hjk

 

Semaine du 3 au 9 février 2010

 

hangement de Cap

L’Algérie s’éloigne de l’OMC

Régulation étatique

Peut-on tout privatiser ?

Système statistique, fiabilité, transparence, efficacité et bonne gouvernance

Sens et essence des chiffres de l’économie

Sofiane Berhouni, responsable à l’agence Algex

L’agriculture comme fer de lance

 

 

 

 Economie


Accueil

Changement de Cap

L’Algérie s’éloigne de l’OMC

Après le bilan négatif de l'Accord d'association avec l'Union européenne, les mesures protectionnistes du gouvernement confirment un éloignement des principes du libre-échange et, forcément, un report de l'adhésion de l'Algérie à l'OMC.

Une délégation de la Commission européenne a été dépêchée par Bruxelles, cette semaine, pour faire le point, à Alger, sur l’application de l’Accord d’association entre l’UE et l’Algérie.

Le caractère «inhabituel» de cette mission, tel que relevé par la presse, témoigne, si besoin était, du malaise qui domine les relations entre les deux parties. Dans plusieurs domaines, Alger a progressivement gelé la mise en œuvre de cet accord et continue de retarder l’entrée en vigueur d’un certain nombre de dispositions nouvelles.

La distance prise par le gouvernement à l’égard de cet accord s’explique principalement par l’absence de contrepartie au démantèlement tarifaire dont bénéficient les produits et services européens dans le marché algérien.

Au vrai, l’accord en question s’est vite révélé un simple accord commercial à sens unique, en raison de la faiblesse de l’aide au développement que Bruxelles était censée apporter à l’Algérie par le biais des instruments classiques de la coopération économique et technique.

L’intérêt de l’Algérie par cet accord d’association était de passer à une étape supérieure dans ses liens avec son principal partenaire commercial, en allant vers un cadre plus vaste pour le développement de la coopération. Mais l’unique changement notable à l’actif de l’Union européenne a trait à un recentrage par rapport à la crise politique et sécuritaire des années 1990, encore que ce soit là une conséquence du 11-Septembre, et qui n’est d’ailleurs pas traduite avec la même tonalité par tous les pays européens.

Au plan économique, la principale évolution enregistrée a été la hausse constante des importations en provenance de l’Europe, lesquelles trouvent ainsi des débouchés dans un marché mondial de moins en moins avantageux. De plus, contrairement à d’autres pays de la rive Sud de la Méditerranée, l’Algérie aura été, sans doute, le seul partenaire de l’UE à ne disposer d’aucune contrepartie au démantèlement tarifaire, quand des voisins comme la Tunisie ont réussi à arracher la mise à niveau de plus de 5000 entreprises (une partie de celles-ci sont à capitaux européens, mais elles emploient majoritairement la main-d’œuvre tunisienne).

Enfin, plusieurs partis politiques, le patronat et les syndicats ont toujours été unanimes pour critiquer cet Accord d’association, preuve de l’absence d’un consensus social et politique en faveur de la maigre offre européenne.

C’est donc avec ce background qu’une délégation de la Commission européenne, conduite  par M. Thomas Dupla Del Moral, directeur «Proche et Moyen-Orient, Méditerranée du Sud», s’est rendu cette semaine à Alger. Officiellement, sa visite avait pour objet de mener des consultations avec les autorités  algériennes sur l’état et les perspectives de la coopération algéro-européenne. En décodé, cela représente, au vu du contexte général, une tentative de mettre fin à une suspension qui ne dit pas son nom de l’Accord d’association.

Les deux parties devaient relancer l’agenda des rencontres bilatérales, auquel Bruxelles compte donner un contenu et une orientation autres que celles faites d’insatisfactions algériennes. Le ministère des Affaires étrangères algérien a évoqué, dans un communiqué, les échéances prévues en 2010, notamment, le calendrier des réunions du Comité d’association et des sous-comités sectoriels, en préparation au Conseil  d’association prévu en juin prochain. A cette date, l’Accord d’association fêtera sa demi-décennie d’entrée en vigueur, alors que pour l’heure, les négociations sur le commerce, les investissements et surtout le très sensible dossier de l’énergie sont au point mort.

Sur ce dernier point, aucun progrès n’est à espérer, du moment que la vision européenne se limite à faire de l’Algérie un fournisseur fiable en gaz naturel, à même de la prémunir des pressions de la Russie, tandis que l’Algérie souhaite un accès véritable aux marchés européens pour ses deux compagnies, Sonelgaz et Sonatrach.

Le dossier énergétique demeure, en l’espèce, l’exemple le plus éloquent de la position algérienne d’aujourd’hui à l’égard des accords de libre-échange : Alger estime qu’elle n’a rien de plus à consentir et estime, en revanche, que c’est au tour de ses partenaires de faire les concessions qu’il faut et qu’ils se sont engagés à faire.

A l’adresse de l’Union européenne, tout comme envers l’Organisation mondiale du commerce, le gouvernement a cessé, par ailleurs, de dissocier les négociations sur le pétrole et sur le gaz des autres secteurs, comprenant (enfin !) la bien mauvaise affaire qu’il a fait en acceptant l’exclusion du libre-échange de sa principale capacité à l’export – les hydrocarbures étant le seul atout du pays pour s’intégrer dans le marché mondial.

