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Moussa
Touati à la reconquête de son parti
Le leader qui
s’est trompé de militants
Le président du
Front national algérien, M. Moussa Touati déclare s’être trompé de
militants. Il l’avoue et il le fait entendre à chaque rencontre avec
la base militante. Le présidentiable malheureux, après une défaite
amère, s’est retrouvé confronté à une crise interne sans précédent.
Ses détracteurs veulent sa tête et comptent le détrôner. Ne voulant
pas se laisser faire, le président du FNA compte sillonner le
territoire national afin de reconquérir son parti et faire barrage à
ses frères ennemis. Une stratégie simple et politiquement correcte,
visant à convaincre les adhérents de continuer à le soutenir et
tourner le dos au chant des sirènes de ses concurrents. Mais, au
préalable devrait-on pardonner au président son erreur ou du moins
faudrait-il que celui-ci demande pardon à ses militants ? Jusque-là,
ni les uns ni l’autre n’accordent de l’intérêt à ce détail.
Pourtant, le chef a commis une grave erreur. Celle de vouloir
élargir les rangs de son parti et en faire une force politique
quitte à recruter le premier venu. Peut être est-ce exagéré comme
conclusion, mais c’est Moussa Touati, lui-même, qui a déclaré il y a
quelques jours, que « ce ne sont pas les militants qui sont à
l’origine de la crise du FNA mais les arrivistes ». Des arrivistes,
qui faut-il le dire, occupaient des postes clefs au sein du parti en
qualité de cadres avec les honneurs de députés. Si le choix est
tombé sur eux pour représenter le Front, c’est que le président l’a
voulu. Ou parce que le président a été mal informé sur des militants
censés être les porte-étendards, voire la vitrine du parti, et ce,
compte tenu des hautes fonctions qu’ils occupent. Et c’est là que le
bât blesse. Moussa Touati, vieux routier en politique et personnage
averti, n’est pas du genre à se laisser avoir aussi simplement. Et
apprendre dans les jours à venir que ses opposants sont essoufflés
et discrédités ne devrait étonner que les novices en l’art de la
politique politicienne. Mais le point noir restera cette révélation
crachée par un leader politique, qui reconnaît avoir ouvert les
portes de son parti à des «arrivistes».
Autrement dit, à
des gens sans conviction ni rapport avec la ligne politique du
parti, dans le but, apparent ou caché, de gonfler les rangs d’une
formation dont le poids est inestimable sur l’échiquier politique
national. A voir la situation du FNA après l’élection
présidentielle, il est même légitime de se demander si le parti de
Moussa Touati est aussi grand que l’on croit. Cela dépend de la
riposte du chef. Mais aussi, de la détermination de ses opposants.
Par Aomar
Fekrache
Abdelaziz
Bouteflika attendu en France à «la fin de l’automne»
Le président
Abdelaziz Bouteflika est attendu en France à « la fin de
l’automne », a indiqué vendredi le secrétaire d’Etat à la Défense et
aux anciens combattants, Jean-Marie Bockel. « J’ai fait un
déplacement en Algérie il y a deux semaines, le principe d’une
visite du président Abdelaziz Bouteflika a été confirmé pour la fin
de l’automne », a indiqué M. Bockel dans un entretien à Radio
Orient. Le 13 mai, M. Bockel avait évoqué une visite en France du
président algérien, lors d’un entretien à Alger avec le ministre
algérien des Affaires étrangères, Mourad Medelci, sans fixer de
date. Une semaine auparavant, le chef de l’Etat algérien avait
indiqué que pour tourner la «page noire» de l’histoire avec la
France, ancienne puissance coloniale, il faudrait aux deux pays
trouver «ensemble» une «voie originale». «Il n’a pas parlé de
repentance», a souligné vendredi M. Bockel. «Trouvons donc les mots
qui relèvent d’une reconnaissance mais pas de la repentance».
L’Algérie
exportera de l’électricité vers l’Europe dès le 3e trimestre 2009
Le groupe société
nationale d’électricité et du gaz Sonelgaz prévoit l’exportation de
400 mégawatts (MW) d’électricité vers l’Europe à partir du troisième
trimestre de 2009, a annoncé, dimanche 31 mai, son PDG, Nourredine
Bouterfa. « Nous envisageons d’exporter 400 MW d’électricité à
partir du troisième trimestre 2009 » vers l’Europe, a déclaré M.
Bouterfa à Alger en marge de la présentation du bilan annuel de la
Commission de régulation de l’électricité et du gaz, selon l’agence
APS.
En 2008, le
gouvernement algérien avait donné son accord pour la création d’une
société algéro-marocaine spécialisée dans le transfert de l’énergie
électrique vers l’Espagne. Cet accord porte sur le transit d’énergie
électrique entre l’Algérie et l’Espagne via le réseau marocain par
l’établissement d’une interconnexion de 400 MW entre les deux pays,
selon Sonelgaz. Cette interconnexion permettrait à l’Algérie
d’exporter jusqu’a 1.000 MW d’électricité vers le Maroc et l’Espagne
et d’en importer jusqu’à 700 MW encas de besoin, toujours selon
Sonelgaz. M. Bouterfa a par ailleurs annoncé le lancement cette
année d’un emprunt obligataire d’un montant de 30 milliards de
dinars (300 millions d’euros) pour financier une partie des
investissements de Sonelgaz notamment dans la production
d’électricité.
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