Invité du divertissement Bacha, sur l'ENTV, le cinéaste Moussa Haddad a évoqué cette période dorée durant laquelle le public algérien fréquentait les salles de cinéma. S'appuyant sur sa propre expérience, il a rappelé qu'il fallait se lever de bonne heure, pour voir Les vacances de l'inspecteur Tahar, film réalisé en 1973.

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 Regards                    

Les Frères et le bilan

Les Frères algériens du MSP ne sont vraiment pas gâtés par le sort. Ils ont déjà commencé à se chamailler et à voir certains des plus brillants quitter le navire. Ce n'est vraiment pas de chance, quand les vents paraissaient si favorables. Al Qaradaoui vedette médiatique internationale, cotée dans le gotha des stars idéologiques de l'OTAN et de la «démocratie» en marche, Mohammed Morsi, président de l'Egypte Oum Eddounia, Ennahdha dirige la Tunisie, le Parti pour la justice et le développement (PJD) marocain a droit à un strapontin chez le Makhzen, et le MSP qui n'arrive même pas à stabiliser ses cadres. On le savait et on l'avait dit que les Frères algériens avaient une longueur d'avance sur le reste de la confrérie. Ils ont déjà goûté aux vertiges du pouvoir et, avec lui, à l'ascenseur social. Le seul tort qu'ils ont eu est de ne pas avoir prévu la suite et d'avoir cru que seul le vent «printanier» pouvait suffire à les hisser plus haut. Ils ont aussi oublié d'où ils sont sortis et oublié ceux qui les ont faits, qui les ont hissés sur le piédestal social, où ils s'étaient trouvés. Grisés par les succès de leurs alter egos, ils ont même intégré la possibilité de cracher dans la soupe, en dénonçant cette alliance qui les a drôlement boostés et sortis des sentiers inconfortables et périlleux de l'opposition. Le résultat est là. Mais qu'ils se rassurent, ce n'est que l'aboutissement d'un processus naturel qui aurait pu toucher n'importe quel autre mouvement, aussi populaire soit-il, qui ne repose pas, dans sa nature, sur les véritables préoccupations populaires. Si cela peut les conforter, Ennahdha, en Tunisie, est la cible du peuple, avant même de s'être habituée au pouvoir. L'un de ses sièges a été brûlé à Sidi Bouzid. Le fait a tellement choqué les Frères que l'un de leurs cadres, interloqué, a assimilé l'acte à un sacrilège contre une mosquée. Mais il va y venir. Lorsqu'il s'apercevra que les peuples ne se nourrissent pas de discours et attendent des actes en leur faveur. Au Maroc, de même, le PJD ne trouve plus les mots pour se défendre. Ce qui est dû au fait qu'il n'y a pas réfléchi. Il n'a pas pris en compte que la réalité des pauvres s'exprime autrement que par des édits religieux. Et puis critiquer et gérer sont deux fonctions très différentes l'une de l'autre. Autant l'une est aisée, autant l'autre est difficile et hasardeuse de surcroît quand la notion de «justice» ne véhicule pas la sémantique que lui confèrent ceux qui attendent des solutions à leur conditions de damnés de la Terre. En Egypte, non plus, cela ne va pas tarder à se corser pour les Frères. On peut, à ce titre, constater qu'entre les législatives et les présidentielles, il y a eu une hémorragie de voix de perdues. Aux dernières nouvelles, Morsi ne va rien changer et fait publiquement ami-ami avec Hillary Clinton. Ce qui signifie qu'il a remplacé Hosni Moubarak au pied-levé. Sinon une telle accointance n'aurait pas été possible. Nos Frères, en Algérie, devraient donc se sentir heureux d'avoir duré autant qu'ils ont duré, quand les autres s'usent aussi vite. Ils devraient, par la même occasion, se calmer, regarder la pointe de leurs pieds, se faire oublier, avant de revenir d'aussi grosses revendications que celles de tout remettre sur le tapis.

