a pas longtemps lors
d'un assaut des forces spéciales dans la région de l'Ouest du pays,
ce dernier a, malheureusement, un triste record dans les assassinats
d'Algériens. Le terroriste notoire avait commandité plusieurs
tueries, durant les années noires. Il est même l'auteur de plusieurs
embuscades contre les troupes de l'ANP à l'instar des souricières
tendues contre les éléments de la Gendarmerie nationale durant les
années 1996. On note à titre d'exemple l'embuscade contre les forces
de sécurité, en 1995, à Relizane, où " Karkabou " avait participé à
l'assassinat d'une dizaine d'éléments. Le parcours sanguinaire de ce
criminel est tellement long et barbare qu'il est difficile de
relater tous ses massacres commis contre la population, et,
tenez-vous bien, au nom de l'Islam, comme si cette noble religion,
tout de pardon et d’amour, ne sait recommander que la haine et la
mort ! Son élimination a été grandement
saluée par ceux
qui étaient pris, un jour, dans les affres des sbires de " Karkabou
". Aujourd'hui, la phalange à laquelle ce terroriste a adhéré ne
compte plus que 12 éléments, selon une source sécuritaire recueillie
à Tlemcen. Le même sort a été réservé, cette fois-ci, à l'émir de la
phalange, en l'occurrence " Fermach ". Ce dernier a été éliminé il
y'a deux ans, lors d'une opération anti-terroriste des forces de
sécurité dans la région de Boumerdès. La mort de ce dangereux
terroriste a permis, ainsi, de mettre fin à un long parcours
sanguinaire, dont " Fermach " l'avait débuté dès les premières
années du terrorisme en Algérie. Il avait rejoint les maquis dès la
première heure du terrorisme dans le pays.
"Khachkhach", l'émir de la phalange Takhoukht éliminé après un
travail de renseignements
Il était un membre
important de l'ex-Groupe Islamique Armé (GIA). Sa triste carrière
dans le mouvement islamiste armé avait été caractérisée par son
idéologie barbare, qui lui a permis d'occuper un poste important au
sein de cette ex-organisation criminelle. Le sanguinaire " Fermach "
est derrière la mort de centaines d'Algériens, tués dans des
conditions très difficiles, notamment dans les massacres, embuscades
et dans les enlèvements suivis de plusieurs liquidations.
L'émir de la
phalange de Takhoukht, Mohand Ouramdane, alias Khachkhach, a été
abattu le 2 janvier dernier près du village Azib Ahmed, à environ 5
kilomètres à la sortie Sud de la ville de Tizi Ouzou. L'émir "
Khachkhach " empruntait en compagnie son bras droit une piste située
aux abords du village Azib Ahmed lorsque des membres des services de
sécurité, qui lui tendaient une embuscade, ont ouvert le feu, tuant
sur le coup les deux terroristes. Deux Kalachnikov ont été
récupérées sur ces deux terroristes auxquels les militaires en
embuscade n'avaient laissé aucune chance. L'émir Khachkhach a déjà
échappé à une première embuscade durant la soirée du 17 octobre
dernier, une opération au cours de laquelle son bras droit, qui
était en sa compagnie, a été tué. Khachkhach, qui est originaire de
Béni Aissi, a depuis sa nomination en 2010 à la tête de ‘’Katibat
Takhoukht ‘’ réussi à commettre de nombreuses actions, et non des
moindres, contre les services de sécurité dans la wilaya de Tizi
Ouzou. Outre les attaques répétées contre la garde communale de Béni
Aissi et les nombreux kidnappings portés à son actif, Khachkhach a
réussi à planifier au moins deux attentats-suicide. Le premier avait
ciblé la brigade de gendarmerie de Béni Aissi le 25 juillet 2010 et
le second, le 14 août dernier, a été perpétré contre la première
Sûreté urbaine de Tizi Ouzou. Dès le lendemain, le même chef
terroriste attaquait le véhicule du chef de sûreté de daïra de Béni
Douala, atteignant grièvement ce dernier par balle. Khachkhach a
également été reconnu parmi les ravisseurs du cardiologue Nacer
Djellal qui a été relâché le 6 décembre dernier après vingt jours de
captivité. Son élimination a été ressentie chez la nébuleuse Al
Qaïda au Maghreb qui, quelques jours après, avait confirmé sa mort à
travers un communiqué signé par Abou Mossaâb Abdelouadoud, l'émir
national d'Aqmi. L'organisation terroriste avait promis, en outre,
de venger la mort de son cadre, d'autant qu'il s'agit d'un chef
important.
