Semaine du 3 au 9 février 2010

 

La majorité des pays membres le demandent

A quand le déplacement du siège de la CAF du Caire ?

 

 
 
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 La majorité des pays membres le demandent

A quand le déplacement du siège de la CAF du Caire ?

C’est une mascarade que le match de notre équipe nationale face à son homologue égyptienne avec l'arbitrage scandaleux du Béninois Coffi Codjia, dont on dit qu'il a été touché par les Egyptiens et surtout avec la bénédiction de la CAF, étant donné que c'est cette structure qui l'a désigné pour arbitrer ce match très important bien que tout proche de la retraite.

Les  soupçons pourchassent à chaque fois les Egyptiens, surtout que les erreurs d’arbitrage lors des matchs des Pharaons sont devenues fréquentes. D’aucuns pensent que l’instance dirigeante africaine est trop conciliante avec les coéquipiers d’Ahmed Hassan qui gagnent parfois des matchs d’une étrange manière, sachant que leurs adversaires et sur le papier ne sont pas à chaque fois à leur portée. Certains sont même allés très loin, et c’est le cas des Camerounais qui ont été sortis des quarts de finale de cette CAN 2010 qui  se déroule en Angola, et qui ont laissé entendre que les Egyptiens se dopaient, car il était, pour eux, anormal que les joueurs de la sélection égyptienne jouent avec le même rendement  et la même intensité dans le jeu du début jusqu’à la fin de la compétition. La presse de ce pays considère, donc,  que les joueurs de la sélection égyptienne se dopent et le fait que les échantillons soient envoyés au siège de la CAF au Caire fait que ces derniers ne sont pas contrôlés, étant donné que ce sont les responsables de ce pays qui camouflent tout. Les Camerounais en veulent pour preuve le fait que les Pharaons ne se montrent pas avec le même rendement lors des éliminatoires  du Mondial, lors desquelles ils ne peuvent pas faire la même chose et ne peuvent pas se doper, en raison de la complexité du contrôle qui ne passe pas par la CAF, mais plutôt par les services de la FIFA qui sont plus stricts dans ce genre de contrôle. Tout cela fait que les Egyptiens montrent deux visages différents et conforte la thèse de ceux qui pensent que cela n’est pas vraiment normal et qu’il y a donc anguille sous roche. Pour cela et pour d’autres raisons encore, de nombreux pays membres de la CAF souhaitent que le siège de la CAF soit déplacé vers un autre pays pour garantir la neutralité et sauver la crédibilité de cette instance qui a été sérieusement ébranlée, après plusieurs incidents qui n’honorent en rien le football africain et qui ont été touchés dans leur dignité par ce genre de procédés pas du tout catholiques.