Par Ahmed Halfaoui 

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dimanche 29 juillet 2012  

Les dossiers des entrepreneurs

seront épluchés

Vaste enquête

dans les cimenteries

Les services de sécurité ont enclenché une vaste enquête nationale sur les cimenteries. Des soupçons sur les activités de plusieurs entrepreneurs et autres responsables ont été signalés.

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LES TITRES           

Citoyens pénalisés depuis le début du mois du jeûne

L'administration publique en hibernation

 

Initiées par Bouteflika depuis 2006

Les auditions de Ramadhan abandonnées ? 

 

Crainte d'un nouveau massacre de civils à Alep

L'armée syrienne donne

l'assaut contre les rebelles

 

Participation algérienne au Jeux olympiques

Un premier jour raté

 

Ils préparent une marche spectaculaire sur Alger

Le calvaire des gardes communaux

 

Perspectives de lutte contre la corruption

Les comptes fertiles de l'argent sale


LA 24

Jeux olympiques

Les Algériennes s'inclinent face à la machine japonaise 3-0

La sélection algérienne dames de volley-ball s'est inclinée le plus logiquement du monde face à son homologue japonaise sur le score de trois sets à zéro (25-15, 25-14 et 25-7), samedi à l'Earls Court, pour le compte de la première journée du groupe A du tournoi des jeux olympiques Londres-2012. Amoindrie par l'absence de plusieurs joueuses-clés à l'instar notamment de son stratège Fatma Zohra Oukazi, l'équipe algérienne dirigée par Sadani Imad Eddine, a été largement dominée par une formation nippone supérieure sur tous les plans de jeu.

Lors du premier set plus ou moins équilibré, les coéquipières de Sarah Belhocine ont essayé de faire face à la force de frappe des joueuses japonaises, réussissant au passage quelques points gagnants, mais au fil des minutes, la supériorité japonaise a pris le pas sur son adversaire en s'imposant en 19 minutes sur le score de 25 à 15. La physionomie du second set a été une photo identique du premier malgré une bonne réaction algérienne à l'image de Zohra Bensalem, auteur de neuf points gagnants durant cette rencontre, mais c'était insuffisant pour inquiéter une machine japonaise bien rodée qui a réussi à engranger le second set en 20 minutes sur le score de 20-15. Le troisième set du match a été une simple formalité pour l'équipe japonaise qui  n'a pas forcé son talent pour signer une large victoire en 57 minutes de jeu et prendre ainsi  provisoirement la tête du groupe A, en attendant les autres rencontres de la journée.

Quant à la très jeune équipe algérienne, elle doit rapidement oublier cette mauvaise entame de compétition et préparer la deuxième sortie contre l'équipe de la Grande-Bretagne, qui reste l'objectif principal du six algérien.

Ghani I.

 

Khelfaoui et Ziadi Fateh éliminés

L’escrimeuse algérienne Anissa Khelfaoui a été éliminée en 32es de finale de l'épreuve du fleuret individuel par l'Ukrainienne Leleykova Olga par 15 à 4, samedi matin au South Arena 1 de l'ExCel pour le compte de la première journée des jeux Olympiques 2012 (JO-2012) de Londres. L'arbitre Liendo Ochoa Juan Carlos a donné l'Ukrainienne Olga Leleykova gagnante après deux périodes (11-3, 4-1). L'escrimeuse ukrainienne affrontera, en 16es de finale plus tard dans la journée, la Sud-Coréenne Nam Hyun Hee, exempte du premier tour. De son côté, la Japonaise Nishioka Shiho s'est qualifiée en 16es de finale après sa victoire contre Lin Po Heung (Hong Kong) par 13-10, alors que la Vénézuélienne Fuenmayor Choles Johana Beatriz a battu l'Egyptienne El Gammal Eman 15-9. Aussi, l'Algérien Ziadi Fateh a été éliminé lors des qualifications de l'épreuve du 10 m pistolet à Air comprimé en se classant à la 43e et avant-dernière place avec 562 points, samedi au stand de tir de Royal Artillery Barracks à l'occasion de la première journée des jeux Olympiques 2012 (JO-2012) de Londres. Le tireur algérien, qui prend part aux JO grâce à la Wild Card, n'a devancé au classement que le Tadjik Babikov Sergey, 44e, qui a récolté aussi 562 points. De son côté, l'Algérienne Amina Rouba disputera le repêchage des qualifications de l'aviron (Femme 1 de couple) des jeux Olympiques de Londres, après avoir terminé samedi en 5e et dernière position de la 5e série avec 8:15.94. La cinquième série est revenue à la Belarusse  Karsten en 7:30.31, ce qui passe directement aux quarts de finale. Amina Rouba disputera le repêchage dimanche dans la série 1 aux côtés de la Sud-coréenne Kim, de l'Argentine Palermo et de la Kazakh Germane Ovich. Les épreuves des quarts de finale sont prévues pour mardi. Les rameuses non qualifiées dont Amina Rouba participent à un tour de repêchage qui leur donne une deuxième chance de se qualifier pour les quarts de finale, rappelle-t-on. 

