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Ils
menacent de boycotter le championnat
Ces clubs qui
veulent être professionnels à tout prix !
Moins d'un mois
avant le début du premier championnat professionnel que connaîtra
notre pays et qui débutera le 25 septembre prochain, tout n'est pas
encore ficelé et la Fédération algérienne de football, bien qu'elle
ait lancé officiellement ce championnat en deux divisions, n'a pas
encore réglé tous les détails.
En effet, il faut
savoir que beaucoup de clubs qui sont appelés à jouer dans les
championnats professionnels de Ligue 1 et Ligue 2 ne comprennent pas
encore toutes les lois qui régissent ce nouveau système, ni les
dispositions du cahier des charges qui le régissent, même s’ils se
refusent à demander de plus amples explications aux instances gérant
le championnat national. Ces clubs attendent donc des
éclaircissements au jour le jour, puisque et à chaque fois, la FAF
est appelée à intervenir pour apporter une précision sur une
quelconque infraction au cahier des charges, comme cela s’est fait,
par exemple, lorsqu’un homme d’affaires bien connu avait décidé
d’être actionnaire dans plusieurs clubs à la fois. Le président de
la Fédération, Mohamed Raouraoua, avait dû intervenir pour expliquer
que toute personne ne peut être actionnaire que dans un seul club,
barrant la route à cet investisseur. En fait, cela reste logique
d’autant plus que cet état de fait pourrait faire entorse à la
déontologie dans ce championnat professionnel, mais on reproche au
patron de la FAF de ne pas avoir été plus explicite avec les clubs
dès le départ, d’autant plus qu’il était absent lors de la décision
du lancement du professionnalisme, se trouvant en compagnie de
l’équipe nationale au Mondial sud-africain. Cela avait ouvert la
voie à plusieurs interprétations et personne n’avait vraiment la
conviction qu’il connaissait bien le dossier. Tout le monde
s’accorde à dire que la Fédération se devait de réserver des
journées explicatives aux clubs et à leurs dirigeants pour qu’ils
soient prêts comme il se doit pour ce nouveau défi qui n’est pas
aussi facile qu’on le pense, surtout qu’il s’agit d’un nouveau
système de gestion qui n’a jamais été vraiment appliqué auparavant,
bien qu’en réalité les clubs étaient devenus semi-professionnels dès
lors qu’ils mettaient des sommes faramineuses dans ce sport et qu’on
considérait le joueur et l’entraîneur comme employés. Raouraoua a,
ainsi, lancé le projet sans en référer aux clubs, ni leur livrer
certaines explications sur la manière de procéder pour se lancer
dans l’aventure du championnat professionnel.
La révolte des
clubs mis sur la touche
Le président de la
FAF et les instances gérant le football national en général étaient
passés à la vitesse supérieure ces derniers jours, en annonçant la
composition des deux Ligues 1 et 2 professionnelles et qui sont à 16
clubs chacun. La LNF avait, ensuite, élaboré le calendrier des deux
championnats, entérinant de ce fait le choix de la FAF de lancer ces
deux championnats. Evidemment, cette manière de procéder n’a pas été
du goût de certains clubs écartés du professionnalisme, certains
pour manque de certaines pièces dans le dossier remis à la FAF et
d’autres pour ne pas avoir présenté de dossiers. Il faut dire que
certains n’avaient pas pris au sérieux la décision de Raouraoua de
lancer le professionnalisme et croyaient que cela n’était que des
paroles en l’air, et c’est pour cette raison qu’ils n’avaient pas
présenté de dossier. N’empêche que cela n’a pas empêché ces
derniers, à savoir les clubs écartés du championnat
professionnalisme et ceux qui évolueront en DII amateurs de
protester énergiquement auprès de Raouraoua et de reconsidérer sa
décision de lancer le professionnalisme cette saison et de le
reporter à la saison prochaine. Ils affirmeront qu’ils ne sont pas
prêts pour ce changement et dans le même temps ne veulent pas se
retrouver les victimes de ce changement, étant donné qu’ils perdent
une division en plus et se retrouvent à la DII, alors qu’ils ont
consenti beaucoup d’efforts pour accéder en nationale deux. Les
responsables de ces clubs refusent d’être relégués à cette division
et affirment qu’ils iront loin dans leurs protestations.