Par Lotfi Itou
Haut
Condamné à trois ans de prison
Un ex-détenu de Guantanamo en grève de la faim
Le détenu Nadji
Abdel Azziz âgé de 36 ans originaire de la wilaya de Batna, revenant
du camp de Guantanamo, qui se trouve aujourd'hui à la prison
d'El-harrach, a entamé depuis le 16 janvier dernier une grève de la
faim. Ce dernier proteste contre sa condamnation à 3 ans de prison
ferme par le tribunal criminel près la Cour d'Alger pour
appartenance à un groupe terroriste international. Ce dernier avait
déjà purgé 8 ans de prison ferme à Guantanamo où il a subitoutes
formes de torture, il proteste parce que 6 autres revenants,
originaires d’Algérieet qui ont purgé les mêmes peines à
Guantanamo, ont été acquittés. Selon son avocate M .Boumerdassi
Hassiba, Nadji Abdelaziz souffre aussi de la malaria, une maladie
grave et parfois mortelle. Il est à rappeler que Nadji Abdel Aziz
a été transféré le 18 juillet 2010 par les autorités américaines de
la prison de Guantanamo (Cuba) vers l'Algérie. En 2000, le mis en
cause s'est rendu en Arabie Saoudite pour rejoindre les groupes
armés de Tchétchénie à travers un saoudien qu'il l'avait contacté.
Après dix mois il rejoint l'organisation terroriste Lashkar Tayba
activant au Pakistan soutenu par Al Qaïda et les Talibans. Lors
de l'explosion d'une mine, il a été amputé de son pied droit,
alors il a été découvert par la force américaine et conduit au
camp de Guantanamo. Lors de son procès le 16 janvier dernier, il a
nié qu'il voulait rejoindre ce groupe terroriste activant au
Pakistan en disant qu'il avait l'intention d'apporter l'aide
humanitaire en Tchétchénie à cause de l'influence des médias
qui publiaient des films documentaires concernant la guerre dans ce
pays. Racontant en détails son séjour au Pakistan, il a dit qu'il
travaillait en tant que cuisinier au sein de l'organisation Lashkar
Tayba . Il a ajouté qu'il a découvert cette organisation à travers
un Saoudien. "C'est une association caritative et humanitaire qui
n'a aucun lien avec l'action djihadiste", a-t-il affirmé. Son
avocate M Boumerdassi Hassiba a souligné que son mandant
comparaissait, chaque année depuis son arrestation en 2002, devant
la Justice américaine. Il a été condamné à chaque fois à un an de
prison ferme jusqu'à son extradition en 2010.
"On ne peut
condamner le mis en cause pour la seule intention de faire le
djihad, a soutenu l'avocate expliquant que son client n'a commis
aucun acte condamnable par la loi. Mais au cours de son audience,
aucun jugement concernant sa condamnation par la justice américaine
n'a pas été présenté. Alors il a été condamné à trois ans de prison
ferme
Hocine Fatima Zohra
Haut
La plupart sont originaires de la commune de Kouba
Peines de prison à l'encontre de huit terroristes
Poursuivis pour
adhésion à un groupe terroriste national, 8 accusés âgés de 22 à 70
ans ont écopé de peines allant de 18 mois à 5 ans de prison ferme,
prononcées jeudi dernier par le tribunal criminel près la Cour
d'Alger. Selon l'arrêt de renvoi, les faits de cette affaire
remontent au 15 novembre 2010 quand les services de police
judiciaire de la wilaya d'Alger-centre ont appréhendé les mis en
cause suite à des informations sur un réseau de recrutement de
jeunes en faveur de ‘’Katibat Al Fath’’ qui active au niveau de la
wilaya de Bouira et au centre du pays. Il s'agit des dénommés
Kaouane.I, Ladoui.W, Safsafi.M, Bekiuche.A, Silya.M, Tigourait.S,
Hama.M et Akel.Y qui ont été identifiés. Au cours de l'enquête
préliminaire, il s'est avéré que ces derniers avaient déjà bénéficié
de la réconciliation nationale, même ils avaient purgé différentes
peines dans les prisons d'El Harrach et de Serkaji pour
implication dans des affaires liées au terrorisme. Après leur
sortie de prison, le principal présumé Kaouane a contacté quelques
membres de ‘’Katibat Al Fath’’ dans le but de les rejoindre. Il a
été chargé par ce groupe terroriste de convaincre les jeunes à
aller au djihad. Il a sélectionné des individus, clandestins,
commerçants et autres résidants à Kouba où ils se rencontraient
pour entamer les préparatifs nécessaires pour activer dans le
groupe terroriste. Au cours de l'interrogatoire, les sept mis en
cause ont nié tous les faits qui leur ont été reprochés en
soutenantqu'ils ont oublié l'idée d'El djihad au cours de leur
séjour en prison. " On a commencé à travailler et à reprendre
toutes nos activités en oubliant de rejoindre un groupe terroriste
" ont- tous affirmé durant l'audience. Sauf le dénommé Hamma. M qui
a reconnu avoir rejoint en 2010 ‘’Katibat Al Fath’’ où il est resté
un an et demi dans les montagnes de la commune d’El Ajiba. Un
recours a été ouvert par la Cour suprême dans mon affaire alors j'ai
pensé que rejoindre le terrorisme serait une issue pour ne pas
revenir en prison. Dans son réquisitoire, le procureur de la
République a requis une peine de 10 ans de prison ferme à
l'encontre des huit accusés. Après délibérations, les accusés qui
ont des antécédents judiciaires, Kaouane.I et Ladoui.W ont écopé
d’une peine de 5 ans de prison ferme, à 3 ans de prison ferme, les
prévenus Safsafi.M, Bekouche.A, Silya.M, Tigourait S et Hama M ont
été condamnés à 3 ans de prison ferme. Par ailleurs Akel.Y a été
condamné à 18 mois de prison pour non-dénonciation duditgroupe
terroriste.