D’une manière générale, tout se passe désormais comme si le gouvernement a décidé de ne plus écouter le discours culpabilisateur de ses partenaires et encore moins celui des agences de la coopération Nord-Sud que sont la Banque mondiale et le FMI. Au discours sur la gouvernance du développement sur la faiblesse des ressources humaines et sur la fragilité de son industrie et de son agriculture, Alger oppose désormais un contre-discours qui met en avant l’absence d’aide au développement, la fuite des cerveaux ou encore la concurrence déloyale des importations.

On voit mal, il faut le dire, comment les négociateurs européens pourraient convaincre leurs homologues algériens de montrer la souplesse d’antan qui, avec du recul, n’avait d’autre origine que l’embargo diplomatique imposé à l’Etat algérien et le poids de l’endettement extérieur. Passés ces deux handicaps, le gouvernement algérien multiplie aujourd’hui les signes d’une souveraineté économique retrouvée, même si les proportions dans une orientation libérale ou socialiste tardent à se clarifier.

L’on sait, en revanche, que la politique économique du pays tend à remettre en cause les ouvertures libérales dans le commerce extérieur et sur l’implantation du capital étranger.

Des lois, comme la LFC 2009 et la LF 2010 le démontrent. Elles constituent désormais un tournant dans l’aperçu général que l’on peut avoir de la réglementation économique en Algérie. Une variation qui n’est pas des moindres au regard de nos partenaires et, notamment, de l’OMC, à laquelle le gouvernement continue de dire vouloir adhérer.

Mais les modifications apportées par le gouvernement sont trop importantes pour que les négociations d’adhésion puissent se poursuivre sans que l’Algérie ne doive adresser un mémorandum actualisé. Un document qui sera examiné dans le détail par tous les membres de l’OMC, avant un nouveau cycle de questions-réponses qui remettra à zéro, on l’aura compris, tout ce qui a été retenu jusque-là. Un tel processus, qui commence par un travail d’actualisation de la part du secrétariat général de l’Organisation, sis à Genève, et qui peut consommer un à deux ans, contredit donc les annonces d’une probable adhésion à l’OMC en 2010. On voit mal, en effet, comment les grandes puissances commerciales, Etats-Unis et Union européenne en tête, pourraient voter l’adhésion de l’Algérie, avant de mettre à jour leur analyse d’un marché Algérie totalement chamboulé. L’Algérie s’éloigne donc de l’OMC et ce n’est pas forcément une mauvaise chose.

Par Nabil Benali

 

Haut

Régulation étatique

Peut-on tout privatiser ?

On nous disait que «la privatisation n'est pas une finalité idéologique mais un moyen de retour à la croissance et à la création d'emplois, etc.» Elle aurait donné  «une grande efficience de l'économie». Pour asseoir  cette théorie, les difficultés qui ont affecté le secteur économique public ont servi d'argument clé pour justifier son démantèlement. Il porterait en lui les causes de ses carences, nous a-t-on dit.

A ce titre, un chiffre est beaucoup cité : il porte sur le coût de l’assainissement des entreprises publiques qui aurait coûté au Trésor public plus de 40 milliards de dollars entre 1971 et 2007. L’addition est faite pour impressionner. Il faut remarquer qu’elle court sur 36 ans et suggère qu’il aurait fallu fermer les usines et les services concernés au lieu de «dilapider» autant d’argent. Alors qu’il faut surtout remarquer que la période considérée intègre la mise en œuvre des plans de développement du pays et les premiers pas de son industrialisation. Il faut encore remarquer que c’est durant cette période que l’économie privée a connu son essor et que ses opérateurs et ses capitaux sont sortis des flancs de l’Etat, sans lequel et sans son secteur public, le secteur privé aurait vivoté dans l’artisanat et le petit commerce. Sur 36 ans, avec un peu plus de un milliard de dollars par an, l’Algérie a changé de visage et a permis à des millions de familles de ne pas être exclues et de continuer à se maintenir dans le tissu social.

Par ailleurs, le démantèlement au profit d’une «privatisation salutaire» aurait permis de «substituer des critères de gestion économiques à des critères politiques». Comme si la libéralisation ne relevait pas, elle aussi et surtout, du politique,  que les capitaux publics étaient condamnés à être gaspillés et que les capitaux privés, qui d’ailleurs ne se sont pas manifestés,  étaient assurés de croître et de prospérer.

La crise économique mondiale est venue à point nommé dévoiler les risques encourus,  tempérer les ardeurs et permettre l’ouverture d’un débat.

Ce débat devrait en premier lieu porter sur le devenir des infrastructures de base, qui sont les principaux instruments de regulation économique et sociale. L’exemple de la production et la distribution de l’électricité et du gaz est l’un des plus édifiants, parce qu’il touche à une fonction très sensible et dont l’influence multidimensionnelle est vitale. Le sort de ce secteur n’est pas encore tranché dans les pays les plus avancés, ce qui prouve que la prise de risque est jugée délicate. Il constitue ainsi le bastion de la résistance de la rationalité  économique et sociale aux vents étasuniens porteurs du «tout- privé».