Les liens de Hayatou avec l’Egypte

En outre et pour confirmer que la CAF  n’est pas exempte de tout reproche et que des magouilles à ciel ouvert sont le quotidien de cette instance, il faut savoir que le président de cette structure continentale, le Camerounais Issa Hayatou, a des liens très spéciaux avec l’Egypte qui abrite le siège de cette structure.  On dit qu’il est, d’ailleurs, marié à une Egyptienne. Toutefois, le plus troublant dans ces liens, c’est le fait qu’il a beaucoup fait pour désigner Mustapha Fehmi, comme secrétaire général  de la CAF, poste qu’il occupe depuis fort longtemps. Ce dernier reste un dirigeant influent dans la structure dirigeante du football africain et prend des décisions très importantes, sous le regard complaisant de Hayatou qui ne peut pas le dénigrer. Le fait que le siège de la CAF se trouve au Caire a fait que le président de cette instance accorde de nombreux privilèges aux Egyptiens. Cela s’est confirmé dernièrement avec l’organisation par ce pays du Mondial des 20 ans, malgré les insuffisances constatées sur le plan de l’organisation.  Cela s’est passé  en octobre  et bien sûr cela a été une bonne occasion pour la Fifa de Blatter et la CAF de Hayatou qui avaient appuyé le dossier de ce pays pour témoigner son «amour» aux Egyptiens qui avaient, à l’occasion, reçu les éloges de Blatter mais aussi un bon paquet d’argent sous forme d’un second projet Goal servi par l’Egyptien Taha Smaïl. Tout cela montre que le football est une affaire d’intérêt et que la CAF gagnerait beaucoup à maintenir son siège au Caire qui lui procure des intérêts énormes, sachant que l’Egypte est appuyée aussi par des parties tierces qui aident beaucoup ce pays à se faufiler dans les instances africaines. C’est pour cette raison que de nombreux membres de cette instance, qui ont compris ce qui se passe dans les coulisses, demandent le déplacement du siège de la CAF de cette capitale arabe et son installation plutôt en Afrique du Sud qui pourrait rendre à cette structure sa réputation, d’autant plus que ce pays peut être considéré comme la Suisse de l’Afrique. En outre, certains pensent que l’Egypte n’aurait jamais pu abriter la CAF si les pays africains n’étaient pas colonisés au moment de sa création. Un vrai débat est ainsi engagé et les pour sont de loin les plus nombreux, ce qui fait qu’on devrait assister à l’avenir et lors de l’AG de la CAF à un forcing de certains pays membres qui demanderaient le transfert vers un autre pays africain, surtout après la dernière crise entre l’Algérie et l’Egypte en raison des deux matchs des éliminatoires et plus récemment ce match comptant pour la demi-finale de la CAN en Angola.

La CAN n’est plus une compétition crédible

En outre, ce qui se passe au niveau de la Coupe d’Afrique des Nations fait que de nombreux pays considèrent que cette compétition n’est plus crédible. Il y a, en effet, ce problème de l’arbitrage qui devient récurrent. Il ne se passe pas une édition où des fautes graves d’arbitrage ne sont pas signalées et qui influencent carrément et de manière directe les résultats.  Il faut savoir qu’il y a surtout un pays bien déterminé qui bénéficie de ces erreurs, à savoir l’Egypte. Ainsi et lors de cette dernière édition qui s’est déroulée en Angola, de nombreuses équipes  ont fait état de ces erreurs de ces hommes en noir, qui se sont manifestées justement face aux Pharaons, comme cela a été le cas avec le Cameroun et l’Algérie qui  ont payé cash ces «erreurs» d’arbitrage. Cela devient récurrent, sans que la CAF ne bronche. En plus de ces erreurs d’arbitrage, le choix de certains pays pour abriter les phases finales des Coupes d’Afrique des Nations est décrié. C’est le cas, ainsi, de l’Angola, à qui on a permis l’organisation de cette édition, alors que le calme n’est pas encore revenu dans ce pays qui sort d’une guerre civile. La sélection du Togo a payé ce laxisme dans l’organisation sécuritaire de cette compétition en perdant deux des siens, ce qui les amènera à quitter la compétition bien avant son début, ce qui peut être considéré comme  un véritable camouflet pour la CAF.

En outre, les arguments présentés par Hayatou pour tenir cette CAN tous les deux ans ne tiennent pas la route si on se fie à la réalité.

En effet, le patron de la CAF avait déclaré que le fait de l’organiser avec cette fréquence permet aux pays qui se doivent de l’organiser de se doter d’infrastructures aux normes internationales, ce qui ne sera pas le cas en Angola, avec des stades aux pelouses dégradées. On a vu comment de nombreuses équipes se sont plaintes de la qualité de la pelouse dans certains stades, en plus du manque dans les structures d’accueil qui n’a permis le déplacement de supporteurs des pays participants.

Le choix de l’Angola pour cette dernière édition a été fortement critiqué en raison de la cherté de la vie dans ce pays et qui a fait que les délégations ont souffert pour garantir leur séjour sur place. Tout cela fait que la CAF est appelée à revoir sa stratégie pour espérer montrer un autre visage de cette compétition.

Par Anouar M.

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