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Ghir hak

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L'Histoire
codifiée
Il y a cinq ans,
dix-neuf historiens ont demandé l'abrogation de textes de loi jugés
«indignes d'un régime démocratique», visant la loi du 23 février
2005 (article 4 : «rôle positif» de la colonisation), la loi du 13
juillet 1990 (loi Gayssot, réprimant la négation de crimes contre
l'humanité), celle du 29 janvier 2001 (reconnaissance du génocide
arménien) et celle du 21 mai 2001 (reconnaissance de l'esclavage et
de la traite des Noirs comme crimes contre l'humanité). Seul le
«rôle positif» de la colonisation a été retiré. Le pouvoir français
récidive et met en place une loi similaire à la loi Gayssot, pour la
tragédie arménienne. Mais rien n'occultera jamais que le
développement du capitalisme s'est produit sur les cadavres, la
peine et la paupérisation de centaines de millions de natifs
américains, d'Asiatiques et d'Africains. Rien ne fera jamais que
soit oubliée l'horreur vécue par des dizaines de millions d'hommes
qui ont été arrachés à leur terre et à leur vie pour servir de bêtes
humaines au service d'esclavagistes, dont les descendants,
aujourd'hui, baignent dans l'opulence. Il n'y a pas besoin de loi
pour cela. L'amère vérité est gravée pour toujours sur le fronton de
l'ignominie humaine. De même, il n'y a pas besoin de loi pour
protéger du négationnisme le martyre du peuple algérien, cent trente
deux ans durant, avec son lot de massacres, d'humiliations,
d'exploitation, de spoliation et de déni d'humanité. Ce qui laisse
les historiens s'interroger sur cet empressement de certains pays,
au passé peu reluisant en la matière, à établir des législations qui
verrouillent, sélectivement, le champ historique. Au-delà de
l'impertinence de la chose, une réponse peut fuser devant ce
comportement. Elle serait qu'il soit reconnu que le crime ne serait
pas semblable pour l'ensemble du genre humain, surtout pour les
Jaunes, les Noirs et les bazanés et qu'il y a une volonté de
banaliser, pour des entreprises en cours et futures, le traitement
qui est infligé ou en voie de l'être à des populations peu enclines
à se laisser dominer. En même temps qu'il sera permis de mettre sur
la table les «bienfaits» du colonialisme, de façon à, d'une part,
jeter le doute sur ses sanglantes turpitudes et, d'autre part, à lui
attribuer des lettres de noblesse, afin de justifier les opérations
de «civilisation/ démocratisation». Jacques Chirac nous a dit : «La
France a été le premier pays au monde – et à ce jour le seul – à
reconnaître l'esclavage comme un crime contre l'humanité», à la
bonne heure, qui peut le moins, peut le plus. Pour faire bonne
mesure, il aurait dû «bénéficier» d'une attention égale à celle dont
on a crédité les Arméniens et les victimes juives des hordes
hitlériennes. Sur ce registre, les nazis seraient des barbares, en
raison du simple fait que leurs victimes soient blanches, rejoints
par les Turcs pour le même motif. Ce qui fait qu'il n'y a aucune
incongruité, du point de vue des auteurs, à baliser le terrain, de
façon qu'on encourt d'être traîné devant les tribunaux pour avoir
tenté de faire un travail d'investigation sur des faits qui,
d'ordinaire, ne doivent jamais cesser de faire l'objet de recherche,
et qu'on est libre de nier, de falsifier ou de produire des
contrevérités quand il s'agit de l'esclavage, du génocide des natifs
américains ou de la colonisation.
Par Ahmed
Halfaoui
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samedi 28 janvier 2012
«Karkabou», «Fermach»
et «Khachkhach»

Trois chefs
Aqmi
sont tombés
Lire
LES TITRES
Insuffisance,
anarchie, clandestinité…
Le dur métier de «taxieur»
Il est le taux
le plus faible d'Afrique du Nord
Le chômage en Algérie est de 8.5% selon
l'OIT
Transfert des
malades à l'étranger
A quand l'égalité des chances ?
