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La
majorité des pays membres le demandent
A quand le
déplacement du siège de la CAF du Caire ?
C’est une
mascarade que le match de notre équipe nationale face à son
homologue égyptienne avec l'arbitrage scandaleux du Béninois Coffi
Codjia, dont on dit qu'il a été touché par les Egyptiens et surtout
avec la bénédiction de la CAF, étant donné que c'est cette structure
qui l'a désigné pour arbitrer ce match très important bien que tout
proche de la retraite.
Les soupçons
pourchassent à chaque fois les Egyptiens, surtout que les erreurs
d’arbitrage lors des matchs des Pharaons sont devenues fréquentes.
D’aucuns pensent que l’instance dirigeante africaine est trop
conciliante avec les coéquipiers d’Ahmed Hassan qui gagnent parfois
des matchs d’une étrange manière, sachant que leurs adversaires et
sur le papier ne sont pas à chaque fois à leur portée. Certains sont
même allés très loin, et c’est le cas des Camerounais qui ont été
sortis des quarts de finale de cette CAN 2010 qui se déroule en
Angola, et qui ont laissé entendre que les Egyptiens se dopaient,
car il était, pour eux, anormal que les joueurs de la sélection
égyptienne jouent avec le même rendement et la même intensité dans
le jeu du début jusqu’à la fin de la compétition. La presse de ce
pays considère, donc, que les joueurs de la sélection égyptienne se
dopent et le fait que les échantillons soient envoyés au siège de la
CAF au Caire fait que ces derniers ne sont pas contrôlés, étant
donné que ce sont les responsables de ce pays qui camouflent tout.
Les Camerounais en veulent pour preuve le fait que les Pharaons ne
se montrent pas avec le même rendement lors des éliminatoires du
Mondial, lors desquelles ils ne peuvent pas faire la même chose et
ne peuvent pas se doper, en raison de la complexité du contrôle qui
ne passe pas par la CAF, mais plutôt par les services de la FIFA qui
sont plus stricts dans ce genre de contrôle. Tout cela fait que les
Egyptiens montrent deux visages différents et conforte la thèse de
ceux qui pensent que cela n’est pas vraiment normal et qu’il y a
donc anguille sous roche. Pour cela et pour d’autres raisons encore,
de nombreux pays membres de la CAF souhaitent que le siège de la CAF
soit déplacé vers un autre pays pour garantir la neutralité et
sauver la crédibilité de cette instance qui a été sérieusement
ébranlée, après plusieurs incidents qui n’honorent en rien le
football africain et qui ont été touchés dans leur dignité par ce
genre de procédés pas du tout catholiques.
Les liens de
Hayatou avec l’Egypte
En outre et pour
confirmer que la CAF n’est pas exempte de tout reproche et que des
magouilles à ciel ouvert sont le quotidien de cette instance, il
faut savoir que le président de cette structure continentale, le
Camerounais Issa Hayatou, a des liens très spéciaux avec l’Egypte
qui abrite le siège de cette structure. On dit qu’il est,
d’ailleurs, marié à une Egyptienne. Toutefois, le plus troublant
dans ces liens, c’est le fait qu’il a beaucoup fait pour désigner
Mustapha Fehmi, comme secrétaire général de la CAF, poste qu’il
occupe depuis fort longtemps. Ce dernier reste un dirigeant influent
dans la structure dirigeante du football africain et prend des
décisions très importantes, sous le regard complaisant de Hayatou
qui ne peut pas le dénigrer. Le fait que le siège de la CAF se
trouve au Caire a fait que le président de cette instance accorde de
nombreux privilèges aux Egyptiens. Cela s’est confirmé dernièrement
avec l’organisation par ce pays du Mondial des 20 ans, malgré les
insuffisances constatées sur le plan de l’organisation. Cela s’est
passé en octobre et bien sûr cela a été une bonne occasion pour la
Fifa de Blatter et la CAF de Hayatou qui avaient appuyé le dossier
de ce pays pour témoigner son «amour» aux Egyptiens qui avaient, à
l’occasion, reçu les éloges de Blatter mais aussi un bon paquet
d’argent sous forme d’un second projet Goal servi par l’Egyptien
Taha Smaïl. Tout cela montre que le football est une affaire
d’intérêt et que la CAF gagnerait beaucoup à maintenir son siège au
Caire qui lui procure des intérêts énormes, sachant que l’Egypte est
appuyée aussi par des parties tierces qui aident beaucoup ce pays à
se faufiler dans les instances africaines. C’est pour cette raison
que de nombreux membres de cette instance, qui ont compris ce qui se
passe dans les coulisses, demandent le déplacement du siège de la
CAF de cette capitale arabe et son installation plutôt en Afrique du
Sud qui pourrait rendre à cette structure sa réputation, d’autant
plus que ce pays peut être considéré comme la Suisse de l’Afrique.
