Babès a déclaré, après plusieurs mois de réunions "sur le terrain", que les problèmes prioritaires des jeunes, c'est l'emploi puis le logement. Franchement, on s'en doutait un peu. Restons donc sur l'essentiel. Babès va informer le président de ces problèmes qu'il ne connaît que trop. Que va-t-il lui proposer comme solution ?

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«Printemps» et autres arabesques

Algérie : On ne sait pas si on va finir un jour par savoir «pourquoi l'Algérie est restée à l'écart du Printemps arabe», mais il ne se passe pas un jour sans que quelqu'un nous apporte une explication. L'un des derniers en date est Tony Barber, du Financial Times. Il pense que «la réponse est dans l'exceptionnelle brutalité de son passé colonial». C'est un peu mieux enveloppé que pas mal d'autres conclusions. Elle n'empêchera pas, pour autant, que des loupes continueront de parcourir cette incongruité de l'histoire. L'Algérie n'a pas eu son «printemps», même pas celui qu'on plante à coups de bombes, comme le libyen. Si la question se pose, c'est que le phénomène aurait dû se produire. Pour la première fois, l'intelligence serait mise à dure épreuve. Heureusement que ce n'est qu'un certaine forme d'intelligence, celle qui fleurit depuis qu'il est devenu possible d'étaler la fatuité, sans risque de perdre son espace journalistique ou son siège autour de plateaux télévisés. L'autre question, que suscite celle-ci par la force des choses, ne figure pas dans la liste des préoccupations des chasseurs de «printemps». Elle serait, de surcroît, plus perspicace. La voici : devrait-il y avoir un «printemps», en Algérie ou ailleurs ? Une fois qu'on lui aura trouvé une réponse, on pourra s'inquiéter ou se rassurer, selon le cas. Parce que ce serait plus logique de partir d'une hypothèse que d'une conclusion. Syrie : une délégation de la Ligue arabe visite le pays, pour observer la façon dont le gouvernement traite ses administrés. C'est devenu possible, depuis que cette organisation s'est trouvée la seule vocation qu'elle peut assumer et dans laquelle elle excelle. Après la Libye, la Syrie est donc sa deuxième mission pour le compte de la «communauté internationale». Les délégués n'ont «rien trouvé». Entendre par là les faits que Al Jazeera et ses partenaires médiatiques ont filmés ou rapportés. Cela n'a pas été jugé normal par ces mêmes médias et par ceux qui ont «démocratisé» la Libye. Il y aurait eu «manipulation de la situation par le régime» et les délégués doivent absolument confirmer les «massacres de civils» et la «présence de chars dans les rues des villes visitées». Les réactions sont si outrées, qu'on se demande à quoi était destinée la mission, s'il fallait que son rapport soit préétabli. Ainsi va la vérité des puissants et du droit de la force. Tunisie : les réunions de la nouvelle assemblée élue ne suscitent pas beaucoup d'enthousiasme. A commencer par le discours d'investiture du Premier ministre, Hamadi Jabali, qui aurait été emprunté à Zine El Abidine Ben Ali. Il serait, dit-on, «vide de tout projet palpable, chiffré, pertinent et réaliste» et plein de mots ronflants aux airs connus : «chafafiya» (transparence), «dimocratia» (démocratie), «maslaha watania» (intérêt national) et autres slogans. Autour, on attendait mieux que ça : au moins un programme, un calendrier et des échéances, aussi modestes qu'auraient pu être les objectifs. Libye : le CNT se réunit toujours à Benghazi, lui seul ne croit pas que Tripoli serait aussi sûre après avoir été «libérée», comme on le sait, par l'OTAN, ses bombardiers et ses forces spéciales. Lors de sa dernière réunion, la bande en est encore à tenter de se faire connaître et estime qu'«il est du droit de tous les Libyens de connaître les noms et l'histoire des responsables du Conseil transitoire ainsi que la façon de gérer cette institution qui est la haute autorité exécutive en Libye». Comme quoi, des mois après la «victoire», on reste clandestin.

Par Ahmed Halfaoui 

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samedi 31 décembre 2011

En perspective de son éventuel retrait de l'Alliance présidentielle

Le clash aura-t-il lieu ?