Par Hocine
Fatima Zohra
Haut
Il a fourni de faux papiers à un trafiquant
Trois ans de
prison pour complicité avec un baron de la drogue
Une peine de trois
ans de réclusion a été prononcée, jeudi par le tribunal criminel
près la Cour de justice d'Oran, à l'encontre d'un individu qui avait
fourni de faux papiers d'identité à un baron de la drogue. Le baron
de la drogue avait été condamné dans l'affaire dite des 11,5
quintaux de kif, en référence à la quantité saisie en 2009 à Oran.
Dix personnes impliquées dans cette affaire de trafic de drogue ont
écopé de la réclusion à perpétuité à l'issue de leur jugement en
avril 2011. Le réseau en question se livrait au trafic de drogue à
partir des frontières ouest en direction du port sec de Rouiba
(Alger) en vue de son expédition vers le continent européen. La mise
en échec de ce trafic par les services de sécurité avait contraint
le réseau à réacheminer vers Oran la marchandise déjà en route, dont
les 11,5 quintaux de kif saisis en 2009. Dans son réquisitoire, le
représentant du ministère public avait réclamé 20 ans de réclusion à
l'encontre du faussaire.
Salem M.
Haut
Insuffisance, anarchie, clandestinité…
Le dur métier
de «taxieur»
Ils sont presque
pris comme symbole de l'arnaque et d' " agressivité ", ses
chauffeurs de taxi qui, eux aussi, ont leurs problèmes et leurs
difficultés quotidiennes.
Qui donc, en
effet, ne s'est pas plaint des tarifs appliqués ou d'un comportement
d'un chauffeur, qui, par épuisement ou tout simplement par mépris
involontaire nous rend maladroitement la monnaie ou nous demande,
irrespectueusement, de baisser ou de remonter la vitre ? A cela
s'ajoute, au grand dam des usagers, l'insuffisance de ces
prestataires de services, probablement, source de leur arrogance et
des prix parfois exagérés. A Alger, la ville la plus peuplée, mais
aussi la plus encombrée, ce n'est un secret pour personne, ce n'est
pas toujours évident de vivre, pour son argent, son confort, en
matière de transport. Quand c'est un taxi collectif qu'on emprunte,
il faut souvent garder fermée sa bouche au risque d'entendre la
fameuse phrase prononcée sarcastiquement: " Nous travaillons avec un
prix symbolique ! ", soit 20 Da, une manière de dire : " ne faites
pas la fine bouche ! ". Et quand c'est un taxi individuel, qui n'a
de tel que l'appellation, ce n'est pas trop différent. Pour votre
argent, vous vous verrez entassés avec d'autres usagers qui, eux
aussi, pour leu argent, se verront entassés avec vous. Et à ne pas
oublier que tout un chacun payera la somme qu'indiquera le compteur
qui, lui, n'affiche pas forcément le montant exact du déplacement.
Un nouveau
cadre juridique prochainement
Côté chauffeurs,
les plaintes ne manquent pas : insuffisance d'endroits ou
stationnés, gares incommodes, concurrence déloyale… en effet, le
secteur des transports, comme tous les secteurs n'a pas échappé à
l'activité clandestine, ce qu'Amar Tou, lui-même, reconnaîtra.
Dans cet état des
faits qui est, le moins que l'on puisse dire, anarchique, la tutelle
semble vouloir prendre les choses en main. En effet, le ministre a
indiqué, avant-hier, à la presse en marge d'une séance de
l'Assemblée populaire nationale (APN) consacrée aux questions
orales, qu'un nouveau cadre juridique régissant l'activité des
voitures taxi est en cours d'élaboration par le ministère " afin
d'améliorer les prestations offertes par ce mode de transports ".
«15.800 permis
de place ont été livrés en 2011»
Il s'agit, selon
lui, d'un nouveau décret en préparation après consultation de
l'ensemble des parties concernées, affirmant que l'objectif premier
étant " le respect des règles régissant l'activité des voitures
taxi".
Parmi les règles
que renfermera le texte, figurent notamment l'obligation de la
tarification sur la base du taximètre et la nécessité d'assurer le
transport pendant les jours de fête et de nuit, a précisé M. Tou. En
outre, il a déclaré que 15.800 permis de place ont été livrés en
2011 avec la collaboration du ministère des Moudjahidine et la
Direction générale de la sûreté nationale, a-t-il fait remarquer
avant de souligner " le manque de voitures taxi à des heures et des
jours précis " en particulier lors des jours de fête. L'activité des
taxis clandestins représente, " entre 10 et 15% du total du parc des
voitures taxi ", a-t-il encore dit soulignant l'intervention de
plusieurs secteurs pour mettre fin à cette activité.
Par Hamid
Fekhat
Haut
|