La résistance  repose sur la question du service public et de la nécessaire régulation que l’Etat doit assumer. Il en va, d’abord, de la stabilité et de la sécurité du pays. Il en va ensuite du fonctionnement des appareils économique et institutionnel. Le problème n’est pas tant la question de la rentabilité (dont il faut définir la nature) que celle du pouvoir décisionnel sur la continuité et la qualité de service et sur les prix de l’énergie face à des abonnés captifs.

Lorsque la rentabilité financière est mise en avant, c’est pour masquer les conséquences dramatiques que les règles commerciales peuvent et vont nécessairement provoquer, quand «l’usager» est transformé en «client». On peut faire admettre qu’un hôpital ou qu’une école  coûte trop cher en raccordement et refuser de les desservir. On peut aussi décider d’économiser sur l’entretien de lignes ou d’installations et ne pas être responsable de la paralysie de villes et de régions entières, on peut encore revendiquer d’augmenter intempestivement les prix et déséquilibrer l’ensemble des budgets, sans préjudice des impacts que cela peut avoir sur  l’économie dans son ensemble. C’est pourquoi les Etats qui ont concocté des projets de privatisation de leurs entreprises d’électricité ont prévu de maintenir la majorité du capital entre leurs mains. Ceci a pour effet de faire refuser ou hésiter les actionnaires privés, car le capital ne souffre pas la contrainte, aussi douce soit-elle.

Ce qui est arrivé en 2001 en Californie est le cas de figure  qui illustre au mieux ce qui peut advenir de la privatisation de l’énergie, de surcroît dans un pays comme l’Algérie dont l’intégration intersectorielle est des plus faibles. Pour  faire le maximum de bénéfices, une société privée a naturellement utilisé au maximum ses capacités de production et a pu ne pas se soucier des besoins supplémentaires qui peuvent se manifester, aux heures de pointe ou durant les périodes de fortes demandes. Une panne gigantesque a alors frappé toute la région Ouest pendant plusieurs semaines. Le gouverneur de l’époque, Gray Davis, a été contraint de signer un texte préconisant un emprunt de 10 milliards de dollars pour financer des contrats à long terme avec les fournisseurs d’électricité. L’État deviendra le principal acheteur d’électricité qu’il revendra aux usagers. Retour de l’Etat donc. Mais cela n’a pas empêché  les coûts de cette panne de jouer un rôle non négligeable dans le déclenchement de la crise financière qui a affecté l’économie étatsunienne. Une application de la formule en vogue «socialiser les risques et privatiser les profits».

A côté, au Canada, le démantèlement de Hydro One, avec son cortège de hausses de tarifs exorbitantes a forcé le gouvernement ontarien à débourser, en 2002, 110 millions de dollars pour compenser l’écart entre un gel des tarifs qui s’imposait et le prix non réglementé auquel le gouvernement s’était engagé auprès de producteurs d’électricité privés.

Tous les autres services publics sont aussi fragiles quand ils sont déviés de leur mission de structuration et d’animation de la société en étant transformés en marchandise.  Alors que justement ce n’est pas entièrement prouvé pour le secteur industriel, on veut faire admettre que les transports publics (étatisés dans les grandes villes, aussi bien aux Etats-Unis que dans les pays européens), l’université, la poste, les routes, l’eau… doivent être confiés au lois du marché. Nous n’imaginons pas un instant ce qui peut se produire si la multitude de transporteurs qui écument nos villes, sans contrôle et sans coordination, cessent de travailler. Ce qu’ils font à l’occasion de n’importe quel événement qui dérange leur fréquence de rotation ou qui crée un «risque» pour leurs véhicules. Il faudra qu’un jour on comptabilise les coûts de la déstabilisation de l’Etusa (RSTA). Une privatisation de l’Université algérienne (elle rampe déjà) se déclinera d’abord en limitation des effectifs et des moyens, en augmentation de la charge de travail et en exclusion de la grande majorité des candidats aux études supérieures.

Le danger est réel qui vient de ce que le propre des tenants du libéralisme est de s’y intéresser en tête de liste parce qu’ils sont juteux. Le danger vient aussi du mythe de la rentabilité et de l’efficacité du privé.

Il faut ajouter, pour conclure, que les «organes de régulation» chargés de surveiller le bon fonctionnement des opérateurs ne seront qu’un leurre lorsque l’on sait les capacités de notre administration à gérer notre quotidien le moins compliqué.

Par Ahmed Halfaoui

 

Haut

Système statistique, fiabilité, transparence, efficacité et bonne gouvernance

Sens et essence des chiffres de l’économie

Les activités économiques, aussi bien dans leur phase de projection que lors de leur déroulement sur le terrain (production physique, prestation de services, échanges et flux commerciaux,…) sont de grandes productrices de chiffres à une vitesse presque régulière.

D’autres phénomènes sociaux et économiques – dont la «visibilité» est plus une affaire de spécialistes que d’un large public – voient leur appréciation chiffrée se mettre en place au fur et à mesure de la consolidation et de la maturation du phénomène étudié. C’est précisément le cas par exemple des phénomènes de l’inflation, du taux de chômage, des déficits budgétaires, de la balance des payements lesquels, généralement, prennent la forme d’expression de ratios plutôt que de chiffres absolus.