Le Mouvement de la société pour la paix (MSP) s'apprête à prendre un virage décisif dans son histoire. Et pour cause, la réunion de son Conseil consultatif entamée hier, la dernière de l'année 2011, pourrait entériner définitivement la décision de se départir de l'Alliance présidentielle qu'il partage depuis plusieurs années avec le Front de libération nationale (FLN) et le Rassemblement national démocratique (RND).

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LES TITRES        

Yousfi répond à Sidi Saïd

«D'accord pour revoir l'octroi des marchés»

 

Secteur de l'Education

Les syndicats contre la radiation des enseignants

 

Elle avertit contre la fraude lors des élections prochaines

Louisa Hanoune : «Nous sommes prêts à sortir dans la rue»

 

Développement local et entités territoriales

Par les chemins de la gouvernance locale

 

Un clandestin kidnappé et tué à Biskra

«Les regrets ne servent à rien...»

 

Deux frères arrêtés lors d'un assaut

Un réseau de trafic de véhicules tombe

 

Cybercriminalité

La nouvelle menace

 


LA 24

 Trafic de médicaments

Les spéculateurs provoquent une perte de 94 millions de dollars

La spéculation sur le médicament a provoqué une perte de 94 millions de dollars en 2011, selon le ministre de la Santé. Djamel Ould Abbès a pointé du doigt des importateurs sans pour autant les citer nommément. "Des importateurs ont spéculé sur les prix de certains médicaments et dilapidé l'argent du peuple à travers des surfacturations estimées à 94 millions de dollars en 2011", a-t-il déclaré lors d'une séance plénière à l'Assemblée populaire nationale. Cette accusation, a-t-il souligné,  vise "certains importateurs en particulier", précisant que la majorité des importateurs de médicaments "respectent la loi et accomplissent pleinement leur rôle". Le ministère de la Santé a par ailleurs réitéré sa détermination à lutter contre la corruption qui sévit dans le domaine de l'importation des médicaments, notamment "le transfert illégal de devises et la dilapidation de l'argent du peuple". Ainsi, il affirmera avoir élaboré un dossier sur ces transferts illégaux qu'il a soumis aux ministères des Finances et du Commerce, ainsi qu'aux services des Douanes. Ces institutions, a-t-il ajouté, sont appelées à coordonner avec le ministère de la Justice pour que des mesures soient prises concernant ce dossier. Par ces déclaration, Ould Abbès soutient que des poursuites judicaires seront intentées à l'encontre des spéculateurs, à l'origine des dysfonctionnement que connaît le marché national du médicament depuis plusieurs mois. Sauf que le ministre n'a donné aucune échéance, ni autres mesures coercitive décidée dans l'immédiat afin de mettre un terme à cette situation. cela d'autant que le département de la santé semble avoir identifié les mis en cause et il ne suffit que de saisir directement la justice pour mettre un terme à leur trafic dans les meilleurs délais. Au sujet de la pénurie de médicaments, Ould Abbès a affirmé qu' " il n'y a pas de pénurie ", mais plutôt " un problème de distribution qui s'ajoute à la spéculation de certains distributeurs ". Afin d'assurer la disponibilité des médicaments, un conseil interministériel a été tenu entre le secteur et le Premier ministre pour prendre des mesures d'urgence concernant la Pharmacie centrale des hôpitaux (PCH), qui était confrontée à des difficultés financières. Ce conseil interministériel, faut-il rappeler, a décidé d'accorder une ligne de crédits de 30 milliards de DA à la PCH, à travers la BNA et le CPA, pour lui permettre de s'acquitter de ses dettes. Le statut de la Pharmacie centrale des hôpitaux a également été modifié afin de lui conférer plus de prérogatives, a fait savoir le ministre, précisant qu'en cas de rupture de médicaments au niveau des pharmacies privées, la PCH peut leur vendre les médicaments en manque. Le ministre a, par ailleurs, annoncé l'installation d'une commission nationale consultative permanente dans le domaine des médicaments dans laquelle sont représentées toutes les parties concernées, dont les distributeurs et les importateurs privés. Reste par ailleurs à savoir si ces mesures sont susceptibles d'en finir avec le problème de la pénurie et soulager des milliers de malades et de leurs familles tenaillés par d'interminables ruptures de stocks.      

