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Jeunes,
lait, Khalifa et législatives
Les soucis des
uns et des autres
«20 000 jeunes
vivent dans la rue», rapporte El Watan en première ouverture de son
édition du lundi 26 mars. Le constat concerne seulement cinq wilayas
du pays. En effet, est-il souligné, ces jeunes ont été recensés au
niveau de Annaba, Constantine, Tizi Ouzou Oran et Aïn Defla. Ces
cinq wilayas ont fait l’objet d’une enquête réalisée par la
Fondation nationale pour la promotion de la santé et le
développement de la recherche (Forem) en 2006. Et au rédacteur
d’ajouter que «les spécialistes de cette ONG soulignent que la
capitale est, de loin, la plus exposée à ce fléau, à cause de la
fragilité des liens socioculturels». Le pire, est-il précisé c’est
que «les enfants errants deviennent une véritable menace sur la
société et leurs délits s’apparentent parfaitement à la délinquance
juvénile, puisqu’ils sont coupables de vol, vol à main armée,
agression sur parents, appartenance à un groupe de malfaiteurs,
soutien au terrorisme, mendicité et vagabondage, ainsi que détention
et consommation de drogue et stupéfiants». Mardi 27 mars, Le Jeune
Indépendant revient sur «l’aggravation de la pénurie de lait
pasteurisé». Le quotidien fait remarquer qu’«avec le délaissement de
la production de lait pasteurisé par les entreprises privées qui se
sont ruées vers la production de l’ben et raïb, dont le prix de
vente est libre, les ménage aux revenus modestes ont de plus en plus
du mal à trouver un sachet de lait pour équilibrer le ratio
alimentaire journalier des membres de la famille, surtout les
enfants». «Le prix du lait ne sera pas augmenté» rapporte La
Nouvelle République du jeudi 29 mars.
Pénurie de
lait…
«Le gouvernement a
décidé de débloquer une avance de 6 milliards de dinars pour Giplait
afin de permettre à ce groupe public de procéder à l’importation
immédiate de poudre de lait pour répondre aux besoins exprimés par
les importateurs et les producteurs de lait».
Le Jeune
Indépendant indique qu’«une baisse de 10 000 tonnes par rapport à
la saison précédente » est attendue pour la production oléicole.
L’explication fournie est que "la sécheresse et le comportement
humain, conjugué avec l’abandon total de certains périmètres durant
ces 50 dernières années, font que la production par arbre baisse
sensiblement pour atteindre 1,5 litre par unité».
La production du
gaz est, elle, en constante augmentation. Sa commercialisation en
Espagne risque toutefois d’être freiné. La Tribune et Liberté
rapportent les déclarations de Chakib Khelil qui dénonce «les
entraves espagnoles». L’Algérie, est-il indiqué, «n’est pas
satisfaite» des restrictions espagnoles. De son côté Liberté
rapporte que «Khelil accuse Madrid de discrimination». Mais jeudi 29
mars, Le Jour d’Algérie rapporte les propos tenus par ce même
ministre tenus devant des journalistes italiens, à l’occasion de sa
visite effectuée à Rome : «Khelil rassure les Européens.»
S’agissant de la rumeur faisant état de la constitution d’un
«véritable cartel» du gaz, il sera rappelé que «cet accord est tout
ce qu’il y a de normal entre des sociétés qui collaborent entre
elles». Ainsi donc, si les Européens s’inquiètent d’un éventuelle
flambée des prix du gaz au regard des répercussions qu’une telle
mesure viendrait à avoir sur leur sécurité énergétique, les
Algériens, eux, craignent pour des choses qui relèvent de leur
sécurité alimentaire tout simplement.
C’est dire donc
que le salon de l’automobile (2e ouverture de l’édition
d’El Khabar du jeudi 29 mars) qui se tient à la Safex tombe comme
un cheveu sur la soupe. Et pour cause, si les comptes rendus qui
sont faits font état d’offres promotionnelles très intéressantes, il
reste aussi que les prix pratiqués par les concessionnaires ne sont
pas à la portée du premier citoyen venu. Et le pire dans l’histoire
c’est que les Algériens risquent d’être confrontés, dans un futur
prochain, à d’autres soucis. Ainsi rapporte L’Authentique du
mercredi 28 mars, «après l’école, l’université privée». Toutefois,
est-il indiqué dans le souci d’apporter plus de précision sur les
intentions prochaines du gouvernement, «le projet de loi
d’orientation de l’enseignement supérieur ouvre droit aux
particuliers qui possèdent les moyens de construire des universités
en précisant qu’ils doivent respecter les conditions exigées par le
MESRS, tels le contrôle des programmes, la garantie financière…».
Affaire
Khalifa, le retour
Cette semaine aura
vu aussi le retour à la Une des journaux de l’affaire Khalifa. «La
cour suprême enquête sur des ministres», annonce Liberté. Selon ce
quotidien, cette «enquête judiciaire» concerne plusieurs "cadres,
responsables et ministres dont les noms ont été cités dans les
procès-verbaux relatifs au dossier Khalifa». Et au quotidien de
préciser que «trois magistrats près la Cour suprême mènent
actuellement une enquête judiciaire sur l’affaire du groupe Khalifa
qui est toujours en cours». Cette même information fera la Une de
Midi Libre. «C’est reparti !», annonce le quotidien, lequel ajoute
qu’«alors que l’on croyait les débats clos suite au verdict, le
ministre de la Justice, garde des Sceaux, relance l’affaire». il
sera par ailleurs indiqué qu’"un autre dossier fait également
l’objet d’une enquête au niveau du tribunal de Chéraga».
Pour rester dans
le domaine de la corruption, il est à relever cette déclaration de
Ali Mahssas, président du Comité national de lutte contre la
corruption, qui affirme que «des hommes des médias algériens
renforcent les cercles de la corruption».
Dimanche 1er
avril. C’est le dernier délai fixé par l’administration aux
candidats pour déposer leurs dossiers de candidature aux les
prochaines élections législatives de mai prochain. Le Soir d’Algérie
y consacre sa Une : «Des listes et des surprises», est-il annoncé.
Et au rédacteur de souligner que «les élections législatives du 17
mai prochain auront mobilisé la classe politique comme aucune autre
échéance électorale auparavant». Et de poursuivre en rappelant
qu’«il faut en effet remonter loin dans le temps, exactement à la
date de triste mémoire du 26 décembre 1991, pour voir un engouement
aussi prononcé». Ainsi, est-il indiqué, «à l’exception du FFS de
Hocine Ait Ahmed, qui a dû déclarer forfait en raison de la crise
interne qui le déchire, tous les partis, des plus grands aux plus
petits, sont donc sur la ligne de départ».
N. K.
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