Les producteurs de chiffres (entreprises publiques et privées, différents prestataires de services, services des impôts, douanes, centres du registre du commerce,…)  sont tenus, par plusieurs procédés administratifs, de les mettre à la disposition des pouvoirs publics et des organisme chargés des statistiques. Ces derniers, à leur tour, les mettent à la disposition du public via la presse généraliste ou spécialisée.

Sur un autre plan, les pouvoirs publics peuvent procéder à des enquêtes ponctuelles, instantanées, pouvant revêtir un caractère de périodicité et de régularité (à l’image du recensement de la population et de l’habitat), comme elles peuvent revêtir un caractère de nécessité immédiate à l’image du recensement de l’économie nationale prévu par la loi de finances complémentaire 2009 et qui, à ce jour, n’a pas encore démarré. Ce projet compte fonder sa stratégie sur l’interconnexion entre les différents services producteurs de chiffres, de bilans, de ratios, d’indices et d’autres formes d’informations chiffrées relatives à la production, à la consommation, aux flux et échanges commerciaux, à la création de nouvelles entreprises (données centralisées au Centre national du registre du commerce, CNRC), aux dépenses de santé via la Caisse nationale des assurés sociaux (CNAS), à la fiscalité par l’intermédiaire de la Direction générale des impôts et de la direction des Douanes nationales, aux investissements au travers les organes chargés de la validation des projets (ANDI) ou de leurs financements (banques, caisses de garantie, caisse nationale des investissements), aux modèles et tendances de consommation des ménages, au marché publicitaire,…etc.

Le ministre des Finances, Karim Djoudi, dira à propos de cette opération : «Ce recensement économique, par ses enquêtes, va permettre de fournir et d’alimenter notre capacité d’analyse. Par la suite, nous allons pouvoir tracer un comportement de ces agents économiques et le comportement des ménages, du revenu,…, etc. C’est un point de liaison qui va apparaître et va clarifier notre politique économique».

Fiabilité des outils statistiques et gouvernance économique

Il est établi, de par le monde, que la prospective et la projection économique sont principalement basées sur la visibilité qu’offre l’état présent de l’économie dans ses différentes variantes  (PIB, croissance, chômage, consommation, fiscalité, dettes, balance commerciale, transferts sociaux, réserves de change, état des fonds de régulation,…), état dont la transparence et la fiabilité ne peuvent être acquises que par deux facteurs essentiels : des statistiques justes et une coordination sans faille entre les différents services producteurs des chiffres de l’économie.

«Nous sommes arrivés à une phase où les produits statistiques sont devenus un outil dans la conduite de l’amélioration de notre gouvernance», dira le ministre des Finances.

Plus que jamais, l’outil statistique est considéré par les pouvoirs publics et les chercheurs en économie et sciences sociales comme un instrument pour la connaissance exacte de l’état général d’un pays, un moyen précieux d’anticipation et de prospective et un atout dans le processus d’aide à la décision.

Au cours du premier mois de l’année 2010, deux chiffres relatifs à des volets importants de l’économie nationale ont été rendus publics par l’Office national des statistiques (ONS). Il s’agit du taux d’inflation pour l’année écoulée (5,7%) et du taux de chômage officiellement réduit à 10,5% de la population active. Ce sont des données supposées pouvoir donner lieu à de chauds débats au sein du Parlement, des partis politiques et des professionnels et experts en économie. Pourtant, les quelques interventions enregistrées sont uniquement celles qu’a pu récolter la presse écrite indépendante. Généralement, ces interventions remettent en cause les chiffres officiels. Elles ne mettent pas en doute pourtant la compétence des statisticiens algériens. Les critiques sont généralement orientées vers le contenu, la composition et la définition des concepts insérés dans le calcul de certains ratios et qui peuvent être  politiquement «teintés», non innocents.

Il en est ainsi de la diminution taux de chômage (1,3% en l’espace d’un semestre) dont l’origine est censée être la création de postes de travail. Mais, rétorquent certains spécialistes, de quels postes de travail s’agit-il ? Du dispositif pré-emploi et DAIP ? Des chantiers temporaires créés par certains travaux d’infrastructures ? Pour ces cas de figure, une seule donnée peut rendre compte de l’ampleur de la tâche ou des salaires versés destinés à la consommation immédiate : il s’agit du nombre de journées de travail générées. L’on ne peut, en effet, comptabiliser des tâches provisoires et des salaires de quelques semaines comme étant des postes de travail qui influeraient sur le calcul du taux de chômage. En outre, pour rester toujours dans la problématique de l’emploi, le taux national du chômage étant une moyenne calculée sur la base de la population totale déclarée sans emploi par rapport à la population nationale active (de 18 à 60 ans), il ne peut rendre compte de certains détails (par wilaya, commune ou bourgade) qui peuvent s’avérer d’une inquiétante réalité. Des enquêtes précises et systématiques ont été menées par exemple par certains services de l’administration agricole dans des hameaux reculés des zones de montagne ou de la steppe ont révélé des taux de chômage de plus de 80%.

