Semaine du 5 au 11 Août 2009

 

Relation FAF-clubs

Quand l’intérêt prime sur la collaboration

 

 
 
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 Relation FAF-clubs

Quand l’intérêt prime sur la collaboration

La relation entre la Fédération algérienne de football et les clubs, surtout d’élite, à savoir la DI et la DII, a été toujours conflictuelle, sachant que rares ont été les fois où il y avait une harmonie ou une écoute entre les deux parties. Et pourtant, tout est fait pour qu’ils s’entendent, sachant qu’ils devraient être des partenaires et non des belligérants comme le croiraient certains.

Le football est un sport collectif, et même sa gestion devrait être de ce fait collective pour apporter de meilleurs résultats et une certaine touche qui pourraient conduire au développement de la discipline qui a connu  une certaine léthargie ces dernières années. Rien ne peut se faire sans les clubs et vice-versa, à savoir aussi sans les dirigeants de la balle ronde nationale qui devraient donner une ligne de conduite à suivre pour obtenir les meilleurs résultats. Seulement, est-ce le cas en Algérie ? Il est désolant de dire que ce n’est pas le cas ces dernières années, et que la relation a été froide, sinon conflictuelle entre deux parties que tout devrait réunir et non séparer.

Les deux parties doivent savoir qu’elles ont une grande responsabilité pour apporter un sang neuf à la discipline qui patine depuis quelques années, en raison de facteurs exogènes qui influent, ensuite, sur le développement du sport le plus populaire dans notre pays et dans tout le globe terrestre. Les acteurs du football, ou plutôt ses dirigeants doivent se dire qu’il faut revoir certains points de cette relation afin qu’elle atteigne un bon niveau de compréhension, car les deux parties sont faites pour s’entendre et non s’entredéchirer. La balle ronde nationale ne peut pas connaître un nouvel essor si les problèmes s’accumulent et si les dirigeants de la balle ronde nationale et ceux des clubs d’élite qui ne se retrouvent pas pour un seul objectif, car chacun défend à la fin ses propres intérêts sans se soucier de l’autre, et c’est ce qui fait que ce sont les autres intervenants dans cette discipline qui sont des victimes et notamment les joueurs qui payent les pots cassés de cette guéguerre.

Tout devrait donc être revu pour le bien des deux parties et du football national, car à la fin, le football est un spectacle qu’on offre à un public avide de beau jeu et qui ne soucie guère de ce genre de lutte.

Le bâton et la carotte

La relation entre la FAF et les clubs, ou plutôt ses présidents, a été faussée dès le départ, à savoir lors de l’élection de la FAF, puisque chaque candidat désireux d’obtenir les suffrage qu’il faut commence à «balancer» des promesses à gauche et à droite, et va jusqu’à promettre certaines choses difficiles à réaliser pour les clubs, et notamment en s’interposant dans le système de compétition et le système de rétrogradation et d’accession, alors que cela devrait se faire après l’élection du bureau fédéral, en convoquant notamment une assemblée générale extraordinaire, ce qui ne se fait pas. Les candidats à la présidence de la FAF préfèrent lancer leurs promesses lors de ces élections pour bénéficier d’un certain nombre de suffrages et donc avoir les coudées franches pour arriver au Palais de Dely Brahim. Cela est normalement illégal, et c’est ce qui fausse ainsi la relation entre la FAF et les présidents de clubs, qui attendent, après l’élection du nouveau président de la Fédération, que ce dernier mette en application ses promesses. Quelquefois, certains présidents de clubs tiennent à faire rappeler aux dirigeants de l’instance dirigeante de la Fédération leurs promesses et souhaitent donc qu’ils les matérialisent, ce qui n’est pas facile pour un président de la FAF, qui se tient également à une certaine ligne de conduite, et qui est n’est surtout pas seul dans la prise de décision, sachant qu’il a un bureau exécutif qui doit avoir également son mot à dire. Le président de la FAF utilise parfois le concept du «bâton et de la carotte», en faisant parfois le jeu de ces présidents de clubs et en leur accordant notamment certains avantages, alors que d’autres fois, il tente de les intimider. Cela n’est pas fait pour créer des relations saines entre les deux parties qui doivent normalement s’entendre pour leur bien et le bien de la balle ronde nationale. Les acteurs de la balle ronde nationale doivent se mettre dans la tête qu’il n’est nullement de leur intérêt qu’il y aii une confrontation telle que cela est le cas maintenant et qu’il faut au contraire que les deux parties s’entendent et convergent vers un seul objectif: tirer le football national vers le haut. Combien de fois les clubs ont-ils menacé de boycotter carrément le championnat national ou toute autre compétition parce qu’ils se sentent lésés dans une quelconque affaire ? Il faut donc qu’il y ait une relation claire entre les deux parties pour trouver un terrain d’entente.

La révolution de Raouraoua et la fronde des clubs

A son élection à la tête de la FAF,  Mohamed Raouraoua a annoncé une grande révolution pour la balle ronde nationale et promis des changements de fond. Seulement, ces changements ne convergeaient pas tous avec les intérêts des clubs. Ainsi, Raouraoua avait décidé d’arrêter le recrutement de joueurs étrangers et de réglementer le marché des transferts de sorte à encourager la formation pour lancer de nouveaux jeunes dans le bain de la compétition officielle et leur permettre d’avoir leur place dans l’environnement footballistique national, surtout en imposant aux clubs de verser au moins trois juniors avec les équipes premières des clubs de nationale une.  Les clubs n’étaient pas satisfaits de tous ces changements et se sont élevés contre ce vent de changement que voulait imposer Raouraoua, partant du fait que ce sont eux les acteurs du football national, et qu’ils doivent être consultés quand il s’agit de mettre en place de nouvelles lois qui ne tiennent pas compte de la volonté des clubs qui devraient avoir aussi leur mot à dire.

Certains pensent que ces décisions très importantes doivent être prises après une AG extraordinaire, en les soumettant à des élections. La prise de décision de Raouraoua sans en référer aux clubs irrite ces derniers qui ne comprennent pas comment on peut tenir ce genre de position vis-à-vis de gens qui doivent avoir leur mot à dire, surtout qu’ils ont été pour beaucoup dans l’élection du patron de la FAF, qui normalement devrait appliquer un programme qui tienne compte des attentes des clubs qui veulent éviter ce genre de conflit avec la première instance de gestion du football national.

Pour eux, il est clair que toute décision devra être prise après un dialogue, et non sur un coup de tête, comme cela est le cas actuellement, selon eux. «La révolution»  de Raouraoua est donc mal vue par ces derniers qui souhaitent que certaines décision soient revues pour être prises en concertation avec les clubs qui ne demandent qu’à être écoutés et à faire entendre leur voix, sachant que la balle ronde nationale a besoin de tout le monde, et notamment des personnes qui constituent la base de cette discipline.    

Par Anouar M. 

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