En outre, certains pensent que l’Egypte n’aurait jamais pu abriter
la CAF si les pays africains n’étaient pas colonisés au moment de sa
création. Un vrai débat est ainsi engagé et les pour sont de loin
les plus nombreux, ce qui fait qu’on devrait assister à l’avenir et
lors de l’AG de la CAF à un forcing de certains pays membres qui
demanderaient le transfert vers un autre pays africain, surtout
après la dernière crise entre l’Algérie et l’Egypte en raison des
deux matchs des éliminatoires et plus récemment ce match comptant
pour la demi-finale de la CAN en Angola.
La CAN n’est
plus une compétition crédible
En outre, ce qui
se passe au niveau de la Coupe d’Afrique des Nations fait que de
nombreux pays considèrent que cette compétition n’est plus crédible.
Il y a, en effet, ce problème de l’arbitrage qui devient récurrent.
Il ne se passe pas une édition où des fautes graves d’arbitrage ne
sont pas signalées et qui influencent carrément et de manière
directe les résultats. Il faut savoir qu’il y a surtout un pays
bien déterminé qui bénéficie de ces erreurs, à savoir l’Egypte.
Ainsi et lors de cette dernière édition qui s’est déroulée en
Angola, de nombreuses équipes ont fait état de ces erreurs de ces
hommes en noir, qui se sont manifestées justement face aux Pharaons,
comme cela a été le cas avec le Cameroun et l’Algérie qui ont payé
cash ces «erreurs» d’arbitrage. Cela devient récurrent, sans que la
CAF ne bronche. En plus de ces erreurs d’arbitrage, le choix de
certains pays pour abriter les phases finales des Coupes d’Afrique
des Nations est décrié. C’est le cas, ainsi, de l’Angola, à qui on a
permis l’organisation de cette édition, alors que le calme n’est pas
encore revenu dans ce pays qui sort d’une guerre civile. La
sélection du Togo a payé ce laxisme dans l’organisation sécuritaire
de cette compétition en perdant deux des siens, ce qui les amènera à
quitter la compétition bien avant son début, ce qui peut être
considéré comme un véritable camouflet pour la CAF.
En outre, les
arguments présentés par Hayatou pour tenir cette CAN tous les deux
ans ne tiennent pas la route si on se fie à la réalité.
En effet, le
patron de la CAF avait déclaré que le fait de l’organiser avec cette
fréquence permet aux pays qui se doivent de l’organiser de se doter
d’infrastructures aux normes internationales, ce qui ne sera pas le
cas en Angola, avec des stades aux pelouses dégradées. On a vu
comment de nombreuses équipes se sont plaintes de la qualité de la
pelouse dans certains stades, en plus du manque dans les structures
d’accueil qui n’a permis le déplacement de supporteurs des pays
participants.
Le choix de
l’Angola pour cette dernière édition a été fortement critiqué en
raison de la cherté de la vie dans ce pays et qui a fait que les
délégations ont souffert pour garantir leur séjour sur place. Tout
cela fait que la CAF est appelée à revoir sa stratégie pour espérer
montrer un autre visage de cette compétition.
Par Anouar M.
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