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fin août caniculaire
Feu ravageur
La canicule de
cette fin du mois d’août a fait l’essentiel de l’actualité
hebdomadaire. La Nouvelle République fait remarquer qu’“annoncée
pour seulement deux jours, la canicule persiste et s’installe avec
chaque jour son lot d’incendies qui ravagent - ou plutôt achèvent -
nos forêts et nos vergers, faisant sans doute aussi des victimes
parmi les personnes les plus vulnérables : les personnes âgées et
les malades”. Pour le commentateur, la réponse à sa question posée
en titre de son article, “quelle solution ?” en l’occurrence, la
solution aurait dû consister, “pour cet été qui s’achève”, en
l’annonce d’“un plan Orsec au niveau de chaque wilaya dès qu’il y a
annonce de canicule”. Et de poursuivre que l’“on doit accepter de
considérer la canicule comme une catastrophe naturelle”. Et de
préciser : “Il faut aussi en aviser les gens.”
Le Jour d’Algérie
rapporte que “le feu est aux portes de Blida !”. L’Authentique
indique que “des milliers d’hectares ravagés par le feu” à travers
le pays où des dizaines de foyers d’incendies sont enregistrés.
En fait, comme le
souligne La Dépêche de Kabylie c’est “l’enfer d’août”. Selon El
Fadjr ; les incendies, sont à l’origine de l’évacuation des
habitants du mont de Chréa et de Tenes. Ce même quotidien indique
que les plans Orsec ont échoué. El Ahdeth rapporte que “21 000
hectares de forêts ont été ravagés par 74 incendies qui ont brûlé 19
wilayas”. Samedi, le bilan de ces incendies est à la Une de la
quasi-totalité des quotidiens nationaux. “8 morts et des centaines
d’hectares en fumée”, rapporte Le Jour d’Algérie.
Pyromanes
Le Jeune
Indépendant avance une “polémique sur l’origine des incendies” :
“Alors que le brasier est toujours menaçant, une violente polémique
a éclaté, particulièrement en Kabylie, sur l’origine des incendies
que certains imputent à des pyromanes alors que des villageois, sous
l’emprise de la colère après la perte d’un proche ou de biens,
pointent un doigt accusateur sur les militaires chargés de la lutte
antiterroriste.” Pour La Dépêche de Kabylie, c’est “deuil et
désolation en Kabylie”. Ce quotidien affirme que “les services des
forêts, les éléments de l’Armée nationale populaire et les services
de Protection civile ont procédé, en coordination, à l’extinction
des feux ravageurs”.
El Watan,
soulignant qu’il a été enregistré “200 foyers d’incendie, 8 morts et
des milliers d’hectares détruits”, en arrive au même constat que La
Dépêche de Kabylie : “Détresse et désolation.” Ainsi, sera-t-il
rappelé, “macabre et sinistre, le bilan des incendies pour ces
derniers 72 heures témoigne de l’ampleur de la catastrophe et des
limites objectives des moyens d’intervention mis en œuvre”.
Le Soir d’Algérie
en fait également sa Une de ce samedi 1er septembre :
“Huit personnes périssent dans les flammes.”
Dimanche 2
septembre, en Une du Jeune Indépendant rapporte que “la direction
des forêts révèle que 80% des incendies relèvent de la
responsabilité humaine”. Liberté quant à lui souligne
qu’effectivement « la piste criminelle n’est pas à écarter ». D’où
peut-être la nécessité de donner l’exemple au cas où des pyromanes
seraient arrêtés.
Rendez-vous le
29 novembre
L’autre sujet
d’actualité est l’annonce de la date de la tenue des élections
locales. Elles auront lieu le 29 novembre prochain. Mais “à quoi
servent les élus ?”, se demande La Nouvelle République. Car, estime
ce quotidien, “lorsque les autorités locales élues imputent leur
impossibilité à tenir leurs promesses de campagne au code de commune
et à la faiblesse des ressources, elles ne font pas cependant des
propositions destinées à un débat portant sur les réformes à
introduire pour augmenter leurs prérogatives”. Et de poursuivre que
“la révision de ces codes devrait intégrer la donne et une
implication des élus dans le champ de la sécurité ou du moins de la
prévention de la délinquance, de la nécessité d’augmenter le rôle de
l’élu dans le champ du développement, de clarifier les relations de
celui-ci avec les institutions, sinon la question finira par se
poser : à quoi servent les élus ?”. Et justement en matière de
propositions, c’est le ministre délégué chargé des Collectivités
locales qui en fait part : “Les propositions de Daho Ould Kablia”
est le titre sous lequel La Tribune traite du sujet dans son édition
du samedi 1er septembre. Ainsi est-il relevé, “affirmant
que le secteur des communes souffre de déséquilibres structurels qui
se répercutent sur la mauvaise prise en charge des préoccupations
des citoyens, il indique que pour y remédier, il s’agit de mettre en
œuvre des moyens pour la modernisation de l’institution de l’Etat,
qui consistent, entre autres, à revoir le cadre juridique des
communes et l’appareil administratif et technique”. Mais si on ne
peut remettre en cause les solutions préconisées par le ministre
délégué chargé des Collectivités locales, qui émanent d’un
diagnostic dûment établi, il reste aussi à se demander comment ces
solutions pourraient assurer une efficacité dans la gestion des
communes si, en face, les partis ne font pas un effort
supplémentaire pour proposer aux postes de candidat des individus
qui puissent assumer leurs responsabilités.
Et puis, il faut
croire que le mal ne se limite pas aux seules APC puisque
l’efficacité du gouvernement elle-même est mise en doute. C’est du
moins ce qui ressort des propos tenus par un ancien chef du
gouvernement. Plus grave encore, El Khabar rapporte que “la mafia
financière planifie pour prendre le pouvoir”. A en croire ce
quotidien arabophone, c’est encore l’ancien chef de l’Exécutif,
Ahmed Ouyahia, qui aurait émis cette mise en garde. Et au même
quotidien d’indiquer que cet ancien patron du gouvernement a
critiqué “les ministres de la Solidarité, du Commerce et de
l’Agriculture”. El Ahdeth rapporte pour sa part cette autre
révélation faite par le SG du RND, qui aurait affirmé que “les
douanes ont les noms des lobbys du marché de la pomme de terre”.
Nadia Kerraz
Haut
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