Semaine du 1 au 7 septembre 2010

Ils menacent de boycotter le championnat

Ces clubs qui veulent être professionnels à tout prix !

 

 
 
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 Ils menacent de boycotter le championnat

Ces clubs qui veulent être professionnels à tout prix !

Moins d'un mois avant le début du premier championnat professionnel que connaîtra notre pays et qui débutera le 25 septembre prochain, tout n'est pas encore ficelé et la Fédération algérienne de football, bien qu'elle ait lancé officiellement ce championnat en deux divisions, n'a pas encore réglé tous les détails.

En effet, il faut savoir que beaucoup de clubs qui sont appelés à jouer dans les championnats professionnels de Ligue 1 et Ligue 2 ne comprennent pas encore toutes les lois qui régissent ce nouveau système, ni les dispositions du cahier des charges qui le régissent, même s’ils se refusent à demander de plus amples explications aux instances gérant le championnat national. Ces clubs attendent donc des éclaircissements au jour le jour, puisque et à chaque fois, la FAF est appelée à intervenir pour apporter une précision sur une quelconque infraction au cahier des charges, comme cela s’est fait, par exemple, lorsqu’un homme d’affaires bien connu avait décidé d’être actionnaire dans plusieurs clubs à la fois. Le président de la Fédération, Mohamed Raouraoua, avait dû intervenir pour expliquer que toute personne ne peut être actionnaire que dans un seul club, barrant la route à cet investisseur. En fait, cela reste logique d’autant plus que cet état de fait pourrait faire entorse à la déontologie dans ce championnat professionnel, mais on reproche au patron de la FAF de ne pas avoir été plus explicite avec les clubs dès le départ, d’autant plus qu’il était absent lors de la décision du lancement du professionnalisme, se trouvant en compagnie de l’équipe nationale au Mondial sud-africain. Cela avait ouvert la voie à plusieurs interprétations et personne n’avait vraiment la conviction qu’il connaissait bien le dossier. Tout le monde s’accorde à dire que la Fédération se devait de réserver des journées explicatives aux clubs et à leurs dirigeants pour qu’ils soient prêts comme il se doit pour ce nouveau défi qui n’est pas aussi facile qu’on le pense, surtout qu’il s’agit d’un nouveau système de gestion qui n’a jamais été vraiment appliqué auparavant, bien qu’en réalité les clubs étaient devenus semi-professionnels dès lors qu’ils mettaient des sommes faramineuses dans ce sport et qu’on considérait le joueur et l’entraîneur comme employés. Raouraoua a, ainsi, lancé le projet sans en référer aux clubs, ni leur livrer certaines explications sur la manière de procéder pour se lancer dans l’aventure du championnat professionnel.

La révolte des clubs mis sur la touche

Le président de la FAF et les instances gérant le football national en général étaient passés à la vitesse supérieure ces derniers jours, en annonçant la composition des deux Ligues 1 et 2 professionnelles et qui sont à 16 clubs chacun. La LNF avait, ensuite, élaboré le calendrier des deux championnats, entérinant de ce fait le choix de la FAF de lancer ces deux championnats. Evidemment, cette manière de procéder n’a pas été du goût de certains clubs écartés du professionnalisme, certains pour manque de certaines pièces dans le dossier remis à la FAF et d’autres pour ne pas avoir présenté de dossiers. Il faut dire que certains n’avaient pas pris au sérieux la décision de Raouraoua de lancer le professionnalisme et croyaient que cela n’était que des paroles en l’air, et c’est pour cette raison qu’ils n’avaient pas présenté de dossier. N’empêche que cela n’a pas empêché ces derniers, à savoir les clubs écartés du championnat professionnalisme et ceux qui évolueront en DII amateurs de protester énergiquement auprès de Raouraoua et de reconsidérer sa décision de lancer le professionnalisme cette saison et de le reporter à la saison prochaine. Ils affirmeront qu’ils ne sont pas prêts pour ce changement et dans le même temps ne veulent pas se retrouver les victimes de ce changement, étant donné qu’ils perdent une division en plus et se retrouvent à la DII, alors qu’ils ont consenti beaucoup d’efforts pour accéder en nationale deux.  Les responsables de ces clubs refusent d’être relégués à cette division et affirment qu’ils iront loin dans leurs protestations.