Par Aomar Fekrache 

 

 Des éléments en fuite condamnés

Lourdes peines à l'encontre de plusieurs terroristes

Le tribunal criminel près la Cour de Tizi-Ouzou a condamné jeudi à 5 ans de prison ferme le dénommé Mouheb Messaoud, reconnu coupable d'"adhésion à un groupe terroriste armé". Selon l'arrêt de renvoi, les faits de cette affaire remontent au 22 juillet 2011 lorsque l'accusé rencontra M. Adel, propriétaire d'une voiture, dans la ville de Dellys (wilaya de Boumerdès) et lui demanda de le conduire le lendemain vers la ville de Tigzirt (dans la wilaya de Tizi-Ouzou) pour l'achat d'un filet de pêche. Le lendemain matin les deux hommes se rencontrent et prennent la direction de Tigzirt en passant par la "Crête". En cours de route, Mouheb Messaoud, reçoit des appels téléphoniques de son frère Hafidh qui a rejoint les groupes terroristes armés, activant dans la région de Mizrana, entre Dellys et Tigzirt, et qui lui demande de s'arrêter avant l'entrée de la ville de Tigzirt. Aussitôt le véhicule stationné, deux terroristes armés en l'occurrence Mouheb Hafid et Toudji Mohamed sortirent de la forêt. Ce dernier remet à M. Adel la somme de 51.000 DA et une liste des achats à faire pour les groupes terroristes. Sur la route de Tigzirt vers Tizi-ouzou, Mouheb Messaoud demanda au conducteur de s'arrêter pour satisfaire des besoins pressants. Une occasion pour Adel de s'enfuir, arrivé au barrage mixte du "Pont de Bougie" (Tizi-Ouzou), il informe les éléments de la BMPJ qu'il a été victime d'une tentative d'enrôlement dans un réseau de soutien au terrorisme. Il remet la liste des achats et la somme d'argent qui lui a été remise par les terroristes. Mouheb Messaoud sera interpellé le lendemain dans son magasin près de chez lui, à Dellys. Interrogé par le juge, ce dernier a reconnu avoir rencontré son frère en compagnie d'un autre terroriste à l'entrée de la ville de Tigzirt, mais il a déclaré que c'est Adel qui voulait "l'entraîner dans un réseau de soutien au terrorisme". S'agissant des 25 appels téléphoniques échangés entre lui et son frère qui était au maquis, en seulement une semaine, il ne donnera aucune explication. Le représentant du parquet a requis 20 ans de prison ferme contre l'accusé, alors que la défense a plaidé les circonstances atténuantes en évoquant la "pression exercée par les groupes terroristes" sur leur client. Après délibérations, il a été condamné à 05 ans de réclusion criminelle. Son frère Hafidh et Toudji Mohamed, jugés par contumace, ont été condamnés à la peine capitale pour "appartenance à un groupe terroriste armé".

Salem M.

 

 Son agresseur a échoué à la séduire

Une adolescente sauvagement poignardée 

Une adolescente de 16 ans a été poignardée à plusieurs reprises en pleine rue à Mansourah à 24 km de la  wilaya Mostaganem. Les premiers éléments de l'enquête font ressortir qu'un jeune aurait harcelé l'adolescente pendant un moment puis, mécontent, il l'aurait menacée avant de se jeter sur elle et lui porter une dizaine de coups de couteau en pleine poitrine. Elle a eu un poumon perforé. Transportée dans un état grave à la polyclinique de la ville, elle succomba peu après. L'homme de 23 ans a été interpellé sur les lieux après avoir tenté de fuir. Il a été placé en garde à vue puis présenté mercredi dernier devant le juge instructeur qui l'a placé en détention préventive. A signaler que dans la même commune, un jeune homme de 21 ans a été retrouvé égorgé dans un fossé deux jours auparavant.     