Il s’ensuit que les politiques publiques destinées à créer de l’emploi ne peuvent se baser sur une hypothétique moyenne nationale du chômage. L’efficacité et la pertinence de telles interventions commandent de s’arrêter sur chaque cas ou zone à traiter. 

La marche ascendante de l’inflation, vécue depuis les deux dernières années par les populations, fait, elle aussi, l’objet d’appréciations fort diverses selon le profil et la position des acteurs. Les chiffres de l’inflation ont été communiqués au moment où l’opinion a essayé de se faire sa propre opinion sur des phénomènes sociaux qui crèvent les yeux et qui n’en ont pas, à la limite, besoin de la bénédiction  des chiffres pour s’exhiber dans toute leur crudité et leur laideur.

Outre le besoin de connaître les réalités socioéconomiques sur la base des statistiques, la relation entre la connaissance chiffrée de l’économie et les projections de réalisation (travaux, infrastructures, production des biens et services, transactions, commerce extérieur, déficit ou excédent budgétaire,…) s’est imparablement confirmée au cours des dernières décennies à tel point que presque tous les pays du monde – abstraction faite des régimes politiques et des choix économiques – en ont pris conscience et ont instauré les mécanisme de gestion des flux informationnels relatifs à l’économie pour en tirer le meilleur parti possible dans la planification nationale. Que cette dernière se limite à l’échéance annuelle (loi de finances) ou à des échéances plus longues (quatre à cinq ans), l’importance et l’enjeu de la maîtrise de l’information statistique ne sont plus à démontrer. 

La mise en œuvre d’un traitement statistique suppose d’abord l’identification et le repérage qui permettent d’asseoir la matière de laquelle on va traiter. Cependant, comme les observations ne peuvent être systématiques dans bon nombre de domaines, il faudra savoir dégager les possibilité de généralisation, passer de la partie au tout, de l’échantillon à la population totale. Viennent par la suite les estimations, phase où il est fait appel aux moyennes, écart type, taux, pourcentages et d’autres instruments mathématiques selon l’objectif visé. La validité des comparaisons entre plusieurs données statistiques est appréhendée avec sévérité par les spécialistes du fait que les domaines d’activités ou les grandeurs choisies ne répondent pas toujours à cet objectif. Les procédures suivantes que les statisticiens se fixent sont généralement le jugement d’une évolution et les recherches de liaisons. Ces dernières, dans leur phase cruciale de calculs, prennent le nom de corrélations, opérations soumises à des formules mathématiques avancées.

La phase de récolte des chiffres bruts pose des problèmes de fiabilité et de régularité particulièrement lorsqu’on a affaire à des structures administratives ou techniques démunies en moyens humains ou matériels.

Dénouer l’écheveau des chiffres et en tirer un sens pratique

La relation entre les statistiques de l’économie et les outils opératoires de planification est une avancée qui a fait ses preuves dans tous les pays avancés. En Algérie, les efforts de l’enseignement universitaire ont conduit à créer l’un des fleurons de l’enseignement universitaire en Afrique lié au domaine de l’économie, de la planification et des statistiques. En effet,  l’INPS (Institut national de la planification et des statistiques) de Ben Aknoun a formé des générations de cadres économistes, démographes et statisticiens.

Tout en constituant une source majeure d’informations, l’opération de recensement de la population et de l’habitat (RGPH) réalisé en avril 2008, n’est qu’un maillon de la longue et complexe chaîne de l’information économique et sociale dont ont impérativement besoin les pouvoirs publics dans la gestion quotidienne de leurs départements respectifs et les autres acteurs de la société (presse, bureaux d’études, banques, université,…) pour mieux affiner leurs articles, études ou autres dossiers sensibles.

Depuis les premiers schémas d’organisation des sociétés humaines, le recensement des populations et des biens meubles et immeubles a accompagné la marche de l’humanité vers plus de progrès et perfectionnement dans l’organisation sociale.

Si les premières motivations du recensement de la population dans les sociétés organisées dès la plus haute Antiquité étaient, selon les investigations des analystes qui se sont penchés sur la question, la conscription et la levée des troupes pour se préparer à la guerre ainsi que la levée des impôts par capitation, la complexité et l’évolution des sociétés modernes ont généré d’autres raisons de procéder au recensement et ont étendu le domaine d’investigation de cette opération pour toucher à l’habitat, aux revenus et autres conditions de vie des populations. En effet, l’intérêt que revêt la connaissance chiffrée de l’état de la société et du pays n’a plus besoin d’être démontré. Aussi bien pour les décideurs politiques et les gestionnaires de l’économie que pour les chercheurs, les bureaux d’études et les médias, les statistiques économiques relatives à la répartition de la population par sexe, âge, niveau scolaire, zone du territoire national, ville, bourgade, zone éparse, activité exercée, revenu,…etc., sont devenus le pain quotidien qui permet d’établir des diagnostics, de faire des analyses socioéconomiques, de prendre des décisions et de réaliser des projections fondées sur des chiffres supposés justes. Indispensable instrument de planification pour les gestionnaires du pays, le recensement de la population et de l’habitat, tel celui effectué en 2008, a pour vocation de compléter, d’affiner et, à l’occasion, de corriger les statistiques provenant des administrations (mairies, directions exécutives de wilaya) ou de simples estimations des organismes spécialisés tel l’Office national des statistiques.