G. I.

 

Vol de vélos par des boxeurs algériens

Démenti catégorique du directeur technique national

Le directeur technique national de boxe, M. Mourad Meziane a démenti catégoriquement samedi, le vol de vélos par des boxeurs algériens dans l'enceinte du village olympique. "Au niveau du village olympique, se trouvent des vélos mis à la disposition des sportifs. Ainsi, des boxeurs algériens ont pris des vélos pour s'entraîner, et les ont restitués à l'endroit, contrairement à ce qui a été affirmé par une certaine presse", a déclaré à l'APS, M. Meziane. 

"C'est incroyable ce que la presse peut écrire sur un fait qui ne mérite pas un tel tapage surtout à la veille des compétitions. Ce n'est pas la meilleure façon d'encourager nos boxeurs. Nous déplorons ces malversations qui portent atteinte à la stabilité de nos athlètes et à l'image de l'Algérie dans un rendez-vous aussi important que celui-ci", a-t-il  ajouté précisant que le staff a parlé aux athlètes sur l'aspect psychologique.

Contacté dans le village olympique par l'envoyé spécial de l'APS, l'entraîneur national, Azzedine Aggoun a affirmé pour sa part que "ce n'est pas dans un village olympique qu'on peut voler un vélo. C'est sans commentaire".

Bilal L.

 

Tizi Ouzou

Un convoie militaire mitraillé

Un convoi des forces de l'ANP a été pris pour cible vendredi dernier, soit une heure avant la rupture du jeûne, dans une embuscade terroriste tendue près du village Issoumathen, dans la commune d'Azzefoun, à une soixantaine de kilomètres au nord est de la ville de Tizi Ouzou, a rapporté TSA citant des sources sécuritaires locales.

Selon ces sources, quatre militaires ont été blessés dans le mitraillage d'un des véhicules du convoi. Les occupants des autres véhicules de l'ANP ont énergiquement riposté, contraignant ainsi à la fuite les terroristes dont le nombre reste indéterminé.

Grièvement atteintes, deux des quatre victimes évacuées initialement vers l'hôpital d'Azzefoun auraient été, selon les mêmes sources, transférées vers l'hôpital de Bordj Menaïel. Une vaste opération de recherche a été déclenchée par les forces de l'ANP dans les maquis où a eu lieu l'embuscade.