Certains d’entre
eux ont commencé à tenir des réunions entre eux pour sortir avec une
décision commune, d’autant plus que le boycott du championnat est
déjà dans l’air et que de nombreuses formations sont en faveur d’une
action concrète qui viserait à faire changer d’avis à la Fédération
et donc de reporter la décision de passer au professionnalisme à
partir de cette saison, même si cela paraît très difficile, surtout
que Raouraoua avait déclaré que ce passage est irrévocable et a été
demandé par l’instance internationale et appuyé par les autorités de
notre pays qui veulent relancer la discipline qui a connu une
certaine léthargie, ce qui a eu pour effet de préférer le joueur
expatrié au joueur local dans la défense des couleurs nationales au
sein de l’EN.
Que fera
Raouraoua ?
Certains se
demandent ce que fera Raouraoua si ces clubs révoltés mettent en
application leur projet et boycottent vraiment le championnat en
protestant contre ce projet de professionnaliser le championnat
national. Ceux qui connaissent le patron de la Fédération diront que
ce dernier n’est nullement impressionné par ces menaces et
entérinera ce championnat professionnel, d’autant plus qu’il avait
déjà avoué qu’il était prêt à lancer ce championnat même avec huit
clubs cette saison ; que dire maintenant qu’il a réussi à porter le
chiffre à 32 clubs qui ont répondu aux conditions du cahier des
charges ? Raouraoua ne compte pas faire machine arrière et ce sont
ces clubs qui seront perdants en définitive, car cela ne servira à
rien de boycotter le championnat. Il est à se demander quelles sont
les motivations de ces clubs qui n’avaient pas les moyens de passer
au professionnalisme et qui ne pouvaient pas faire partie des
championnats de Ligue 2 professionnelle. S’attendaient-ils à ce
qu’on leur fasse une faveur et à ce qu’on les laisse jouer dans le
championnat professionnel, même s’ils ne répondent pas aux normes
requises par la fédération algérienne et les instances
internationales qui ont clairement appelé à la création de
championnats professionnels, sous peine d’éloigner leurs clubs des
compétitions internationales ? Ces derniers ne peuvent pas affirmer
qu’ils n’étaient pas au courant de ce projet qui était en gestation
et qui avait été révélé avec le retour de Mohamed Raouraoua à la
tête de la FAF. Ces acteurs de la balle ronde nationale qui tentent
de freiner l’élan de ce projet ne gagneront rien en mettant les
bâtons dans les roues de la FAF qui a un but bien précis, celui de
relancer la discipline en optant pour une meilleure formule de
gestion, d’autant plus que les clubs pourraient compter sur
eux-mêmes et ne pas attendre les aides des autorités qui ne peuvent
pas répondre aux attentes de ces derniers.
Avec l’économie de
marché, les entreprises sont appelées à s’impliquer plus dans le
sport, surtout avec la création de SPA qui permettront aux
investisseurs de rentabiliser leurs investissements et par ricochet
faire prospérer le football dans notre pays qui a besoin d’un
véritable coup de pouce pour ensuite voler de ses propres ailes.
Par Anouar M.
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Le fait de la
semaine
Saâdane trouve
déjà des excuses
Fidèle à sa
réputation, le coach national, Rabah Saâdane trouve déjà des excuses
pour le prochain match comptant pour la première journée des
éliminatoires de la CAN 2012 qui opposera les Verts à la Tanzanie.
En effet, Saâdane craint que les joueurs trouvent des difficultés à
préparer ce match important qui devra se dérouler à Blida, en raison
de la forte chaleur. Ces conditions climatiques le contraindront à
revoir le plan de préparation pour ce match. Autre souci pour le
sélectionneur national, c’est l’effectif qui devrait être amoindri
pour ce match, avec notamment la suspension de Yahia et les
blessures de Kadir, Lacen, ce qui fait qu’il devra faire avec cette
nouvelle difficulté. En plus de cela, il pense toujours à trouver
une solution au problème du compartiment offensif qui n’arrive pas à
écarter la guigne qui le poursuit, avec l’absence de buts depuis
déjà un bon bout de temps. Le driver des Verts pense qu’il aura des
difficultés à trouver un tandem qui pourrait trouver le chemin des
filets face à la Tanzanie, d’autant plus que certains de ces joueurs
n’ont pas encore réussi à s’adapter avec leurs nouveaux clubs, alors
que d’autres sont carrément sur la touche et n’ont pas eu l’occasion
de jouer beaucoup avec leurs clubs. Tout cela le contraindra à
trouver la meilleure formule pour présenter une équipe capable de
relever le défi et d’être à la hauteur de l’attente des Algériens
qui ne veulent plus revoir le visage terne montré par l’équipe lors
du dernier Mondial.
Par Anouar M.
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