Une chose paraît certaine : la rigueur des statistiques sociales en Algérie ne semble pas la vertu principale de ceux – décideurs, gestionnaires ou journalistes – qui se piquent le plus à en user dans leur travail quotidien. Les raisons en sont nombreuses. Outre les imprécisions et les approximations dues souvent à un déficit en formation spécialisée et à un sens peu élevé de l’art de la communication, l’imbroglio et les «maquis» statistiques tirent également leur origine d’un mode de gestion opaque, autocratique et excessivement centralisé. Un journaliste enquêtant sur une maladie au sein d’un hôpital ne peut accéder aux statistiques qu’après l’accord de la direction de la santé et de la population de la wilaya. Que dire d’un directeur des services agricoles sur le front de la lutte anti-acridienne dans une zone des Hauts Plateaux, pressé par les journalistes sous les ailes d’un avion affrété pour épandre un insecticide sur les parcelles de blé de donner la superficie dévastée par les criquets, et qui se débine en renvoyant les hommes de presse aux services du ministère sis au boulevard Amirouche de la capitale !?

La rétention de l’information statistique participe sans aucun doute d’un déficit des valeurs démocratiques dans nos institutions et dans la société. Elle fait partie des attributs du monopole politique.

Comment obtenir une information statistique fiable et exploitable ? De quels instruments disposent les journalistes pour meubler leurs articles de façon à garder leur crédibilité auprès des lecteurs ? Et, enfin, de quelle formation sont dotés ces mêmes journalistes pour pénétrer l’intelligibilité des chiffres, diagrammes, histogrammes et graphes ? Quand nous rencontrons des chiffres, en milliards, qui ne sont pas suivis de l’unité de mesures (dinars, centimes, dollars, euros,…), il y a lieu de se poser des questions sur l’attention et la valeur accordées aux chiffres énoncés.

Efficacité économique et veille stratégique

Il y a lieu de rappeler que, dans un de ses rapports annuels, le Conseil national économique et social (CNES) avait pertinemment soulevé une question stratégique, celle du système national d’information économique et social. La lourdeur et la fragilité de ce système obèrent en premier lieu la qualité et la validité du travail effectué par cet organisme consultatif, censé pourtant recueillir les vraies statistiques pour lui servir de base de travail dans ses rapports et analyses qu’il produit régulièrement. Le CNES se plaint du fait qu’«il s’est toujours heurté à la faible disponibilité et à l’insuffisante fiabilité des informations relevant du champ économique et social».

Ces matériaux de travail, matière première indispensable pour poser le véritable diagnostic de l’économie nationale et en élaborer un tableau de bord fiable et pratique, baignent dans un système «archaïque, désintégré, sous-encadré, faiblement performant et d’une médiocre fiabilité», selon le CNES. Si le Conseil économique et social, composé de spécialistes et de gens de grande compétence – à commencer par les deux présidents qu’ils a connus jusqu’à ce jour, Mohamed-Salah Mentouri et Mohamed-Seghir Babès –, vit une telle situation, que dira-t-on alors de jeunes universitaires ou de journalistes appelés à manipuler des chiffres statistiques, à les exploiter pour une thèse ou un article et a en communiquer la signification et la substance à de profanes lecteurs ? C’est une véritable aventure dont on ne mesure probablement pas encore la portée et la responsabilité.

L’Algérie dispose pourtant d’une structure, l’ONS, chargé de recueillir et de traiter, selon les méthodes scientifiques les plus modernes et avec les instruments informatiques les plus éprouvés, les statistiques de la nation. De même, au niveau des wilayas, les directions de la planification et de l’aménagement du territoire sont chargées du même travail à l’échelon local en plus de la responsabilité de l’inscription des projets de développement basés sur ces informations. Cependant, la maîtrise de l’information statistique semble être encore un vœu pieux aussi bien pour les chiffres de l’emploi et du chômage que pour tous les autres domaines de la vie économique et sociale où ces chiffres se révèlent d’un indéniable intérêt.

Pour ce qui est du monde de la presse, les journalistes font souvent face à une stupide rétention de l’information par les structures publiques – et même privées – sollicitées. A cela, s’ajoute la formation générale et universitaire du journaliste qui, le plus souvent, ne le prédispose pas à traiter efficacement et d’une manière intelligible et pédagogique l’information statistique. Dans la plupart des cas, cette dernière n’est pas donnée en chiffres absolus (information brute), mais translatée en moyenne pondérée, ratios, graphes en courbes, taux de corrélation,…etc. Pour pouvoir décrypter ces outils et surtout pour leur donner un sens pratique qui sera matérialisé, dans l’article de presse, par des mots ou d’autres chiffres plus simplifiés ou plus accessibles au lecteur, il faut, avouons-le, un minimum de formation en la matière. Il faut dire aussi que les publications périodiques et les journaux spécialisés dans le domaine, capables de vulgariser des concepts et des outils statistiques, commencent à peine à connaître les faveurs des lecteurs. Certains quotidiens nationaux ont même créé leur supplément économique pour combler un tant soit peu le déficit en information économique. Il va sans dire que les statistiques, inventaires et recensements ne suffisent pas, à eux seuls, à instaurer la cohérence et l’appréhension globale du sujet traité. La connaissance de la géographie humaine, du droit commercial, du droit des entreprises, du code des investissements et d’autres législations spécifiques s’avère parfois d’un précieux secours.

