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Soirées
«Spécial Ramadhan» au Complexe olympique Mohamed Boudiaf
Un village
culturel et artistique pour tous les goûts…
Un pôle
d'attraction et de culture, sera implanté au Complexe olympique
Mohamed Boudiaf du 5-Juillet à Alger, durant le mois de Ramadhan.
Initié par la Radio algérienne, en partenariat avec l'opérateur
téléphonique Nedjma, ce village culturel et artistique dénommé
«Médina de la Radio algérienne et Nedjma», ouvrira ses espaces dès
la première soirée de Ramadhan.
La Médina
proposera au public, diverses animations et activités tout au long
des soirées de ce mois sacré. Cette manifestation «s'inscrit dans
le cadre des initiatives de sensibilisation, d'information et de
divertissement, prises par la Radio algérienne, visant à
communiquer avec le citoyen et à s’en rapprocher», a indiqué son
directeur général Tewfik Khelladi, lors d'une conférence de presse
conjointe avec son homologue de Wataniya Telecom Algérie (WTA-Nedjma),
Joseph Ged, pour présenter l'évènement. «Avec notre partenaire
Nedjma, l'idée était simple : offrir un espace de détente convivial
aux Algériens», a-t-il dit, ajoutant que ce genre de manifestations
pourrait s'étendre aux autres régions du pays dans le futur.
Soulignant que le prix d'accès au village, va de 300 à 400 DA, alors
qu’il est gratuit pour les enfants de moins de 12 ans. Ceci dit, la
Médina comprend, en effet, un chapiteau de 5000 places pour les
spectacles et les concerts de musique, une kheïma de 350 places où
se produiront des musiciens débutants et de grands noms de la
musique algérienne, un cinéma en plein air, deux terrains de
beach-volley, une librairie, une galerie d'art, un cyberespace ainsi
qu'un espace PlayStation et billard. Les enfants pourront également
profiter d'espaces dédiés aux toboggans, aux trampolines, de
spectacles de clowns et autres échassiers qui arpenteront les allées
du village. Un programme alléchant attend le public, plein de
détente et adapté à ce mois sacré. A cet effet, la Radio algérienne
prévoit, pour les activités culturelles, deux espaces qui abriteront
des soirées artistiques et des concerts. Plus de 500 musiciens pour
48 concerts sont programmés, animés par 55 artistes algériens qui se
produiront dans tous les styles : gnawa, chaoui, kbaïli, chaâbi,
hawzi et asri(moderne). En ce qui concerne l'art et la littérature,
une galerie d'art offrira aux visiteurs une palette d'artistes
algériens : cinq pièces théâtrales et des «one man shows» trouveront
également leur place dans la Médina. Pour le sport, les adultes
auront de quoi se divertir au village, et même les enfants auront
leur espace de jeux et de détente où ils pourront s'exprimer en
toute sécurité, entourés de professionnels pour les encadrer autour
des activités de patinoire, toboggan et trampoline. Par ailleurs, la
Médina consacrera à la nuit du destin une soirée spéciale pour les
enfants circoncis. En outre, cinquante émissions retransmises en
direct et en différé sont programmées à l'occasion par les chaînes
de la Radio algérienne, aux côtés de la «Radio Medina» créée pour
cet événement, selon les organisateurs.
Par Timouche
Idir
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Point a la ligne
Riche de ma
propre liberté !
Oran restera
toujours Oran. Ceux que l'on appelle désormais «les troubadours» des
rues et des plages de l'incomparable corniche oranaise sont de
retour. C'est désormais devenu une tradition : chaque été, des
groupes de jeunes gens, armés de leurs instruments de musique, de
leurs voix et de leurs pas de danse, se promènent parmi estivants et
riverains semant la bonne humeur et la joie. On croit rêver ! Qui
aurait seulement imaginer cela il y a une quinzaine d'années, au
moment où nos fous de Dieu croyaient dur comme fer être capable de
changer l'âme profonde d'un peuple et l'obliger à être ce qu'il
n'est pas, ce qu'il n'a jamais été ?... C'est en tout cas la preuve
par neuf que les Algériens sont forts d'un fond culturel et
civilisationnel qui leur permet de traverser les pires épreuves et
de revenir à la surface des choses encore plus sereins et surs d'eux
que jamais. Le spectacle offert par ces grappes de jeunes est
parait-il inouï, inoubliable et d'une richesse à en couper le
souffle. Il faut aussi espérer que ceux qui ont la maladie de la
culture institutionnelle laisseront ces jeunes gens s'épanouir et
s'exprimer en paix, c'est-à-dire dans la liberté totale de
mouvements et d'expression. Qu'ils n'aillent surtout pas les
cadenasser dans leurs salles fermées à double tour qui passent le
pus clair de leur temps à tourner le dos aux attentes populaires.
Qu'ils n'aillent surtout pas les limiter à ces festivals et autres
cérémonies supposées culturelles qui, si elles font profiter
quelques uns en termes de subsides et autres avantages n'en
présentent pas moins l'irréversible danger de littéralement castrer
le rêve et l'imagination. Au reste, comment pourrait-ils enfermer
rues et plages dans les limites étroites de leur conception de la
culture ? Vous ne trouvez pas que ces malades de la culture
institutionnalisée ressemblent à s'y méprendre à ces fous de Dieu
dont nous parlions plus haut ?
Par Malik
Bellil
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