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Changement
de compétitions
A quoi
obéissent les réformes ?
Il n’a y a pas une
saison où l’on ne parle pas d’un quelconque changement de
compétition pour les différents championnats de football, toutes
divisions confondues. En effet, on parle quelquefois d’une division
une à 16, 18 ou 20 clubs, alors que la division deux est soit à un
seul groupe, soit à deux et même à trois groupes.
Il n’ y a pas des
raisons apparentes au changement, mais dans la plupart des cas ces
changements s’avèrent infruéctueux et on revient toujours à la
formule précédente, ce qui fait que ces gens qui ont proposé ces
changements n’arrivent pas dans la plupart des cas à faire passer
leurs messages.
Quel est le but
recherché au niveau des différents changements de système de
compétition ? Théoriquement, et dans certains cas on a évoqué le
problème financier qui fait que les équipes ne peuvent pas se
déplacer dans certaines régions, et c’est ce qui fait qu’ils ont
décidé de diviser les championnats en poules qui représentent
chacune une région bien déterminée. On se rappelle qu’à la période
des années quatre vingt dix et plus précisément en 1999, année où le
Mouloudia d’Alger avait remporté le titre national, le championnat
était scindé en deux groupes, centre-est et centre-ouest, et le
champion a été désigné après une finale disputée entre les deux
formations championnes des deux groupes, à savoir, le MCA et la JSK.
Bien avant , la DI est arrivée à contenir 20 clubs, avant qu’ils ne
soient ramené à 18 et ensuite à 16 pour réduire le nombre de matchs,
et permettre surtout à certains dentre eux d’honorer leurs
engagements en disputant les compétitions internationales. La
deuxième division a subi, également, de nombreux changements avec un
système à un seul, à deux et à trois groupes.
On l’a même nommé
la super division, au moment où la FAF souhaitait passer au
professionnalisme du temps du Ministre Derouaz, sans que cela
n’aboutisse. Tout cela prouve que les changements n’aboutissent pas
à des résultats probants qui tendraient à améliorer les résultats
des clubs, mais obéissent plus à d’autres considérations autres que
sportives.
Cela démontre que
tout est à revoir et que les responsables de la balle ronde
nationale se doivent de réfléchir bien avant de décider d’un
quelconque changement, afin que cela ramène des résultats concrets
et qui pourraient aider au développement du football dans notre
pays.
Promesses
électorales et interventions personnelles
Les changements
qui se font généralement dans le système de compétition sont, en
fait, dus dans certains cas à des promesses électorales avant une
quelconque AG élective de la FAF. Les exemples sont légions et
nombreux, surtout que les membres de l’assemblée générale sont
facilement influençables quand il s’agit de faire plaisir à leurs
clubs régionaux qui seraient touchés par ce genre de changement. On
se rappelle que des responsables au niveau de la FAF, originaires du
sud du pays avaient demandé à ajouter un groupe du sud pour la
deuxième division. Cette condition avait été respectée, mais ces
clubs n’ont pas pu assurer, surtout que le niveau était quelque peu
élevé, en plus de l’éloignement entre les régions du sud, ce qui
fera que les responsables annuleront cette division lors de l’année
qui suivra. Il y a eu également l’histoire de l’instauration d’une
division à 20 clubs dans les années quatre vingt et qui a été
décidée sur injonction d’une personne bien placée pour sauver une
équipe qu’il soutenait et qui était menacée de relégation. Tout cela
démontre que les différents changements qui se font n’obéissent pas
comme on l’a dit à des considérations techniques ou autres. Ainsi,
tout candidat à une quelconque élection au niveau de la FAF tente de
rassurer les membres de l’AG d’un probable changement au niveau de
la compétition et que beaucoup attendent pour faire accéder des
équipes ou sauver d’autres de la relégation au palier inférieur.
Avec le temps, et à chaque fin de saison, on parlait avec insistance
du changement de la compétition, surtout quand des clubs huppés
étaient pratiquement condamnés à la descente, comme cela a été le
cas, le jour ou le Mouloudia d’Alger était menacé et tout récemment
le MC Oran, qui restait, jusque là, le seul club de la division une
à ne pas être descendu en nationale deux, ce qui fait que leurs fans
qui ne croyaient pas à cette hypothèse de relégation on fait
circuler les plus folles rumeurs en indiquant que la compétition
connaitra un changement et qu’il n’ y aura pas de relégation,
sachant qu’il y aura une division une à 18 clubs. Nombreux sont,
aussi, les personnalités qui ont tenté d’intervenir en faveur de tel
ou tel club et proposer donc un quelconque changement de
compétition. Seulement avec l’avènement de la démocratie, ces
interventions se faisaient de plus en plus rares pour disparaître
complètement et laisser place à des commissions spéciales qui
étudient ce genre de changement et qui ne se fait que pour
réellement lancer une organisation qui puisse développer le football
national.
Des changements
bien étudiés
Tout cela nous
emmène à dire que dorénavant, on a besoin de changements bien
étudiés et qui obéissent à certaines logiques, loin des pressions et
des décisions qui seraient en faveur de tel ou tel club. Il faut
également qu’un changement soit annoncé à l’avance pour ne pas
prendre les gens au dépourvu et préparer les clubs à ce genre de
changements, et ne pas faire comme lors de la saison 1998/1999 avec
l’accession de clubs à la super division, à l’image de Sour El
Ghozlane et Hadjout qui n’ont pas pu tenir la cadence du championnat
national, car n’étant pas préparé à cette éventualité de croiser le
fer avec des formations plus huppées, ce qui leur vaudra de
redescendre l’année qui suivra. Surtout que ces clubs n’étaient pas
bien préparés, après avoir été informés de leur accession en
dernière minute. Les responsables de la FAF sont appelés à ne pas
chambouler une hiérarchie bien établie. Cette saison, le président
de la fédération, Mohamed Raouraoua, a annoncé après une réunion du
bureau fédéral, qu’un changement devrait être instauré au cours de
la saison 2010/2011. Ce changement est du au fait que le championnat
a connu un chamboulement avec le problème qui a surgit après le gain
de cause du RCK qui avait introduit un recours au niveau du TAS, ce
qui fera qu’elle jouera en DI, cette saison. Le championnat de DI
étant devenu à 17 clubs, Raouraoua souhaite le ramener à 16 clubs.
En outre, le patron de la FAF a également annoncé la création d’une
deuxième division à trois groupes. Soit revenir à l’ancienne formule
qui protégeait les équilibres régionaux, surtout que ces derniers
temps, comme il le dira, il y a eu un déséquilibre certain avec un
grand nombre d’équipes du centre qui y évoluent contre un nombre
réduit des équipes de l’Est et de l’Ouest après la rétrogradation de
nombreux clubs de ces deux régions, les dernières années. Seulement,
il ne faut pas aussi que ces changements soient fréquents et prendre
exemple des nations de football qui ne changent pas beaucoup dans
leur système de compétition. Il faut éviter que cela ne devienne
périodique, car on encouragera certains clubs qui seraient en
difficulté à attendre la grâce du changement.
Par Anouar M.
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