En somme, beaucoup de facteurs concourent pour rendre l’information économique et sociale inaccessible, non fiable et non exploitable, pour reprendre les termes du CNES.  Le problème réside aussi bien dans les services «producteurs» de chiffres que chez les instances et personnes chargées de l’exploitation des données. Sur ce chapitre bien épineux, le CNES a tiré la sonnette d’alarme et parle de la nécessité d’établir  «une véritable économie de l’information, sous-tendue par des préoccupations d’efficacité économique et de veille stratégique et technologique».      

C’est pourquoi il propose la reconnaissance de l’information comme «ressource de valeur» et appelle les pouvoirs publics à procéder à un bilan exhaustif de ce secteur stratégique pour en améliorer la gestion et les performances.

Aux normes internationales

Depuis le 1er janvier dernier, l’Algérie a mis en pratique le nouveau plan comptable basé sur des standards internationaux. Depuis trois ans, les pouvoirs publics ont, pour améliorer, moderniser et promouvoir aux normes mondiales le système comptable national, fourni des efforts méritoires qui ont abouti, en 2007, à l’adoption par l’Assemblée populaire nationale d’un nouveau système comptable offrant plus de transparence et de lisibilité malgré les efforts d’apprentissage et de mise à niveau qu’un tel système a exigés et exige encore des entreprises et des personnels appelés à le mettre en pratique. Ce système, initialement destiné à être appliqué à partir de 2009, a été reporté d’une année suite à des retards dans la formation et la vulgarisation. Ce nouveau plan «hissera la comptabilité nationale aux normes de fonctionnement de l’économie moderne et permettra de produire une information détaillée reflétant une image fidèle de la situation financière des entreprises», a souligné le ministre des Finances. C’est au début de l’année 2008 qu’un vrai travail de vulgarisation a été entamé à l’intention des futurs utilisateurs de ce nouveau système. Des experts comptables estiment que «le travail de vulgarisation fait jusqu’ici par le Conseil national de la comptabilité n’est pas à même de rendre les comptables algériens prêts à l’application du nouveau plan». Lors d’un séminaire organisé en 2009 sur les modalités d’application du nouveau système comptable et des normes IFRS (International Financial Reporting Standards), M. Abci, consultant formateur, juge qu’«il est aujourd’hui nécessaire que les structures ayant été à l’origine de la conception du nouveau plan expliquent aux professionnels ses modalités d’application. Cette importante démarche constitue un instrument essentiel pour l’accompagnement du processus de passage de l’ancien au nouveau système». Le nouveau système remplace le plan comptable national datant de 1975. Ce dernier ne répond plus aux exigences de la nouvelle économie ouverte sur le monde et sur l’investissement privé. Le système comptable est censé «permettre la production d’informations détaillées, fiables et comparables reflétant notamment une image transparente et plus précise de la situation financière des entreprises (…) Comme il donne à la gestion de la comptabilité une nouvelle conception dominée par l’aspect économique qui intéresse les investisseurs, au lieu du juridique et fiscal qui intéresse beaucoup plus l’administration fiscale», selon le ministre des Finances. Le nouveau système, pour lequel des séminaires et journées d’études ont été  organisés pour être au rendez-vous de l’échéance de janvier 2010, sera l’instrument comptable légal des grandes entreprises nationales, de quelque 200 000 PME privées et 711 PME publiques ; mais son application est finalement différée à 2010 pour permettre aux entreprises de se préparer convenablement. 

Outre la maîtrise et la modernisation des informations comptables et statistiques propres à l’administration, aux entreprises et aux autres services, l’Algérie est attendue sur le terrain de la mise en circulation des ces informations de façon à mieux en démocratiser l’usage. A bien y réfléchir, la mise à la disposition du large public (journalistes, bureaux d’études, écoles spécialisées,…) des informations statistiques fiables et exploitables participe inévitablement des efforts pour asseoir la transparence de la gestion et la bonne gouvernance.  

L’importance d’un système statistique fiable, performant et adapté à la nouvelle étape de l’économie nationale – étape d’ouverture sur le marché et de modernisation de l’outil de production – n’est plus à démontrer. Plus qu’un accompagnement chiffré de la production économique nationale et des mouvements et flux des biens et  services matérialisé par des tableaux ou des diagrammes, l’instrument statistique est un moyen de travail qui fait appel aux outils scientifiques d’évaluation et de prospective.

