Semaine du 12 au 18 mars  2008

 

La Journée mondiale de la femme dans la presse

La fête l’espace d’une journée

 

 
 
 Les Quotidiens en débat

Accueil

 La Journée mondiale de la femme dans la presse

La fête l’espace d’une journée

Comme chaque année, le 8 mars, Journée internationale de la femme, a été largement commenté par la presse nationale. Les quotidiens ont donc évoqué en long et en large la situation de la femme en Algérie. 

Quelle est sa place en politique ? C’est la question à laquelle Le Jeune Indépendant a tenté de répondre. C’est ainsi qu’au bout de l’enquête menée par ce quotidien, il s’avère que "si un arsenal juridique a été mis en place pour garantir à la femme ses droits,  son implication en politique, par contre, demeure sans ancrage réel". Et pour cause, s’est demandé Le Jeune Indépendant, "aujourd’hui, combien sont-elles dans les institutions élues ? Combien de femmes siègent-elles dans le gouvernement ? Combien de femmes sont impliquées directement dans la prise de décision ? Combien de femmes  sont à la tête  d’un parti politique ?". La réponse à ces interrogations coule de source : elles  sont "une goutte dans un océan… d’hommes". La Dépêche de Kabylie abonde dans le même sens. C’est ainsi que son commentateur relève que si "dans les textes politiques fondant les institutions de notre pays et dans les déclarations de nos officiels, il ne subsiste aucun doute quant à la ‘promotion définitive’ de la femme algérienne  au rang de citoyenne à part entière", il reste à se demander "que peuvent bien représenter Khalida Toumi, Nouara Djaâafar, Mmes Mentouri et Bouabdallah, dans un pays qui avance à reculons en matière de la parité hommes-femmes ?". Car, relève le rédacteur, "même si les lois relatives au travail, à la scolarisation, aux droits politiques ne font, dans la plupart des cas, aucune discrimination entre les hommes et les femmes, la pratique quotidienne – celle qui reflète le véritable  état des mentalités et de la culture ainsi que les rapports des forces au sein de la société – faire apparaître un hiatus, voire un béant fossé, entre les intentions devenues vœux pieux et les pratiques". De même, s’insurge ce quotidien, "aucun machisme ou conservatisme ne saurait justifier le statut de second collège dans lequel on confine la femme depuis des années".

Injustifiable

Et de rappeler que "ces hommes qui continuent de justifier une telle situation ont-ils fat le millième de ce qu’ont fait les Djamila Bouhired, Louizette Ighil Ahriz ou autres Khalida Toumi pour la libération du pays pour les unes et sa démocratisation pour les autres ?".

La Tribune pour sa part fera remarquer que "les incohérences et le burlesque de la condition féminine, en Algérie, sont innombrables". C’est pourquoi,  indique ce quotidien, "l’Algérienne n’a pas besoin, aujourd’hui, d’une révolution dans les textes mais d’une révolution qui imposerait une équité totale.  Le domptage des esprits rétrogrades suivra certainement. La force de la loi fera plier les plus récalcitrants". Et de conclure : "Ce n’est qu’à ce moment-là qu’on pourra  fêter le 8 mars. Tout ce qui se fera sans cela n’est que folklore." 

En fait, souligne La Nouvelle République, les femmes sont "une résistance au quotidien".

Le Soir d’Algérie focalise, en ce jour particulier, sur "ces femmes entre deux mondes". Le quotidien souligne, à juste titre du reste, que "la société algérienne vit encore sous le poids de tabous et des préjugés, dès lors qu’il s’agit de personnes présentant un casier judiciaire, en particulier les femmes".  Et de poursuivre : "Socialement, ces femmes sont ‘mortes’ parce que la société  ne leur porte que très peu d’estime lorsqu’elles ont eu des démêlés avec la justice, et ce, quelles que soient les causes de leur détention." Et si ces détenues  sont pointées du doigt par la société, il n’est pas dit que celles qui réussissent sont données systématiquement en exemple.

Pourtant certaines d’entre elles  marquent de leur empreinte notre  quotidien. El Watan présente 30 portraits de femmes, de Annaba à Sidi Bel Abbes et d’Alger à Tamanrasset. A travers cet échantillon, il faut voir, indique ce quotidien, "le reflet d’une réalité : les femmes occupent de plus en plus d’espace". 

L’Authentique a fait sa Une sur le sujet en rapportant  une déclaration de la secrétaire générale du Parti des travailleurs.  Selon cette seule femme candidate à la présidentielle en Algérie, le 8 mars  est "une aubaine pour la revendication d’une cohésion sociale". El Youm lui réserve sa troisième ouverture au sujet, en soulignant que l’élément féminin  constitue 7,8% de la police. Toutefois, estime le commentateur du Jour d’Algérie, "s’il est une catégorie qui, de par sa nature de dénominateur, ne risque pas de faire de jalouses face aux hommages  qui leur sont rendus, c’est bien celle des moudjahidate, sans lesquelles d’ailleurs il n’y aurait même pas eu de libération de l’Algérie pour pouvoir parler de libération de l’Algérienne. Il n’en reste pas moins que Le Jour d’Algérie souhaite à cette occasion du 8 mars  'bonne fête mesdames'".      

Lendemain de fête

Mais la fête passée, le quotidien reprend sa place.  El Khabar du 9 mars rapporte la mise en garde lancée par l’Association des producteurs des articles scolaires. Cette dernière signale la dangerosité des protège-cahiers importés de Chine et qui exposent les enfants à des cancers. Al Fadjr, lui, indique que Bouteflika a décidé d’octroyer la nationalité aux enfants d’algériennes mariées à des étrangers. El Djazaïr News poursuit sa série de révélations sur le secteur des affaires religieuses et  révèle les dessous de la liquidation par Ghoulamallah de son conseiller à la communication. Selon une source, ce dernier aurait outrepassé ses prérogatives et empiété sur celles du ministre. Affaire à suivre, car le concerné va certainement  répliquer.

El Youm apporte une bonne nouvelle et annonce que le nouveau patron d’Air Algérie envisage de nouvelles formules de réduction des billets de cette compagnie aérienne.

Nadia Kerraz  

 

   

Haut

e-mail :contact@lesdebats.com

 

Copyright © 2001-2002 - MAHMOUDI INFO Sarl - Tous droits réservés.

Conception M.Merkouche