|
Accueil
Dans la presse nationale
Menace sur la
sécurité nationale
L’Algérie est
fortement dépendante des pays étrangers pour son alimentation,
d’autant plus que ses besoins vont croissants. En 2008, la facture
alimentaire du pays a atteint 8 milliards de dollars alors qu’elle
n’était que de 2,5 milliards en 2003. L’envolée des prix de nombreux
produits alimentaires a considérablement réduit le pouvoir d’achat
du pays. Pratiquement tous les produits agroalimentaires constituant
l’alimentation de base des Algériens, à commencer par le blé, les
féculents, l’huile de table, le café et le concentré de tomates,
sont affectés par cette inflation importée, qui ne serait, selon les
experts, qu’à ses débuts, la tension inflationniste étant, pour
diverses raisons, appelée à s’installer dans la durée. Comment faire
face à cette déferlante inflationniste importée qui lamine chaque
jour davantage le pouvoir d’achat des Algériens déjà fortement
compromis par la stagnation des salaires et le surendettement de
nombreux ménages (notamment la classe moyenne) pris dans la spirale
des crédits à la consommation ? L’Algérie continuera à dépendre des
prix fixés à l’étranger tant qu’elle n’aura pas mis fin ou du moins
atténuer sa dépendance des agricultures et des industries
agroalimentaires étrangères. Le gouvernement vient donc de lancer
une action de valorisation des filières agricoles et
agroalimentaires afin de se donner plus d’autonomie en la matière.
Le Jeune
Indépendant
Ces zones de
non-droit qui narguent l’état
Le Premier
ministre pense qu’il est temps de cesser toute complicité passive ou
active avec les circuits économiques évoluant en marge de la loi.
Ahmed Ouyahia a effectivement averti qu’il ne cédera pas au chantage
exercé par les acteurs de ce genre de comportements. Qu’il s’agisse
de parkings sauvages, de marché informel, d’usines clandestines ou
de change parallèle, tous ces phénomènes sont autant de signes de
défi à l’autorité de l’Etat. Pourtant, il n’est pas rare que ce
dernier ferme les yeux. Pour prendre l’exemple des parkings
sauvages, une attitude de bienveillance est adoptée vis-à-vis de
leurs soi-disant gérants. L’explication trouve sa genèse dans le
fait que cela est perçu et interprété comme une manière de créer de
l’emploi, même si c’est dans un cadre informel. Les parkings ne
représentent pas le seul exemple d’activité qui échappe à tout
contrôle de l’Etat. Il suffit, en effet, de visiter certains squares
de la capitale pour se rendre compte que les lois n’ont aucune
emprise sur le terrain.
La législation de
la Banque d’Algérie sur le change est quotidiennement foulée aux
pieds. Emigrés, importateurs, hommes d’affaires, retraités,
étudiants et touristes sont des agents qui ont depuis longtemps
tourné le dos à la légalité pour alimenter un marché en dehors du
circuit bancaire. C’est ainsi que le chèque est le grand absent des
transactions commerciales : leurs auteurs préférant l’utilisation du
cash pour ne laisser aucune trace des opérations effectuées. Les
billets de 200 DA ne sont presque jamais remis aux guichets des
banques et circulent de main en main à tel point qu’ils ne
conservent plus que l’apparence d’une monnaie. Il ne faut pas, non
plus, compter sur les factures pour établir une quelconque écriture
comptable. Ces pratiques continuent toujours à être tolérées avec
toutes les conséquences à la fois sur la crédibilité de l’Etat et
sur sa trésorerie. Les revenus nets du secteur informel sont
effectivement estimés entre 300 et 600 milliards de dinars. La perte
de recettes fiscales au titre de la TVA pourrait être de 22
milliards de DA et celle des organismes de sécurité sociale de 120
milliards DA. Officiellement, il n’existe pas moins de 700 marchés
informels. Plus d’un million de personnes activent dans ce secteur.
Le citoyen peut se procurer de cette manière des téléphones
portables, des chaussures, des devises et toutes sortes de
marchandises.