Certains d’entre eux ont commencé à tenir des réunions entre eux pour sortir avec une décision commune, d’autant plus que le boycott du championnat est déjà dans l’air et que de nombreuses formations sont en faveur d’une action concrète qui viserait à faire changer d’avis à la Fédération et donc de reporter la décision de passer au professionnalisme à partir de cette saison, même si cela paraît très difficile, surtout que Raouraoua avait déclaré que ce passage est irrévocable et a été demandé par l’instance internationale et appuyé par les autorités de notre pays qui veulent relancer la discipline qui a connu une certaine léthargie, ce qui a eu pour effet de préférer le joueur expatrié au joueur local dans la défense des couleurs nationales au sein de l’EN.

Que fera Raouraoua ?

Certains se demandent ce que fera Raouraoua si ces clubs révoltés mettent en application leur projet et boycottent vraiment le championnat en protestant contre ce projet de professionnaliser le championnat national. Ceux qui connaissent le patron de la Fédération diront que ce dernier n’est nullement impressionné par ces menaces et entérinera ce championnat professionnel, d’autant plus qu’il avait déjà avoué qu’il était prêt à lancer ce championnat même avec huit clubs cette saison ; que dire maintenant qu’il a réussi à porter le chiffre à 32 clubs qui ont répondu aux conditions du cahier des charges ? Raouraoua ne compte pas faire machine arrière et ce sont ces clubs qui seront perdants en définitive, car cela ne servira à rien de boycotter le championnat. Il est à se demander quelles sont les motivations de ces clubs qui n’avaient pas les moyens de passer au professionnalisme et qui ne pouvaient pas faire partie des championnats de Ligue 2 professionnelle. S’attendaient-ils à ce qu’on leur fasse une faveur et à ce qu’on les laisse jouer dans le championnat professionnel, même s’ils ne répondent pas aux normes requises par la fédération algérienne et les instances internationales qui ont clairement appelé à la création de championnats professionnels, sous peine d’éloigner leurs clubs des compétitions internationales ? Ces derniers ne peuvent pas affirmer qu’ils n’étaient pas au courant de ce projet qui était en gestation et qui avait été révélé avec le retour de Mohamed Raouraoua à la tête de la FAF. Ces acteurs de la balle ronde nationale qui tentent de freiner l’élan de ce projet ne gagneront rien en mettant les bâtons dans les roues de la FAF qui a un but bien précis, celui de relancer la discipline en optant pour une meilleure formule de gestion, d’autant plus que les clubs pourraient compter sur eux-mêmes et ne pas attendre  les aides des autorités qui ne peuvent pas répondre aux attentes de ces derniers.

Avec l’économie de marché, les entreprises sont appelées à s’impliquer plus dans le sport, surtout avec la création de SPA qui permettront aux investisseurs de rentabiliser leurs investissements et par ricochet faire prospérer le football dans notre pays qui a besoin d’un véritable coup de pouce pour ensuite voler de ses propres ailes.

Par Anouar M.

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Le fait de la semaine

Saâdane trouve déjà des excuses

Fidèle à sa réputation, le coach national, Rabah Saâdane trouve déjà des excuses pour le prochain match comptant pour la première journée des éliminatoires de la CAN 2012 qui opposera les Verts à la Tanzanie. En effet, Saâdane craint que les joueurs trouvent des difficultés à préparer ce match important qui devra se dérouler à Blida, en raison de la forte chaleur. Ces conditions climatiques le contraindront à revoir le plan de préparation pour ce match. Autre souci pour le sélectionneur national, c’est l’effectif qui devrait être amoindri pour ce match, avec notamment la suspension de Yahia et les blessures de Kadir, Lacen, ce qui fait qu’il devra faire avec cette nouvelle difficulté. En plus de cela, il pense toujours à trouver une solution au problème du compartiment offensif qui n’arrive pas à écarter la guigne qui le poursuit, avec l’absence de buts depuis déjà un bon bout de temps. Le driver des Verts pense qu’il aura des difficultés à trouver un tandem qui pourrait trouver le chemin des filets face à la Tanzanie, d’autant plus que certains de ces joueurs n’ont pas encore réussi à s’adapter avec leurs nouveaux clubs, alors que d’autres sont carrément sur la touche et n’ont pas eu l’occasion de jouer beaucoup avec leurs clubs. Tout cela le contraindra à trouver la meilleure formule pour présenter une équipe capable de relever le défi et d’être à la hauteur de l’attente des Algériens qui ne veulent plus revoir le visage terne montré par l’équipe lors du dernier Mondial.         

Par Anouar M.

 



 

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