R. N.

 

Sûreté nationale

Promotion de fonctionnaires de la police  

112 fonctionnaires entre cadres et agents relevant du corps de la sûreté nationale de Ouargla ont été promus à différents grades au cours d'une cérémonie de remise de grades organisée jeudi soir au siège de la deuxième unité républicaine de la sûreté (URS) à Ouargla. Cette cérémonie s'inscrit dans le cadre des festivités de la fête nationale de la police algérienne. Les éléments promus représentent les différents fonctions et services de wilaya et régional de la sûreté nationale, ont indiqué les organisateurs. Ces  promotions qui consolideront les rangs de la police nationale, interviennent dans le cadre des efforts de la Direction générale de la sûreté nationale (DGSN) pour promouvoir la situation administrative et financière des fonctionnaires de la police, a précisé une responsable de la cellule de communication de sûreté de wilaya. L'inspecteur régional de la police, le chef de sûreté de wilaya, des représentants de la justice et les autorités locales ont assisté à cette cérémonie de remise de grades.

Tahar F.

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Rond Point

Par

Djamel Eddine Merdaci 

La peau de chagrin

Invité du divertissement Bacha, sur l'ENTV, le cinéaste Moussa Haddad a évoqué cette période dorée durant laquelle le public algérien fréquentait les salles de cinéma. S'appuyant sur sa propre expérience, il a rappelé qu'il fallait se lever de bonne heure, pour voir Les vacances de l'inspecteur Tahar, film réalisé en 1973. Il fallait être debout dès six heures du matin, précisera Moussa Haddad. C'était le temps béni de l'engouement du public pour le cinéma en général et le film algérien en particulier. Il y avait d'ailleurs des salles spécialisées dans les films indous ; égyptiens, les westerns spaghetti ou encore le cinéma d'art et d'essai. C'était l'époque où la sortie d'un film était entourée d'un battage médiatique intense, bien que les moyens étaient bien moindres que ceux qui existent aujourd'hui avec les nouvelles technologies de communication. Il suffisait d'une séance pour faire la part des choses. Si un film plaisait d'entrée, les salles du pays le réclamaient et les salles étaient prises d'assaut toutes séances confondues. Les vacances de l'inspecteur Tahar avaient été l'un des plus grands succès populaires du cinéma algérien. Il n'était pas très éloigné, en termes d'audience, de L'opium et le bâton de Ahmed Rachedi. En fait, et jusqu’à fin des années 90, il y avait une demande du cinéma algérien. Le déclin avait été amorcé par le dissolution des entreprise publiques de cinéma et l'irruption violente de l'intolérance intégriste qui s'est acharnée prioritairement sur les salles de spectacles. Les cinémas avaient commencé à fermer leurs portes l'un après l'autre sur toute l'étendue du territoire. Sur les plus de quatre cent salles qui existaient à l'indépendance du pays, il y en a encore tout au plus une dizaine encore en état de diffuser des films. Les autres ont été saccagés, détournés de leur vocation, ou en attente de rénovation et de réouverture. Un pays-continent comme l'Algérie peut absorber mille salles de cinéma et non pas une dizaine comme c'est le cas aujourd'hui. Dans de telles conditions, les perspectives sont loin d'être optimisées comme le permettrait la conjonction du public et des salles qui avait été si bénéfique pour le cinéma algérien il y a quelques années. Avec un film comme Les vacances de l'inspecteur Tahar, c'est l'illustration concrète d'une osmose parfaite qui n'existe plus dans l'environnement du cinéma algérien. Il faut, aux productions repartir à la reconquête de son public perdu. Envisager des millions de spectateurs, serait une chimère avec à peine une dizaine de salles fonctionnelles. C'est un cas d'école car il y a peu d'exemples comparables où l'histoire de la fréquentation cinématographique     s'est écrite à rebours, allant en se rétrécissant comme une peau de chagrin au fil des années. Il faudrait en fait parler de refondation, autrement dit repartir à zéro. La décision de nationaliser le réseau de salles après l'indépendance et leur rétrocession aux collectivités locales, est vu avec du recul comme une erreur fatale dont le cinéma algérien paye le prix fort aujourd'hui. Le métier de gérant, d'exploitant de salle de cinéma, ne s'improvise pas. Il suppose une connaissance intime du patrimoine cinématographique international en même temps qu'une véritable science des goûts du public. Ce genre de spécialistes, autant que les salles de cinéma, sont désormais aussi rares les uns que les autres.

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