Le Financier
Les verrous des
banques sautent
L’étude des
dossiers de demande de crédits destinés à l’emploi des jeunes n’est
plus du ressort des banques mais d’organismes sous l’égide du
gouvernement. Le Premier ministre, Ahmed Ouyahia, l’a annoncé, en
live, jeudi devant les membres du Sénat et des caméras de la
télévision. Le traitement des dossiers est assuré par des structures
habilitées à accepter ou rejeter le dossier. En plus clair,
M.Ouyahia précise qu’en cas d’avis favorable, la banque doit
accorder le crédit sans procéder à une deuxième étude. S’il en a été
décidé ainsi, c’est du fait que les banques ont refusé de jouer le
jeu en laissant des milliers de dossiers en suspens. Ce fait n’est
ni secret ni confidentiel, le président de la République s’est
lui-même attaqué aux banques où croupissent plus de 10 milliards de
dollars. M. Ouyahia a indiqué que les banques ont financé, lors du
premier semestre de l’année écoulée, 20 122 dossiers contre 33 472
au cours du deuxième semestre, soit une hausse de 50 %. Au cours des
quatre premiers mois de 2009, les banques ont financé 33 007
dossiers. Concernant l’emploi, le Premier ministre a déclaré que 42
748 emplois ont été créés durant le premier semestre 2008 contre 72
000 durant le deuxième semestre. Rien que pour les quatre premiers
mois de l’année en cours, 55 562 emplois ont été créés.
L’Expression
Banque
islamique 83% des Algériens favorables
Sur un échantillon
de 4.000 personnes sondées, réparties à travers le pays, ladite
étude a indiqué que 83% des Algériens étaient favorables à ce genre
de produits et, partant, pour l’introduction de nouvelles banques
islamiques sur le marché algérien. Une étude de marché menée par le
bureau américain Boston Consulting Group (BCG) pour le compte d‘une
grande banque arabe pas encore présente en Algérie a conclu, à la
grande prédisposition des Algériens, à solliciter des financements
et des produits financiers auprès d‘institutions fondées sur la
chariâ au détriment des banques traditionnelles reposant sur des
pratiques usuraires. Sur un échantillon de 4.000 personnes sondées
réparties à travers le pays, ladite étude a indiqué que 83% des
Algériens étaient favorables à ce genre de produits et, partant,
pour l‘introduction de nouvelles banques islamiques sur le marché
algérien. Un taux qui démontre, par ailleurs, le potentiel du marché
algérien. Il faut dire que les banques islamiques s‘approprient une
part «modeste» du marché financier en Algérie. Il s‘agit davantage
d‘un succès médiatique qu‘économique. De par le monde, les pays de
l‘Asie tels que la Malaisie sont au cœur de la croissance de la
finance islamique dans le monde, suivis de près par les pays
européens comme la Grande- Bretagne et l‘Allemagne.
La France, quant à
elle, essaye de prendre le train en marche pour développer la
finance islamique en incitant des banques issues notamment des pays
du Golfe à y venir s‘installer. En Afrique du Nord, la Tunisie est
considérée comme la première destination des banques islamiques. A
l‘inverse, l‘Algérie compte peu d‘établissements dans ce domaine
tout comme le Maroc qui fait exception en la matière en ne
comptabilisant aucune institution sinon des banques publiques qui
disposent de guichets dédiés. Pour revenir à l‘Algérie, à peine deux
banques et une seule compagnie d‘assurance qui pratique le «Takaful»
sont opérationnelles. Mise à part la banque Al-Baraka, installée en
1991, et Essalam, depuis huit mois, l‘Algérie ne compte pas d‘autres
banques islamiques. Cependant, les perspectives de la finance
islamique en Algérie s‘annoncent prometteuses. Plusieurs demandes
d‘agrément sont en instance de traitement au niveau du Conseil de la
monnaie et du crédit de la Banque d‘Algérie dont celle d‘Abu Dhabi
Islamic Bank qui vient de consacrer 110 millions d‘euros pour
réussir son effort d‘installation et de développement en Algérie.
L‘exemple le plus révélateur de ce potentiel latent du marché est
celui d‘El-Baraka Bank qui, dans la configuration actuelle, atteint
les 1,8% du marché national des finances, soit près de 15% de la
part du secteur bancaire privé en Algérie.Outre les banques qui ont
été expressément créées pour fournir des produits conformes aux
préceptes de l‘Islam, de grands groupes mondiaux s‘y sont mis et ont
intégré le concept en créant des filiales spécialisées. Ce n‘est pas
encore le cas en Algérie mais la Société Générale Algérie s‘est dite
prête à fournir ces prestations. Au Moyen-Orient par exemple, la
banque française BNP Paribas est un des leaders du secteur.
Le Midi Libre
Haut
e-mail :contact@lesdebats.com |