Semaine du 17 au 23 juin 2009

 
 
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L’Algérie resserre son dispositif de contrôle aux frontières

Un nouveau dispositif médical a été mis en place pour renforcer le contrôle sanitaire aux frontières à l’aéroport d’Alger Houari Boumediene pour prévenir la grippe porcine, a-t-on appris, hier, auprès de la structure médicale en charge de ce contrôle, rapporte l’APS. «Le ministère de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière a mis en place un nouveau dispositif médical au niveau de l’aéroport d’Alger Houari- Boumediene, qui vient renforcer le contrôle sanitaire aux frontières afin de prévenir la grippe porcine », a indiqué le médecin chef de ce contrôle sanitaire, Mme Ouiza Zouaoui. «Le dispositif mobilisé H24 a pour objectif de détecter d’éventuels cas de la grippe A/H1N1 chez les voyageurs qui viennent ou reviennent de l’extérieur du pays par vol et donc pour réduire les risques d’introduction de cette pandémie en Algérie», a-t-elle expliqué. Le dispositif est formé de moyens humains et matériels, notamment des médecins et techniciens supérieurs en soins et en assainissement, ainsi que de salles de consultation médicale pour la détection de la grippe A/H1N1, a-t-elle souligné.

Le Quotidien d’Oran

 

Les milliards du football

La saison à peine achevée que les enchères redémarrent. 1,2 milliard d’un côté, deux milliards, trois milliards... de l’autre, des offres dépassant l’entendement. «La corruption et le business ont gangrené le sport», affirmait le Président Abdelaziz Bouteflika au mois de mars dernier à partir de Sétif où il animait une rencontre de proximité avec la famille sportive nationale. Voulant mettre fin au règne des mercantilistes de ce secteur, le chef de l’Etat ajoutait : «Ceux qui veulent gagner de l’argent, qu’ils s’adonnent au commerce. La dignité de l’Algérie n’est pas dans les marchés.» Et pourtant. De nos jours, alors que les signaux de l’économie nationale sont au rouge, les clubs déficitaires, l’argent coule à flots dans le football national. Encore une fois, l’été footballistique risque d’être riche en événements pas forcément en exploits mais en faisant résonner les sous. D’ailleurs, la saison à peine achevée que les enchères redémarrent. C’est la chasse à l’oiseau rare. 1,2 milliard d’un côté, deux milliards, trois milliards... de l’autre, des offres dépassant l’entendement. Des salaires atteignant parfois ceux des députés mais dépassant le plus souvent ceux des chercheurs au moment où l’Etat tergiverse à augmenter le salaire des travailleurs. Pas de chèques, pas de comptes bancaires, tout se paie en liquide. Quotidiennement les manchettes de journaux spécialisés affichent des chiffres les uns plus fous que les autres. Tout se vend, tout s’achète. De l’arbitre, qui vous offre un penalty imaginaire, au joueur de l’équipe adverse, qui lève le pied, en passant par l’agent qui vous refile une info sur tel joueur boiteux ou tel autre sous la menace d’une suspension. L’argent coule à flots, le plus souvent celui du contribuable qui s’envole non pas en investissements productifs ou pour le développement, mais pour payer des primes de signature des stars de pacotille.

Mais d’où vient justement cet argent ? Est-il contrôlé? Le Fisc s’intéresse-t-il au football ? Qui dirige, qui dicte les lois ? Qui finance réellement ? D’où vient cet argent dans un pays où la pauvreté est cruellement présente ? Comment parvient-on à attirer des joueurs aux salaires faramineux ? Le football est inondé par de l’argent plus ou moins propre.

L’Expression

 

Vers la gratuité du téléphone fixe

Dans une interview accordée à l’hebdomadaire Les Afriques , le Président-directeur général d’Algérie Télécom estime que la gratuité des communications téléphoniques est aujourd’hui une «option essentielle». Pour Moussa Benhamadi, le manque à gagner engendré par cette prestation pourrait être amorti grâce à l’Internet haut débit. «L’accès téléphonique gratuit à l’abonné est une option essentielle. Si on ne parvient pas à offrir cet accès gratuit, on risque d’en payer le prix», a indiqué le P-dg d’Algérie Télécom dans un entretien publié par Les Afriques. Selon Moussa Benhamadi, la solution pour pallier le manque à gagner de la téléphonie gratuite passe par le développement de l’Internet haut débit. «Il faudrait arriver à financer le manque à gagner de la téléphonie fixe par l’accès à Internet haut débit (…) Nous sommes en cours de migration de notre réseau téléphonique classique vers le réseau IP, il faut préparer l’avenir. Nous avons lancé, également, une opération qui permet à tout citoyen de récupérer une ligne fixe qu’il a résiliée, en contrepartie d’un abonnement Internet gratuit pendant une année», a-t-il souligné. Benhamadi reste toutefois confiant, estimant qu’aucun opérateur ne peut rivaliser avec Algérie Télécom en matière de téléphonie fixe. Pour lui, la vente d’une nouvelle licence fixe est inutile. «Une deuxième licence fixe en Algérie n’est plus viable. Aucun opérateur ne peut rivaliser sur notre marché avec Algérie Télécom, qui dispose d’un réseau très important.»