Par Zahra Boutrik

 

 Autoroute est-ouest

Report de la date limite des soumissions 

La date-limite de dépôt des soumissions relatives au marché des équipements d'accompagnement de l'autoroute Est-ouest a été reportée au mois de février 2012, a indiqué le ministre des Travaux publics, M. Amar Ghoul. "L'Agence de gestion des autoroutes (AGA) a décidé de reporter d'un mois ou d'un mois et demi , la date-limite de dépôt des soumissions relatives au marché des équipements d'accompagnement de l'autoroute Est-ouest, fixée initialement au 15 janvier 2012", a-t-il expliqué dans une déclaration à la presse en marge des Assises nationales sur le développement local. "A la demande des entreprises intéressées, qui préfèrent consacrer les mois de décembre et janvier à l'établissement de leurs bilans, l'AGA a décidé de reporter l'opération à fin février prochain", a-t-il ajouté. Le marché en question consiste à réaliser notamment des postes de péage et des aires de repos au niveau de plusieurs points le long du tracé de l'autoroute . La construction des stations- services a été confiée à l'entreprise publique Naftal, rappelle-t-on. A une question sur la réalisation de l'autoroute des Hauts-Plateaux, le ministre s'est limité à dire que cette future infrastructure routière sera réalisée selon  les normes internationales et d'une qualité similaire à celle de l'autoroute Est-ouest. Dans une récente déclaration, M. Ghoul avait a annoncé que les travaux du projet de l'autoroute des Hauts-Plateaux, dont les études techniques sont en phase finale, seront lancés en 2012.

Reda A.

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Archives Edition Pdf

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Edito

Par

Aïssa Khelladi

Administration locale défaillante et déplorable

Babès a déclaré, après plusieurs mois de réunions "sur le terrain", que les problèmes prioritaires des jeunes, c'est l'emploi puis le logement. Franchement, on s'en doutait un peu. Restons donc sur l'essentiel. Babès va informer le président de ces problèmes qu'il ne connaît que trop. Que va-t-il lui proposer comme solution ? Aucune, bien sûr, sinon ce qui est déjà fait ou en train de se faire. Comme il n'y a rien à dire de plus, que ce qui a été dit, alors on va maquiller cela par de la "politique" : appels et rappels, statistiques opportunes à l'appui, exhortations, engagements, dénonciations abstraites des dysfonctionnements, promesses plus ou moins solennelles etc. Bouteflika a tiré la première salve, dans un discours lu par son conseiller. Où il est dit que, vu le décalage entre les efforts consentis par l'Etat et les résultats obtenus, les problèmes viennent d'une administration locale dont la défaillance est à déplorer. D'abord, il n'existe pas d'administration locale autonome de l'administration centrale dont elle est censée dépendre corps et âme. La défaillance de la première est nécessairement celle de la seconde. Et, dans tous les cas, on ne la déplore pas, mais on doit la corriger. A moins que, dans un langage difficile à décrypter par un non-bureaucrate, il s'agisse de dénoncer les élus chargés d'administrer leurs localités. C'est-à-dire, en fait, les partis politiques dont ces élus dépendent. L'argument devient : l'Etat travaille, l'élu ne suit pas. Mais celui-ci n'a pas d'autonomie financière, en supposant qu'il ait les budgets qu'il faut. Il n'a pas le personnel qualifié. Il touche lui-même un salaire de misère - 15 000 DA selon une pétition qui circule actuellement. Et on décide pour lui, à sa place, à partir de lointains bureaux d'Alger, bureaux dirigés par des bureaucrates dont la plupart n'ont jamais mis le pied dans sa localité. Alors, faut-il l'accuser lui, ou le soutenir, en commençant par accuser l'administration centrale de ne pas l'avoir fait jusqu'ici ? Il est une tendance, érigée en règle d'or dans le fonctionnement bureaucratique, qui consiste à ne pas s'accuser soi-même. A partir de cette tendance, on se refuse de comprendre le problème et on l'aggrave par de fausses solutions. Ici, en l'occurrence, on en appelle à la société civile et à l'esprit citoyen pour venir apporter son secours au malheureux élu, réduit à réclamer un salaire décent, dans le noble but de redresser l'administration locale "défaillante" et sauver ainsi l'administration centrale censée n'y être pour rien, puisque "l'Etat a fait d'immenses efforts". Tout le mal algérien vient de ce que l'administration génère des problèmes, se défend de les avoir générés, accuse autrui de les avoir générés, et lui demande de les régler à sa place, sans lui donner les moyens financiers nécessaires, ni surtout l'autonomie et la liberté requises pour s'organiser et entreprendre. Pour espérer que la société civile se charge d'une administration locale défaillante, et ne pas se contenter de déplorer, ne faut-il pas, en effet, commencer par lui permettre vraiment d'exister ?

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