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Relation FAF-clubs
Quand l’intérêt prime sur la collaboration
La relation entre la Fédération algérienne de football et
les clubs, surtout d’élite, à savoir la DI et la DII, a été toujours
conflictuelle, sachant que rares ont été les fois où il y avait une
harmonie ou une écoute entre les deux parties. Et pourtant, tout est
fait pour qu’ils s’entendent, sachant qu’ils devraient être des
partenaires et non des belligérants comme le croiraient certains.
Le football est un sport collectif, et même sa gestion
devrait être de ce fait collective pour apporter de meilleurs
résultats et une certaine touche qui pourraient conduire au
développement de la discipline qui a connu une certaine léthargie
ces dernières années. Rien ne peut se faire sans les clubs et
vice-versa, à savoir aussi sans les dirigeants de la balle ronde
nationale qui devraient donner une ligne de conduite à suivre pour
obtenir les meilleurs résultats. Seulement, est-ce le cas en Algérie
? Il est désolant de dire que ce n’est pas le cas ces dernières
années, et que la relation a été froide, sinon conflictuelle entre
deux parties que tout devrait réunir et non séparer.
Les deux parties doivent savoir qu’elles ont une grande
responsabilité pour apporter un sang neuf à la discipline qui patine
depuis quelques années, en raison de facteurs exogènes qui influent,
ensuite, sur le développement du sport le plus populaire dans notre
pays et dans tout le globe terrestre. Les acteurs du football, ou
plutôt ses dirigeants doivent se dire qu’il faut revoir certains
points de cette relation afin qu’elle atteigne un bon niveau de
compréhension, car les deux parties sont faites pour s’entendre et
non s’entredéchirer. La balle ronde nationale ne peut pas connaître
un nouvel essor si les problèmes s’accumulent et si les dirigeants
de la balle ronde nationale et ceux des clubs d’élite qui ne se
retrouvent pas pour un seul objectif, car chacun défend à la fin ses
propres intérêts sans se soucier de l’autre, et c’est ce qui fait
que ce sont les autres intervenants dans cette discipline qui sont
des victimes et notamment les joueurs qui payent les pots cassés de
cette guéguerre.
Tout devrait donc être revu pour le bien des deux parties
et du football national, car à la fin, le football est un spectacle
qu’on offre à un public avide de beau jeu et qui ne soucie guère de
ce genre de lutte.
Le bâton et la carotte
La relation entre la FAF et les clubs, ou plutôt ses
présidents, a été faussée dès le départ, à savoir lors de l’élection
de la FAF, puisque chaque candidat désireux d’obtenir les suffrage
qu’il faut commence à «balancer» des promesses à gauche et à droite,
et va jusqu’à promettre certaines choses difficiles à réaliser pour
les clubs, et notamment en s’interposant dans le système de
compétition et le système de rétrogradation et d’accession, alors
que cela devrait se faire après l’élection du bureau fédéral, en
convoquant notamment une assemblée générale extraordinaire, ce qui
ne se fait pas. Les candidats à la présidence de la FAF préfèrent
lancer leurs promesses lors de ces élections pour bénéficier d’un
certain nombre de suffrages et donc avoir les coudées franches pour
arriver au Palais de Dely Brahim. Cela est normalement illégal, et
c’est ce qui fausse ainsi la relation entre la FAF et les présidents
de clubs, qui attendent, après l’élection du nouveau président de la
Fédération, que ce dernier mette en application ses promesses.
Quelquefois, certains présidents de clubs tiennent à faire rappeler
aux dirigeants de l’instance dirigeante de la Fédération leurs
promesses et souhaitent donc qu’ils les matérialisent, ce qui n’est
pas facile pour un président de la FAF, qui se tient également à une
certaine ligne de conduite, et qui est n’est surtout pas seul dans
la prise de décision, sachant qu’il a un bureau exécutif qui doit
avoir également son mot à dire. Le président de la FAF utilise
parfois le concept du «bâton et de la carotte», en faisant parfois
le jeu de ces présidents de clubs et en leur accordant notamment
certains avantages, alors que d’autres fois, il tente de les
intimider. Cela n’est pas fait pour créer des relations saines entre
les deux parties qui doivent normalement s’entendre pour leur bien
et le bien de la balle ronde nationale. Les acteurs de la balle
ronde nationale doivent se mettre dans la tête qu’il n’est nullement
de leur intérêt qu’il y aii une confrontation telle que cela est le
cas maintenant et qu’il faut au contraire que les deux parties
s’entendent et convergent vers un seul objectif: tirer le football
national vers le haut. Combien de fois les clubs ont-ils menacé de
boycotter carrément le championnat national ou toute autre
compétition parce qu’ils se sentent lésés dans une quelconque
affaire ? Il faut donc qu’il y ait une relation claire entre les
deux parties pour trouver un terrain d’entente.
La révolution de Raouraoua et la fronde des clubs
A son élection à la tête de la FAF, Mohamed Raouraoua a
annoncé une grande révolution pour la balle ronde nationale et
promis des changements de fond. Seulement, ces changements ne
convergeaient pas tous avec les intérêts des clubs. Ainsi, Raouraoua
avait décidé d’arrêter le recrutement de joueurs étrangers et de
réglementer le marché des transferts de sorte à encourager la
formation pour lancer de nouveaux jeunes dans le bain de la
compétition officielle et leur permettre d’avoir leur place dans
l’environnement footballistique national, surtout en imposant aux
clubs de verser au moins trois juniors avec les équipes premières
des clubs de nationale une. Les clubs n’étaient pas satisfaits de
tous ces changements et se sont élevés contre ce vent de changement
que voulait imposer Raouraoua, partant du fait que ce sont eux les
acteurs du football national, et qu’ils doivent être consultés quand
il s’agit de mettre en place de nouvelles lois qui ne tiennent pas
compte de la volonté des clubs qui devraient avoir aussi leur mot à
dire.
Certains pensent que ces décisions très importantes doivent
être prises après une AG extraordinaire, en les soumettant à des
élections. La prise de décision de Raouraoua sans en référer aux
clubs irrite ces derniers qui ne comprennent pas comment on peut
tenir ce genre de position vis-à-vis de gens qui doivent avoir leur
mot à dire, surtout qu’ils ont été pour beaucoup dans l’élection du
patron de la FAF, qui normalement devrait appliquer un programme qui
tienne compte des attentes des clubs qui veulent éviter ce genre de
conflit avec la première instance de gestion du football national.
Pour eux, il est clair que toute décision devra être prise
après un dialogue, et non sur un coup de tête, comme cela est le cas
actuellement, selon eux. «La révolution» de Raouraoua est donc mal
vue par ces derniers qui souhaitent que certaines décision soient
revues pour être prises en concertation avec les clubs qui ne
demandent qu’à être écoutés et à faire entendre leur voix, sachant
que la balle ronde nationale a besoin de tout le monde, et notamment
des personnes qui constituent la base de cette discipline.
Par Anouar M.
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