Le Soir d’Algérie

 

Du pétrole en Algérie jusqu’en 2080

L’Algérie a pompé 15,8 milliards de barils pétrole depuis qu’elle a commencé l’exploitation commerciale de ce produit énergétique en 1956, selon des données de l’organisation des pays exportateurs arabes de pétrole. L’Algérie, qui détient 1,5% des réserves mondiales, ambitionne de produire, à moyen terme, 1,7 million de barils par jour contre une capacité de 1,4 million de barils actuellement. En 35 ans (1971-2005), la production algérienne a enregistré une hausse de production de près de 319%. Suite à une polémique sur la durée de vie des réserves algériennes pétrolières, le ministre de tutelle, Chakib Khelil, avait tenu à rassurer en affirmant que l’Algérie dispose de «bonnes réserves et personne ne peut dire, aujourd’hui, combien il reste, car nous n’avons pas encore découvert toutes nos réserves». Des experts avaient estimé que l’Algérie n’aura plus de pétrole à l’horizon 2025. Les réserves formelles recensées sont aux alentours de 38 milliards de barils, soit le même volume qu’en 1971, selon le ministre qui a précisé qu’à l’époque «on disait que l’Algérie n’en aurait plus que pour 20 ans de production de pétrole». Les réserves actuelles représentent l’équivalent de 72 ans de production. Elles peuvent donc encore tenir jusqu’en 2080. L’Algérie est à la 15ème position en termes de réserves de pétrole et couvre 20% des importations de gaz de l’Europe.

Le Financier

 

Le péage sera appliqué

Le ministre des Travaux publics est catégorique quant à l’exploitation de l’autoroute Est-Ouest, qui sera livrée dans sa totalité d’ici à fin 2009. Le système de péage sera appliqué, nous a-t-il confié hier lors de son point de presse en marge de la rencontre nationale sur la préservation de l’outil de production des entreprises du secteur. «Nous avons réalisé une autoroute aux normes internationales, plus précisément européennes. Cette infrastructure sera dotée d’aires de repos, de stations de carburants et de tous les équipements nécessaires. C’est un projet de qualité qui a nécessité une enveloppe de 11 milliards de dollars», a-t-il répondu à notre question. Selon le ministre, une société sera créée pour l’exploitation de la nouvelle autoroute. Elle sera appelée à gérer le péage et l’entretien de cet axe, considéré par le ministre comme un facteur de développement économique. S’agissant des tarifs d’entrée sur ce réseau routier, Amar Ghoul s’en remet aux décisions du gouvernement, habilité, selon lui, à s’engager sur les niveaux de prix et la date de la mise en œuvre du péage. «Une étude a été réalisée sur ce point. Nous avons constaté que l’autoroute Est-Ouest sera rentable étant donné qu’elle pourra absorber 85% du trafic national, dont 50% du trafic de poids lourds. Un camion qui transporte une marchandise d’une valeur de 10 millions de dinars pourra bien payer un ticket équivalent à un café ou un sandwich», ajoute-t-il, sans ironie. Pour le ministre des Travaux publics, le prix sera «très raisonnable, pour ne pas dire symbolique». Quant au système de tarification, il s’inspire des modèles internationaux en la matière. «Celui qui pollue et dégrade le plus paiera plus. C’est en fonction des moteurs et des types de véhicules. Même le motocycliste aura son tarif», a-t-il soutenu.

Le Temps d’Algérie

 

Huit milliards de dinars pour le Panafricain

Khalida Toumi, ministre de la Culture était l’invité du forum hebdomadaire de l’ENTV. Durant cette rencontre à laquelle plusieurs médias étaient présents, la ministre a tenté de répondre aux questions posées par les journalistes et qui étaient toutes axées sur le prochain événement que se prépare à accueillir l’Algérie, à savoir le 2e Festival culturel panafricain prévu du 5 au 2 juillet prochain. La première question incontournable à laquelle la ministre a eu à répondre est de savoir si l’Algérie est totalement prête à accueillir cette manifestation.

Confiante, Mme Toumi a affirmé qu’ «effectivement l’Algérie et notamment la commission chargée des préparatifs sont totalement préparées pour organiser le Festival panafricain. En ce moment, cette commission est en train de revoir les derniers détails de son organisation». Elle a également souligné que «les préparatifs ont commencé au moment où l’Union africaine a fait, en 2006, à notre pays l’honneur d’abriter ce festival». D’autant que «la place qu’occupe notre pays sur la scène africaine est certainement due aux efforts du président au niveau de l’UA et à son rôle dans la création du Nouveau partenariat pour le développement en Afrique (Nepad)». La ministre a dévoilé que l’enveloppe allouée à cette manifestation est estimée à huit (8) milliards de dinars. Avec une pointe d’humour elle dira «le prix du transfert de Ronaldo est bien plus élevé que le budget de cette manifestation».

Le Midi libre

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