Semaine du 12 au 18 décembre  2007

 

Commerce illicite

L’argent suffira-t-il ?

Maladies professionnelles

L’urgence d’une réaction

Agriculture

Autosuffisance

Enfants

SOS

 

 
 
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 Commerce illicite

L’argent suffira-t-il ?

Les commerces illicites poussent comme des champignons. Les commerçants justifient cette prolifération par l’absence d’autres perspectives. Un commerce illicite c’est facile et cela permet à son propriétaire de gagner honnêtement sa vie. Qu’ils squattent pour ce faire des trottoirs ou tout autre espace public et portent préjudice aux  commerçants qui, eux, s’acquittent de leurs impôts n’est pas du tout pris en compte. Chacun pour soi et Dieu pour tous semble être leur devise. Et puis, dans le pire des cas, il faut s’adresser à l’APC qui, elle, se doit de trouver des solutions à chacun. Mais force est de relever que les autorités communales sont impuissantes devant la situation créée et souvent aussi le désordre qu’elle engendre. Le cas de la capitale est édifiant et ce, même si Alger ne fait pas exception puisque toutes les wilayas sont touchées par cette pratique qui est le commerce illicite.

Dans le souci de mettre fin à l'activité commerciale illicite dans les différentes rues de la wilaya d'Alger, notamment au niveau de la capitale, une enveloppe budgétaire d'un milliard de dinars a été dégagée en 2007 pour le financement de marchés couverts de proximité. L’absorption de ces commerces illicites et leur légalisation en leur permettant d’activer au niveau des marchés de proximité et de marchés couverts est l’objectif que les autorités se sont assignées. Cette démarche sera-t-elle payante à long terme ? L’espoir est permis puisque la situation de 2 264 commerçants illégaux répondant aux conditions requises a été régularisée.

N. K.

 

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Maladies professionnelles

L’urgence d’une réaction

Les maladies professionnelles sont presque inévitables. Elles découlent de l’exercice de certaines professions et, quand bien même toutes les mesures préventives sont prises pour les éviter, il n’est pas certain qu’elles épargnent les travailleurs. Ces derniers finissent à la longue de les contracter. Et ce, d’autant qu’elles sont nombreuses. En 2006, 941 maladies professionnelles ont été recensées par la CNAS, dont 70 cas d'intoxications par le plomb. Le drame, affirment les spécialistes, est que ces maladies professionnelles sont en constante augmentation. Toutefois, cela ne veut pas dire que toute politique préventive n’est pas à retenir, notamment sur les lieux de travail exposés  à certains risques chimiques. Du reste, selon les spécialistes, si ces maladies sont en hausse, cela est dû essentiellement au laxisme des employeurs qui "ne suivent pas la réglementation en vigueur". Un constat qui vaut notamment pour un certain privé qui ne songe pas à protéger la santé de ses employés. C’est pourquoi il est régulièrement plaidé pour une réglementation plus sévère interdisant l'utilisation des substances dangereuses et l'importation de l'amiante. De même qu’il faudrait  imposer aux industriels de procéder à la récupération de leurs déchets industriels. Ce qui n’est pas systématique. Mais cette situation devrait inciter les pouvoirs publics à faire preuve de plus de sévérité et ce, d’autant qu’il s’agit là d’une question qui relève de la santé publique.

N. K.

 

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Agriculture

Autosuffisance

Depuis le 1er octobre, les agriculteurs sont en campagne labours-semailles. A en croire les directions de l’agriculture des différentes wilayas, les choses se déroulent bien. Des dizaines d’hectares son emblavés et ce, même si la superficie consacrée à la céréaliculture est loin d’être en mesure de satisfaire la demande. C’est dire que l’importation sera encore et toujours (?) la voie par laquelle le pays assurera la satisfaction de la demande en la matière. En effet, l’autosuffisance n’est certainement pas un objectif que la politique agricole algérienne est en mesure d’atteindre dans les prochaines années. Et puis, c’est à se demander si, vraiment, elle est toujours de mise.  Il est  vrai que pour de nombreux importateurs et minotiers, il est plus profitable de recourir à l’importation que de voir une production nationale à même de leur garantir les quotas dont ils ont besoin pour alimenter leurs usines.

N. K.

 

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Enfants

SOS

Des millions d'enfants meurent chaque année de maladies faciles à soigner, faute d'accès à des médicaments sûrs, efficaces et d'un coût abordable. Ce constat est fait par l’Organisation mondiale de la santé. Pis encore, selon l’OMS près des deux tiers des dix millions d'enfants de moins de cinq ans décédés en 2007 auraient pu être sauvés. Mais pour que ces vies puissent être épargnées, il aurait fallu qu’elles aient une réelle importance aux yeux des fabricants et autres laboratoires pharmaceutiques. Et pour cause, ces derniers préfèrent axer leur fabrication sur des médicaments plus rentables et plus vendus. C’est pourquoi la recherche pour la fabrication de produits spécifiques aux enfants est totalement négligée. Pourtant, tous les experts et autres médecins reconnaissent que les enfants ne métabolisent pas les médicaments comme les adultes, et par conséquent ils ont  besoin de formes et dosages différents. Mais pour ce faire, il faudra que le bien-être des enfants devienne une préoccupation majeure. Ce qui malheureusement est loin d’être le cas. Pis, lorsque vous emmenez un enfant chez un spécialiste, il n’est pas rare qu’il prescrive le même médicament que pour un adulte présentant la même pathologie. Aucune distinction n’est faire alors que les âges des deux malades ne sont pas identiques et qu’un enfant nécessite un traitement différencié qui tienne compte de son jeune âge.  

N. K.

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