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Peut-on parler
d'autre chose que de la mort subite de Michael Jackson, lorsque l'on
sait d'une part que le décès des étoiles d'une telle envergure ne
s'arrête pas à l'arrêt du cœur, mais s'inscrit dans la durée et que,
d'autre part, il est difficile de s'extirper du conditionnement
médiatique qui entoure cet événement ? La réponse est oui, puisque
ce ne sont pas les sujets qui manquent, surtout si l'on n'est ni fan
invétéré de cette star ni un adepte forcené de l'effet de mode,
encore moins un être soumis coeur et âme à " l'impérialisme culturel
". Il serait regrettable toutefois que l'auteur de ces lignes se
dise un jour, qu'il aura été totalement à côté de la plaque en
transcendant royalement et en omettant d'écrire une traîtresse ligne
sur ce fait d'actualité de dimension planétaire. Tout ou presque a
été dit sur Michael, abordé sous toutes ses coutures, et même sans
ses coutures, mais pour notre part, nous retiendrons un témoignage,
celui de Lisa Minelli, qui, comme l'autre immense star, Liz Taylor,
ont un rapport maternel avec cet éternel (du moins jusqu'à la
semaine dernière) enfant. Elle a raconté que très souvent, elle
rencontrait le plus jeune et plus talentueux des Jackson Five au
restaurant avec Gregory Peck, Gene Kelly ou Fred Astaire, à qui il
demandait force conseils. On l'oublie souvent, mais ce prodige n'est
considéré comme génial que parce qu'il travaillait énormément,
parvenant ainsi à s'approprier des legs universels, comme le fameux
" Moonwalk ", jusqu'à s'attirer la pleine reconnaissance du créateur
de ce fameux pas de danse, le mime Marceau. Mais quand même, comme
dit plus haut, va-t-on succomber à la tentation du mimétisme
médiatique et foncer head first sur le thème de la mort de Michael,
tout en sachant, de surcroît, que nous n'avons aucune chance,
absolument aucune, d'apporter la moindre pièce à l'édifice déjà
édifiant d'informations qui ont submergé le monde sitôt connue la
nouvelle du décès ? Alors, parlons de ce qui nous regarde, et le
Panaf' fait plus que nous regarder, il nous interpelle. Nous
entrons de plain-pied dans un événement mondial qui, contrairement à
son appellation limitative, concerne la planète entière, d'autant
plus que la culture universelle puise sa substance nutritive, en
musique comme en arts plastiques notamment, du patrimoine de ce
continent. Puisque quarante ans après la première édition, on
continue encore à meubler les discussions sur ce bouquet de
découvertes plurielles, gageons que la prochaines livraison
(délestée de la connotation commerciale de ce mot) sera au moins
aussi intense et intéressante et gorgée de plaisirs visuels et
auditifs qui l'inscriront dans la durée. Si le ramage ressemble au
plumage, donc si le déroulement est à la hauteur de la préparation,
parions que le pari sera tenu. Les artistes et créateurs
s'échauffent, les spectateurs également.
Par Nadjib
Stambouli
e-mail :contact@lesdebats.com
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