Dans l’objectif de mieux valoriser les données statistiques nationales et de les mettre aux standards internationaux, l’Algérie vient à intégrer en 2009 le Système général de diffusion des données du Fonds monétaire international (International Monetary Fund’s General Data Dissemination System-GDDS) «marquant ainsi une étape majeure dans le développement de son système statistique», selon les termes du FMI. L’intégration à ce système de base de données permet désormais «la publication d’informations complètes sur l’Algérie qui seront diffusées dans le FMI Bulletin Board réservé aux pays ayant adhéré à ce dispositif de statistiques», ajoute le Fonds. L’Algérie est devenue, depuis 2009, le 95e participant au GDDS du FMI. A l’occasion de cette mise à niveau, le gouverneur de la Banque d’Algérie, Mohammed Laksaci, a considéré qu’en intégrant ce système, «l’Algérie s’est engagée à se doter d’un système statistique national conforme aux meilleures pratiques internationales» en la matière.   

«Contrairement à l’idée selon laquelle, dans les pays en développement l’accès à l’information est un luxe superflu du fait du manque d’éducation et de la faiblesse des revenus des citoyens de base, dont il convient en premier lieu d’assurer l’amélioration des conditions matérielles d’existence (argument souvent invoqué par les régimes autoritaires pour mettre l’accent sur la croissance économique et reporter à plus tard la démocratisation), même dans un pays parmi les plus pauvres de la planète, il existe un véritable besoin de savoir, et partant, de participation, auquel la statistique publique se doit de répondre», notent Mireille Azafindrakoto et François Roubaud dans leur étude intitulée  «La statistique au service du débat démocratique en Afrique».

Par Saâd Taferka

 

Haut

Sofiane Berhouni, responsable à l’agence Algex

L’agriculture comme fer de lance

L'Agence algérienne de promotion du commerce extérieur, Algex, est un organisme chargé de mettre en œuvre la politique nationale de promotion du commerce étranger en encourageant la diversification des exportations hors hydrocarbures. M. Sofiane Berhouni, responsable au service du commerce extérieur à l'agence nous parle des actions menées par cet organisme afin d'atteindre ses objectifs.

 

Propos recueillis

par Ahmed Gasmia

 

Les Débats : Que pouvez-vous nous dire, aujourd’hui, sur les exportations hors hydrocarbures en Algérie ? Quels sont les secteurs où les sociétés exportent le plus ?

- M. Sofiane Berhouni : De nombreuses sociétés opérant dans le secteur de l’agroalimentaire exportent leurs produits depuis quelques années déjà. Il s’agit essentiellement de sociétés produisant des jus et des eaux gazéifiées. Nous pensons que le secteur de l’agroalimentaire est très prometteur en termes d’exportation, même s’il y a des sociétés opérant dans d’autres secteurs susceptibles de proposer leurs produits sur le marché international. Les produits algériens peuvent être exportés également dans le cadre des accords de partenariat avec l’Union européenne. L’Algérie dispose d’un potentiel intéressant dans différents secteurs, mais il est important que des efforts soient fournis par les opérateurs eux-mêmes  afin que leurs produits soient aux normes internationales. Algex fait des efforts de son côté pour développer le potentiel des entreprises algériennes afin de leur permettre d’exporter leurs productions.

 

De quelle manière Algex apporte-t-elle son soutien aux entreprises algériennes ?

- Nous assurons notre aide aux entreprises intéressées par l’exportation de différentes manières.  Nous organisons des manifestations à l’étranger et  accompagnons  les entrepreneurs algériens à l’occasion de leur participation à des rencontres internationales. D’un autre côté, nous mettons les entreprises algériennes en contact  avec des opérateurs étrangers dans le cadre de rencontres d’affaires, en plus de la mise en relation d’affaires entre les entrepreneurs.  Nous mettons également à la disposition des entreprises algériennes des informations relatives au marché international afin de les aider dans leur stratégie de développement.

La priorité d’Algex, aujourd’hui, est d’expliquer aux opérateurs algériens l’importance de se placer sur le marché international. Il est important que les produits algériens soient disponibles à l’étranger même en petites quantités car cela représente déjà une ouverture intéressante pour l’exportation de plus grands volumes de produits hors hydrocarbures.

 

Est-ce que les procédures sont simplifiées pour les entreprises intéressées par l’accompagnement d’Algex ?

- Toute entreprise disposant d’un registre du commerce en règle peut bénéficier de notre appui. Il suffit juste de  nous contacter. Nous sommes à même de fournir à ces entreprises toutes les statistiques  relatives au marché international et même au marché local.

Il faut avoir un enregistre du commerce, et qu’on nous contacte ; on l’oriente et on lui donne des infos et des  statistiques sur le marché extérieur et même sur le marché local. Notre agence prend en charge toutes les demandes exprimées au niveau national quelle que soit la région où se trouve l’entreprise intéressée.

 

Pouvez-vous nous donner une idée sur les actions à mener par l’agence Algex dans un avenir proche ?

Nous  avons pour priorité de poursuivre nos actions de promotion de l’exportation hors hydrocarbures. Nous envisageons d’organiser un certain nombre de séminaires et différentes autres actions de sensibilisation en direction des opérateurs économiques. Nous avons également pour priorité de former davantage notre personnel afin d’être plus performants.

 

Haut

 

 

copyright © 2001-2009 - MAHMOUDI INFO Sarl - Tous droits réservés.

Conception M.Merkouche