Semaine du 4 au 10 avril 2007

Jeunes, lait, Khalifa  et législatives

Les soucis des uns et des autres

 

 
 
 Les Quotidiens en débat

Accueil

 Jeunes, lait, Khalifa  et législatives

Les soucis des uns et des autres

«20 000 jeunes vivent dans la rue», rapporte El Watan en première ouverture de son édition du lundi 26 mars. Le constat concerne seulement cinq wilayas du pays. En effet, est-il souligné, ces jeunes ont été recensés au niveau de Annaba, Constantine, Tizi Ouzou Oran et Aïn Defla. Ces cinq wilayas ont fait l’objet d’une enquête réalisée par la Fondation nationale pour la promotion de la santé et le développement de la recherche (Forem) en 2006. Et au rédacteur d’ajouter que «les spécialistes de cette ONG soulignent que la capitale est, de loin, la plus exposée à ce fléau, à cause de la fragilité des liens socioculturels». Le pire, est-il précisé c’est que «les enfants errants deviennent une véritable menace sur la société et leurs délits s’apparentent parfaitement à la délinquance juvénile, puisqu’ils sont coupables de vol, vol à main armée, agression sur parents, appartenance à un groupe de malfaiteurs, soutien au terrorisme, mendicité et vagabondage, ainsi que détention et consommation de drogue et stupéfiants».  Mardi  27 mars, Le Jeune Indépendant revient sur «l’aggravation de la pénurie de lait pasteurisé». Le quotidien fait remarquer qu’«avec le délaissement de la production de lait pasteurisé par les entreprises privées qui se sont ruées vers la production de l’ben et raïb, dont le prix de vente est libre, les ménage aux revenus modestes ont de plus en plus du mal à trouver un sachet de lait pour équilibrer le ratio alimentaire journalier des membres de la famille, surtout les enfants». «Le prix du lait ne sera pas augmenté» rapporte La Nouvelle République du jeudi 29 mars.

Pénurie de lait…

«Le gouvernement a décidé de débloquer une avance de 6 milliards de dinars pour Giplait afin de permettre à ce groupe public de procéder à l’importation immédiate de poudre de lait pour répondre aux besoins exprimés par les importateurs et les producteurs de lait».

Le Jeune Indépendant  indique qu’«une baisse de 10 000 tonnes par rapport à la saison précédente » est attendue pour la production oléicole. L’explication fournie est que "la sécheresse et le comportement humain, conjugué avec l’abandon total de certains périmètres durant ces 50 dernières années, font que la production par arbre baisse sensiblement pour atteindre 1,5 litre par unité».

La production du gaz est, elle, en constante augmentation. Sa commercialisation en Espagne risque toutefois d’être freiné. La Tribune et Liberté rapportent les déclarations de Chakib Khelil qui dénonce «les entraves espagnoles». L’Algérie, est-il indiqué, «n’est pas satisfaite» des restrictions espagnoles. De son côté Liberté  rapporte que «Khelil accuse Madrid de discrimination». Mais jeudi 29 mars, Le Jour d’Algérie rapporte  les propos tenus par ce même ministre tenus devant des journalistes italiens, à l’occasion de sa visite effectuée à Rome : «Khelil rassure les Européens.» S’agissant  de la rumeur faisant état de la constitution d’un «véritable cartel» du gaz, il sera rappelé que «cet accord est tout ce qu’il y a de normal entre des sociétés qui collaborent entre elles». Ainsi donc, si les Européens s’inquiètent d’un éventuelle  flambée des prix du gaz au regard des répercussions qu’une telle mesure viendrait à avoir sur leur sécurité énergétique, les Algériens, eux, craignent pour des choses qui relèvent de leur sécurité alimentaire tout simplement.

C’est dire donc que le salon de l’automobile (2e ouverture de l’édition d’El Khabar du jeudi 29 mars)  qui se tient à la Safex  tombe comme un cheveu sur la soupe. Et pour cause, si les comptes rendus qui sont faits font état d’offres promotionnelles très intéressantes, il reste aussi que les prix pratiqués par les concessionnaires ne sont pas à la portée du premier citoyen venu. Et le pire dans l’histoire c’est que les Algériens risquent d’être confrontés, dans un futur prochain, à d’autres soucis. Ainsi rapporte L’Authentique du mercredi 28 mars, «après l’école, l’université privée». Toutefois, est-il indiqué dans le souci d’apporter plus de précision sur les intentions prochaines du gouvernement, «le projet de loi d’orientation de l’enseignement supérieur ouvre droit aux particuliers  qui possèdent les moyens de construire des universités en précisant  qu’ils doivent respecter les conditions exigées par le MESRS, tels le contrôle des programmes, la garantie financière…». 

Affaire Khalifa, le retour

Cette semaine aura vu aussi le retour à la Une des journaux de l’affaire Khalifa. «La cour suprême enquête sur des ministres», annonce Liberté. Selon ce quotidien,  cette «enquête judiciaire» concerne plusieurs "cadres, responsables et ministres dont  les noms ont été cités dans les procès-verbaux relatifs au dossier Khalifa». Et au quotidien de préciser que «trois magistrats près la Cour suprême mènent actuellement une enquête judiciaire sur l’affaire du groupe Khalifa qui est toujours en cours».  Cette même information fera la Une de Midi Libre. «C’est reparti !», annonce  le quotidien, lequel ajoute qu’«alors que l’on croyait les débats clos suite au verdict, le ministre de la Justice, garde des Sceaux, relance l’affaire». il sera par ailleurs indiqué qu’"un autre dossier fait également l’objet d’une enquête au niveau du tribunal de Chéraga».

Pour rester  dans le domaine de la corruption, il est à relever cette déclaration de Ali Mahssas, président du Comité national de lutte contre la corruption, qui affirme que «des hommes des médias algériens renforcent les cercles de la corruption».       

Dimanche 1er avril. C’est le dernier délai fixé par l’administration aux candidats pour déposer leurs dossiers de   candidature aux les prochaines élections législatives de mai prochain. Le Soir d’Algérie y consacre sa Une : «Des listes et des surprises», est-il annoncé. Et au rédacteur de souligner que «les élections législatives du 17 mai prochain auront mobilisé la classe politique comme aucune autre échéance électorale auparavant».  Et de poursuivre en rappelant qu’«il faut en effet remonter loin dans le temps, exactement à la date de triste mémoire du 26 décembre 1991, pour voir un engouement aussi prononcé». Ainsi, est-il indiqué, «à l’exception du FFS de Hocine Ait Ahmed, qui a dû déclarer forfait en raison  de la crise interne qui le déchire, tous les partis, des plus grands aux plus petits, sont donc sur la ligne de départ». 

N. K. 

Haut

e-mail :contact@lesdebats.com

 

Copyright © 2001-2002 - MAHMOUDI INFO Sarl - Tous droits réservés.

Conception M.Merkouche