Semaine du 3 au 9 juin 2009

 
 
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Menace sur la sécurité nationale

L’Algérie est fortement dépendante des pays étrangers pour son alimentation, d’autant plus que ses besoins vont croissants. En 2008, la facture alimentaire du pays a atteint 8 milliards de dollars alors qu’elle n’était que de 2,5 milliards en 2003. L’envolée des prix de nombreux produits alimentaires a considérablement réduit le pouvoir d’achat du pays. Pratiquement tous les produits agroalimentaires constituant l’alimentation de base des Algériens, à commencer par le blé, les féculents, l’huile de table, le café et le concentré de tomates, sont affectés par cette inflation importée, qui ne serait, selon les experts, qu’à ses débuts, la tension inflationniste étant, pour diverses raisons, appelée à s’installer dans la durée. Comment faire face à cette déferlante inflationniste importée qui lamine chaque jour davantage le pouvoir d’achat des Algériens déjà fortement compromis par la stagnation des salaires et le surendettement de nombreux ménages (notamment la classe moyenne) pris dans la spirale des crédits à la consommation ? L’Algérie continuera à dépendre des prix fixés à l’étranger tant qu’elle n’aura pas mis fin ou du moins atténuer sa dépendance des agricultures et des industries agroalimentaires étrangères. Le gouvernement vient donc de lancer une action de valorisation des filières agricoles et agroalimentaires afin de se donner plus d’autonomie en la matière.

Le Jeune Indépendant

 

Ces zones de non-droit qui narguent l’état

Le Premier ministre pense qu’il est temps de cesser toute complicité passive ou active avec les circuits économiques évoluant en marge de la loi. Ahmed Ouyahia a effectivement averti qu’il ne cédera pas au chantage exercé par les acteurs de ce genre de comportements. Qu’il s’agisse de parkings sauvages, de marché informel, d’usines clandestines ou de change parallèle, tous ces phénomènes sont autant de signes de défi à l’autorité de l’Etat. Pourtant, il n’est pas rare que ce dernier ferme les yeux. Pour prendre l’exemple des parkings sauvages, une attitude de bienveillance est adoptée vis-à-vis de leurs soi-disant gérants. L’explication trouve sa genèse dans le fait que cela est perçu et interprété comme une manière de créer de l’emploi, même si c’est dans un cadre informel. Les parkings ne représentent pas le seul exemple d’activité qui échappe à tout contrôle de l’Etat. Il suffit, en effet, de visiter certains squares de la capitale pour se rendre compte que les lois n’ont aucune emprise sur le terrain.

La législation de la Banque d’Algérie sur le change est quotidiennement foulée aux pieds. Emigrés, importateurs, hommes d’affaires, retraités, étudiants et touristes sont des agents qui ont depuis longtemps tourné le dos à la légalité pour alimenter un marché en dehors du circuit bancaire. C’est ainsi que le chèque est le grand absent des transactions commerciales : leurs auteurs préférant l’utilisation du cash pour ne laisser aucune trace des opérations effectuées. Les billets de 200 DA ne sont presque jamais remis aux guichets des banques et circulent de main en main à tel point qu’ils ne conservent plus que l’apparence d’une monnaie. Il ne faut pas, non plus, compter sur les factures pour établir une quelconque écriture comptable. Ces pratiques continuent toujours à être tolérées avec toutes les conséquences à la fois sur la crédibilité de l’Etat et sur sa trésorerie. Les revenus nets du secteur informel sont effectivement estimés entre 300 et 600 milliards de dinars. La perte de recettes fiscales au titre de la TVA pourrait être de 22 milliards de DA et celle des organismes de sécurité sociale de 120 milliards DA. Officiellement, il n’existe pas moins de 700 marchés informels. Plus d’un million de personnes activent dans ce secteur. Le citoyen peut se procurer de cette manière des téléphones portables, des chaussures, des devises et toutes sortes de marchandises.