Taux de
participation, internationales politiques et religieuses
Le RND accuse
LA 24
Affaire
des moines de Tibehirine
Un juge veut
exhumer et autopsier les têtes des victimes
Le juge Marc
Trévidic veut se rendre en Algérie pour exhumer et autopsier les
crânes des sept moines de Tibéhirine tués en 1996, leurs corps
n'ayant jamais été retrouvés, selon une information de Marianne à
paraître aujourd'hui et confirmée à l'AFP par une source proche du
dossier. Le juge Trévidic a adressé une commission rogatoire
internationale à l'Algérie, rédigée le 16 décembre et traduite en
arabe, précisant sa demande d'autopsie et la vingtaine de témoins
qu'il souhaite entendre sur place, précise l'hebdomadaire. Il
entend se rendre à Tibéhirine, exhumer les têtes, pratiquer une
expertise ADN pour identifier les victimes, puis réaliser l'autopsie
avec deux médecins légistes, un expert en empreintes génétiques et
un photographe de l'identité judiciaire, avant de remettre les
cercueils en terre, ajoute-t-il. Le juge Trévidic a réuni en octobre
les familles des victimes pour leur exposer sa démarche et obtenir
leur assentiment, a rapporté TSA. Les sept moines de l'Ordre de
Citeaux de la stricte observance avaient été enlevés dans la nuit
du 26 au 27 mars 1996 dans leur monastère isolé situé près de
Médéa. Le Groupe islamique armé (GIA) de Djamel Zitouni avait
revendiqué l'enlèvement et l'assassinat des moines. Leurs têtes
avaient été retrouvées le 30 mai au bord d'une route de montagne
mais leurs corps ne l'ont jamais été. Une autopsie de ces têtes
pourrait permettre au juge de recueillir des indices sur les
conditions de leur mort. Après avoir suivi la thèse islamiste,
l'enquête judiciaire s'est réorientée depuis 2009 et le témoignage
d'un ancien attaché de défense à Alger vers une bavure de l'armée
algérienne.
Reda A.
EEPAD-Algérie
Télécom
Le litige
financier «n'est pas réglé»
Le litige
financier opposant l'opérateur privé des services Internet (EEPAD)
et le groupe Algérie Télécom (AT) "n'est pas encore réglé", a
affirmé jeudi à Alger, le ministre de la Poste et des Technologies
de l'Information et de la Communication, M. Moussa Benhamadi. "Il n
'y a pas de nouveau dans le différend entre EEPAD et AT. Le litige
financier n'est pas encore réglé. A cet opérateur de payer ses
dettes", a précisé le ministre dans une déclaration à la presse en
marge de la séance plénière de l'Assemblée populaire nationale (APN)
consacrée aux questions orales. Le litige financier opposant l'EEPAD
à AT réside dans une dette cumulée de cet établissement envers AT
s'élevant à "plus de 4 milliards de DA", avait indiqué M. Benhamadi
dans des déclarations précédentes. Le litige opposant ces deux
entreprises fut déclaré en mai 2009 lorsque le ministère de la Poste
et des TIC a instruit AT de recouvrer l'ensemble de ses créances
notamment envers les FAI (Fournisseurs d'accès Internet), dont l'EEPAD,
rappelle-t-on.
Reda A.
