Semaine du 3 au 9 juin 2009

 

Changement de compétitions

A quoi obéissent les réformes ?

 

 
 
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 Changement de compétitions

A quoi obéissent les réformes ?

Il n’a y a pas une saison où l’on ne parle pas d’un quelconque changement de compétition pour les différents championnats de football, toutes divisions confondues. En effet, on parle quelquefois d’une division une à 16, 18 ou 20 clubs, alors que la division deux est soit à un seul groupe, soit à deux et même à trois groupes.

Il n’ y a pas des raisons apparentes au changement, mais dans la plupart des cas ces changements s’avèrent infruéctueux et on revient toujours à la formule précédente, ce qui fait que ces gens  qui ont proposé ces changements n’arrivent pas dans la plupart des cas à faire passer leurs messages.

Quel est le but recherché au niveau des différents changements de système de compétition ? Théoriquement, et dans certains cas on a évoqué le problème financier qui fait que les équipes ne peuvent pas se déplacer dans certaines régions, et c’est ce qui fait qu’ils ont décidé de diviser les championnats en poules qui représentent chacune une région bien déterminée. On se rappelle qu’à la période des années quatre vingt dix et plus précisément en 1999, année où le Mouloudia d’Alger avait remporté le titre national, le championnat était scindé en deux groupes, centre-est et centre-ouest, et le champion a été désigné après une finale disputée entre les deux formations championnes des deux groupes, à savoir, le MCA et la JSK. Bien avant , la DI est arrivée à contenir 20 clubs, avant qu’ils ne soient ramené à 18 et ensuite à 16 pour réduire le nombre de matchs, et permettre surtout à certains dentre eux d’honorer leurs engagements en disputant les compétitions internationales. La deuxième division a subi, également, de nombreux changements avec un système à un seul, à deux  et à trois groupes.

On l’a même nommé la super division, au moment où la FAF souhaitait passer au professionnalisme du temps du Ministre Derouaz, sans que cela n’aboutisse. Tout cela prouve que les changements n’aboutissent pas à des résultats probants qui tendraient à améliorer les résultats des clubs, mais obéissent plus à d’autres considérations autres que sportives.

Cela démontre que tout est à revoir et que les responsables de la balle ronde nationale se doivent de réfléchir bien avant de décider d’un quelconque changement, afin que cela ramène des résultats concrets et qui pourraient aider  au développement du football dans notre pays. 

Promesses électorales et interventions personnelles

Les changements qui se font généralement dans le système de compétition sont, en fait, dus dans certains cas à des promesses électorales avant une quelconque AG élective de la FAF. Les exemples sont légions et nombreux, surtout que les membres de l’assemblée générale sont facilement influençables quand il s’agit de faire plaisir à leurs clubs régionaux qui seraient touchés par ce genre de changement. On se rappelle que des responsables au niveau de la FAF, originaires du sud du pays avaient demandé à ajouter un groupe du sud pour la deuxième division. Cette condition avait été respectée, mais ces clubs n’ont pas pu assurer, surtout que le niveau était quelque peu élevé, en plus de l’éloignement entre les régions du sud, ce qui fera que les responsables annuleront cette division lors de l’année qui suivra. Il y a eu également l’histoire de l’instauration d’une division à 20 clubs dans les années quatre vingt et qui a été décidée sur injonction d’une personne bien placée pour sauver une équipe qu’il soutenait et qui était menacée de relégation. Tout cela démontre que les différents changements qui se font n’obéissent pas comme on l’a dit à des considérations techniques ou autres. Ainsi, tout candidat à une quelconque élection au niveau de la FAF tente de rassurer les membres de l’AG d’un probable changement au niveau de la compétition et que beaucoup attendent pour faire accéder des équipes ou sauver d’autres de la relégation au palier inférieur.  Avec le temps, et à chaque fin de saison, on parlait avec insistance du changement de la compétition, surtout quand des clubs huppés étaient pratiquement condamnés à la descente, comme cela  a été le cas, le jour ou le Mouloudia d’Alger était menacé et tout récemment le MC Oran, qui restait, jusque là, le seul club de la division une à ne pas être descendu en nationale deux, ce qui fait que leurs fans qui ne croyaient pas à cette hypothèse de relégation on fait circuler les plus folles rumeurs en indiquant que la compétition connaitra un changement et qu’il n’ y aura pas de relégation, sachant qu’il y aura une division une à  18 clubs. Nombreux sont, aussi, les personnalités qui ont tenté d’intervenir en faveur de tel ou tel club et proposer donc un quelconque changement de compétition. Seulement avec l’avènement de la démocratie, ces interventions se faisaient de plus en plus rares pour disparaître complètement et laisser place à des  commissions spéciales qui étudient ce genre de changement et qui ne se fait que pour réellement lancer une organisation qui puisse développer le football national.

Des changements bien étudiés

Tout cela nous emmène à dire que dorénavant, on a besoin de changements bien étudiés et qui obéissent à certaines logiques, loin des pressions et des décisions qui seraient en faveur de tel ou tel club. Il faut également qu’un changement soit annoncé à l’avance pour ne pas prendre les gens au dépourvu et préparer les clubs à ce genre de changements, et ne pas faire comme lors de la saison 1998/1999 avec l’accession de clubs à la super division, à l’image de Sour El Ghozlane et Hadjout qui n’ont pas pu tenir la cadence du championnat national, car n’étant pas préparé à cette éventualité de croiser le fer avec des formations plus huppées, ce qui leur vaudra de redescendre l’année qui suivra. Surtout que ces clubs n’étaient pas bien préparés, après avoir été informés de leur accession en dernière minute.  Les responsables de la FAF sont appelés à ne pas chambouler une hiérarchie bien établie. Cette saison, le président de la fédération, Mohamed Raouraoua, a annoncé après une réunion du bureau fédéral, qu’un changement devrait être instauré au cours de la saison 2010/2011. Ce changement est du au fait que le championnat a connu un chamboulement avec le problème qui a surgit après le gain de cause du RCK qui avait introduit un recours au niveau du TAS, ce qui fera qu’elle jouera en DI, cette saison. Le championnat de DI étant devenu à 17 clubs, Raouraoua souhaite le ramener à 16 clubs. En outre, le patron de la FAF a également annoncé la création d’une deuxième division à trois groupes. Soit revenir à l’ancienne formule qui protégeait les équilibres régionaux, surtout que ces derniers temps, comme il le dira, il y a eu un déséquilibre certain avec un grand nombre d’équipes du centre qui y évoluent contre un nombre réduit des équipes de l’Est et de l’Ouest après la rétrogradation de nombreux clubs de ces deux régions, les dernières années. Seulement, il ne faut pas aussi que ces changements soient fréquents et prendre exemple des nations de football qui ne changent pas beaucoup dans leur système de compétition. Il faut éviter que cela ne devienne périodique, car on encouragera certains clubs qui seraient en difficulté à attendre la grâce du changement.

Par Anouar M.

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