Le Financier

 

Les verrous des banques sautent

L’étude des dossiers de demande de crédits destinés à l’emploi des jeunes n’est plus du ressort des banques mais d’organismes sous l’égide du gouvernement. Le Premier ministre, Ahmed Ouyahia, l’a annoncé, en live, jeudi devant les membres du Sénat et des caméras de la télévision. Le traitement des dossiers est assuré par des structures habilitées à accepter ou rejeter le dossier. En plus clair, M.Ouyahia précise qu’en cas d’avis favorable, la banque doit accorder le crédit sans procéder à une deuxième étude. S’il en a été décidé ainsi, c’est du fait que les banques ont refusé de jouer le jeu en laissant des milliers de dossiers en suspens. Ce fait n’est ni secret ni confidentiel, le président de la République s’est lui-même attaqué aux banques où croupissent plus de 10 milliards de dollars. M. Ouyahia a indiqué que les banques ont financé, lors du premier semestre de l’année écoulée, 20 122 dossiers contre 33 472 au cours du deuxième semestre, soit une hausse de 50 %. Au cours des quatre premiers mois de 2009, les banques ont financé 33 007 dossiers. Concernant l’emploi, le Premier ministre a déclaré que 42 748 emplois ont été créés durant le premier semestre 2008 contre 72 000 durant le deuxième semestre. Rien que pour les quatre premiers mois de l’année en cours, 55 562 emplois ont été créés.         

L’Expression

 

Banque islamique 83% des Algériens favorables

Sur un échantillon de 4.000 personnes sondées, réparties à travers le pays, ladite étude a indiqué que 83% des Algériens étaient favorables à ce genre de produits et, partant, pour l’introduction de nouvelles banques islamiques sur le marché algérien. Une étude de marché menée par le bureau américain Boston Consulting Group (BCG) pour le compte d‘une grande banque arabe pas encore présente en Algérie a conclu, à la grande prédisposition des Algériens, à solliciter des financements et des produits financiers auprès d‘institutions fondées sur la chariâ au détriment des banques traditionnelles reposant sur des pratiques usuraires. Sur un échantillon de 4.000 personnes sondées réparties à travers le pays, ladite étude a indiqué que 83% des Algériens étaient favorables à ce genre de produits et, partant, pour l‘introduction de nouvelles banques islamiques sur le marché algérien. Un taux qui démontre, par ailleurs, le potentiel du marché algérien. Il faut dire que les banques islamiques s‘approprient une part «modeste» du marché financier en Algérie. Il s‘agit davantage d‘un succès médiatique qu‘économique. De par le monde, les pays de l‘Asie tels que la Malaisie sont au cœur de la croissance de la finance islamique dans le monde, suivis de près par les pays européens comme la Grande- Bretagne et l‘Allemagne.

La France, quant à elle, essaye de prendre le train en marche pour développer la finance islamique en incitant des banques issues notamment des pays du Golfe à y venir s‘installer. En Afrique du Nord, la Tunisie est considérée comme la première destination des banques islamiques. A l‘inverse, l‘Algérie compte peu d‘établissements dans ce domaine tout comme le Maroc qui fait exception en la matière en ne comptabilisant aucune institution sinon des banques publiques qui disposent de guichets dédiés. Pour revenir à l‘Algérie, à peine deux banques et une seule compagnie d‘assurance qui pratique le «Takaful» sont opérationnelles. Mise à part la banque Al-Baraka, installée en 1991, et Essalam, depuis huit mois, l‘Algérie ne compte pas d‘autres banques islamiques. Cependant, les perspectives de la finance islamique en Algérie s‘annoncent prometteuses. Plusieurs demandes d‘agrément sont en instance de traitement au niveau du Conseil de la monnaie et du crédit de la Banque d‘Algérie dont celle d‘Abu Dhabi Islamic Bank qui vient de consacrer 110 millions d‘euros pour réussir son effort d‘installation et de développement en Algérie. L‘exemple le plus révélateur de ce potentiel latent du marché est celui d‘El-Baraka Bank qui, dans la configuration actuelle, atteint les 1,8% du marché national des finances, soit près de 15% de la part du secteur bancaire privé en Algérie.Outre les banques qui ont été expressément créées pour fournir des produits conformes aux préceptes de l‘Islam, de grands groupes mondiaux s‘y sont mis et ont intégré le concept en créant des filiales spécialisées. Ce n‘est pas encore le cas en Algérie mais la Société Générale Algérie s‘est dite prête à fournir ces prestations. Au Moyen-Orient par exemple, la banque française BNP Paribas est un des leaders du secteur.        

Le Midi Libre

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