Pour
un meilleur contrôle
Stage de
recyclage pour les douaniers
Un total de 1.177
douaniers ont bénéficié en 2011 de stages de recyclage dans
différents domaines pour les adapter aux nouvelles mutations
économiques et technologiques, apprend-on lors des "Portes ouvertes
sur les Douanes". Ce nombre représente 60% de l'effectif de ce corps
dans l'ouest du pays qui était de l'ordre de 1.273 en 2011, a
indiqué le directeur régional adjoint des Douanes dans un point de
presse en marge de la célébration de la journée mondiale des
Douanes. La direction régionale des Douanes compte relever le taux
des bénéficiaires de formation à 66 % en 2012, selon les indicateurs
du contrat de performance, a-t-il ajouté. Dans le cadre du contrat
de jumelage, signé avec l'Ecole nationale des Douanes françaises de
Tourcoing, 445 inspecteurs et cadres douaniers ont bénéficié de
formations dans différentes spécialités dont la collecte et
l'analyse des informations et l'audit des opérations économiques
agréées. Pour ce qui est de la formation de courte durée, l'Ecole
supérieure des Douanes d'Oran a assuré la formation de 122 agents
douaniers en 2011 dans différents domaines, entre autres, les
indicateurs des contrats de performance en plus des cursus dispensés
depuis l'année scolaire 2003-2004.
Farid D.
Surfacturation
de médicaments
Les personnes
impliquées seront sanctionnées
"Les personnes
impliquées dans des affaires de surfacturation de médicaments seront
sanctionnées", a indiqué le ministre de la Santé, de la population
et de la réforme hospitalière, M. Djamel Ould Abbès. "Nous avons
transmis les dossiers à qui de droit et la justice fera son
travail", a déclaré le ministre de la Santé en marge d'une séance
plénière à l'Assemblée populaire nationale consacrée aux questions
orales. M. Ould Abbès a rappelé que les dossiers des personnes
impliquées dans la surfacturation de médicaments ont été transmis
aux ministères des Finances et du Commerce, ainsi qu'aux services
des douanes. Il a ajouté qu'il était responsable du secteur de la
santé et qu'il n'allait pas revenir sur sa décision de sanctionner
les importateurs qui ont surfacturé des produits pharmaceutiques.
M. Ould Abbès a précisé que les montants de la surfacturation, qui a
touché 38 produits, ont été estimés pour l'année 2011 à 94 millions
de dollars.
Reda A.
Pour
lui subtiliser 90 millions
Un bijoutier
tué par son ami intime
Il aura fallu tout
juste six heures à la police pour arrêter l'auteur de l'assassinat
du propriétaire d'une bijouterie dans la wilaya d'Oran, poignardé
dans son local en début de soirée de mercredi dernier, alors qu'il
était en possession de 90 millions de centimes qu'il projetait
d'échanger en euros à son assassin qui n'était autre que son ami
intime, mais son ami a refusé sa demande, l'accusé âgé de 27 ans,
ambitionnait, par ce moyen, de convoler en justes noces l'été
prochain et d'acquérir un logement, il n'avait pas pu justifier
son absence de l'établissement du local entre 15h et 16h30 en dépit
d'un alibi qu'il avait essayé de se donner en prétextant sa présence
dans un bar à l'heure du crime. Les enquêteurs, qui affirment avoir
démarré sans le moindre indice, ont été guidés, selon eux, par
l'instinct policier pour confondre le criminel qui s'est servi d'un
couteau pour accomplir son forfait. L'historique des appels
téléphoniques masqués trouvés dans le répertoire du portable de la
victime aurait guidé le travail de la police qui a tôt fait de
récupérer l'argent volé. Présenté au parquet mercredi dernier, il a
reconnu les faits qui lui sont reprochés. Son crime a été qualifié
d'homicide volontaire avec préméditation.
Z. B.
Selon
les chiffres du ministère
2,3 millions de
personnes ont visité l'Algérie
Le ministre du
Tourisme et de l'Artisanat, M. Smaïl Mimoune, a affirmé, que 2,3
millions de personnes, entre touristes étrangers et Algériens
expatriés, ont visité l'Algérie en 2011. Le ministre qui effectuait
une visite d'inspection dans la wilaya de Mila, a mis l'accent, sur
''la nouvelle dynamique que connaît le secteur du tourisme en
Algérie''. Il a indiqué dans ce contexte que le bilan 2011 des
activités du secteur, qui sera prochainement rendu public, révèle
"des indices prometteurs" pour le développement de ce ''segment
vital'' de l'économie nationale. Le ministre a inauguré au centre de
Mila, à l'entame de sa visite, une maison de l'artisanat et des
métiers qui offre aux artisans un espace d'exposition et de
valorisation de leurs produits. D'une conception architecturale
arabo-islamique, cette infrastructure, réalisée pour 70 millions de
dinars, comprend des ateliers et des locaux pour les artisans dont
le nombre est estimé, dans cette wilaya, à 5.100.
Asmaa A.
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Laghouat, les contestataires avaient raison!
Vous
voulez savoir comment cela se passe en Algérie, lisez bien cette
histoire. Un mouvement de contestation a eu lieu récemment à Laghouat
après l'annonce d'une liste de bénéficiaires de 190 logements destinés à
la résorption de l'habitat précaire dans deux zones données. Ce genre de
mouvement est assez grave parce qu'on pense tout de suite à ses
possibles répercussions politiques, vu le contexte interne ou régional.
Beaucoup estiment que les contestataires exagèrent pour profiter de
l'occasion et qu'on ne peut satisfaire tout le monde, comme disent les
officiels tout le temps. Vu que ces derniers ne sont réputés ni pour
leur intégrité ni pour leur compétence, on les crédite néanmoins d'assez
de ruse et de bon sens pour ne pas jouer avec le feu en ces
circonstances. Leur responsabilité implique qu'au minimum ils veillent à
ne pas détourner, ou laisser détourner, ces quelques logements destinés
à atténuer la misère humaine - surtout pas maintenant, serait-on tenté
d'ajouter. Hé bien, non. Ces gens-là vivent on ne sait où, et ils
pensent on ne sait comment. Contraints à revoir leur dossier, par la
contestation, et les ordres venus d'en haut pour cause de contexte, ils
débusquent 28 faux bénéficiaires - 28 sur 190 ! Des faux candidats qui
avaient déjà bénéficié d'un logement auparavant, ou qui n'ouvraient pas
droit. Les contestataires avaient raison de contester, ils n'étaient pas
irrationnels et ne voulaient pas "tout, tout de suite" ; ils réclamaient
juste un peu de justice, un peu d'honnêteté, un peu de rigueur.
L'affaire s'arrête-t-elle là ? Il semble bien que oui. Les responsables
expliquent qu'ils vont tout faire pour restituer les logements mal
acquis. Ils menacent même de justice ceux qui refuseraient
"d'obtempérer", voyez-vous. L'enquête ne mentionne pas la nature des
dysfonctionnements, ne relève aucune responsabilité, ne prévoit pas de
mesures pour corriger les erreurs, n'aboutit à aucune sanction, ne
serait-ce qu'à titre dissuasif ; rien. L'Etat se contentera de faire des
démarches pour récupérer les biens volés. Car les voleurs se trouvent
parmi le peuple et non parmi les agents de l'Etat, n'est-ce pas ? Le
premier principe de toute démocratie est pourtant de protéger la société
précisément contre les abus des agents de l'Etat et non l'inverse. Que
ces mêmes agents, qui n'ont daigné vérifier leurs listes que forcés par
la contestation citoyenne, promettent aujourd'hui de "poursuivre leur
enquête" pour débusquer d'éventuels autres faux bénéficiaires, qui va
sérieusement les croire ? Cela semble se passer partout de la même
manière, hélas. Il y a quelque chose de pourri au royaume du Danemark
qui est le nôtre. Depuis le temps que ces listes, établies par des
bureaucrates bien assis derrière leurs bureaux, ne font qu'attiser
frustrations et haine, alors qu'on construit à tour de bras, et qu'au
final les biens sont détournés de leur vocation en toute impunité, on
devrait changer les lois pour les rendre plus sévères ou cesser de
construire - admettre courageusement son échec et remettre son tablier à
d'autres. Non, sans rigoler ?
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