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Commerce
illicite
L’argent suffira-t-il ?
Les
commerces illicites poussent comme des champignons. Les commerçants
justifient cette prolifération par l’absence d’autres perspectives.
Un commerce illicite c’est facile et cela permet à son propriétaire
de gagner honnêtement sa vie. Qu’ils squattent pour ce faire des
trottoirs ou tout autre espace public et portent préjudice aux
commerçants qui, eux, s’acquittent de leurs impôts n’est pas du tout
pris en compte. Chacun pour soi et Dieu pour tous semble être leur
devise. Et puis, dans le pire des cas, il faut s’adresser à l’APC
qui, elle, se doit de trouver des solutions à chacun. Mais force est
de relever que les autorités communales sont impuissantes devant la
situation créée et souvent aussi le désordre qu’elle engendre. Le
cas de la capitale est édifiant et ce, même si Alger ne fait pas
exception puisque toutes les wilayas sont touchées par cette
pratique qui est le commerce illicite.
Dans
le souci de mettre fin à l'activité commerciale illicite dans les
différentes rues de la wilaya d'Alger, notamment au niveau de la
capitale, une enveloppe budgétaire d'un milliard de dinars a été
dégagée en 2007 pour le financement de marchés couverts de
proximité. L’absorption de ces commerces illicites et leur
légalisation en leur permettant d’activer au niveau des marchés de
proximité et de marchés couverts est l’objectif que les autorités se
sont assignées. Cette démarche sera-t-elle payante à long terme ?
L’espoir est permis puisque la situation de 2 264 commerçants
illégaux répondant aux conditions requises a été régularisée.
N. K.
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Maladies
professionnelles
L’urgence d’une réaction
Les
maladies professionnelles sont presque inévitables. Elles découlent
de l’exercice de certaines professions et, quand bien même toutes
les mesures préventives sont prises pour les éviter, il n’est pas
certain qu’elles épargnent les travailleurs. Ces derniers finissent
à la longue de les contracter. Et ce, d’autant qu’elles sont
nombreuses. En 2006, 941 maladies professionnelles ont été recensées
par la CNAS, dont 70 cas d'intoxications par le plomb. Le drame,
affirment les spécialistes, est que ces maladies professionnelles
sont en constante augmentation. Toutefois, cela ne veut pas dire que
toute politique préventive n’est pas à retenir, notamment sur les
lieux de travail exposés à certains risques chimiques. Du reste,
selon les spécialistes, si ces maladies sont en hausse, cela est dû
essentiellement au laxisme des employeurs qui "ne suivent pas la
réglementation en vigueur". Un constat qui vaut notamment pour
un certain privé qui ne songe pas à protéger la santé de ses
employés. C’est pourquoi il est régulièrement plaidé pour une
réglementation plus sévère interdisant l'utilisation des substances
dangereuses et l'importation de l'amiante. De même qu’il faudrait
imposer aux industriels de procéder à la récupération de leurs
déchets industriels. Ce qui n’est pas systématique. Mais cette
situation devrait inciter les pouvoirs publics à faire preuve de
plus de sévérité et ce, d’autant qu’il s’agit là d’une question qui
relève de la santé publique.
N. K.
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Agriculture
Autosuffisance
Depuis le 1er octobre, les agriculteurs sont en campagne
labours-semailles. A en croire les directions de l’agriculture des
différentes wilayas, les choses se déroulent bien. Des dizaines
d’hectares son emblavés et ce, même si la superficie consacrée à la
céréaliculture est loin d’être en mesure de satisfaire la demande.
C’est dire que l’importation sera encore et toujours (?) la voie par
laquelle le pays assurera la satisfaction de la demande en la
matière. En effet, l’autosuffisance n’est certainement pas un
objectif que la politique agricole algérienne est en mesure
d’atteindre dans les prochaines années. Et puis, c’est à se demander
si, vraiment, elle est toujours de mise. Il est vrai que pour de
nombreux importateurs et minotiers, il est plus profitable de
recourir à l’importation que de voir une production nationale à même
de leur garantir les quotas dont ils ont besoin pour alimenter leurs
usines.
N. K.
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Enfants
SOS
Des
millions d'enfants meurent chaque année de maladies faciles à
soigner, faute d'accès à des médicaments sûrs, efficaces et d'un
coût abordable. Ce constat est fait par l’Organisation mondiale de
la santé. Pis encore, selon l’OMS près des deux tiers des dix
millions d'enfants de moins de cinq ans décédés en 2007 auraient pu
être sauvés. Mais pour que ces vies puissent être épargnées, il
aurait fallu qu’elles aient une réelle importance aux yeux des
fabricants et autres laboratoires pharmaceutiques. Et pour cause,
ces derniers préfèrent axer leur fabrication sur des médicaments
plus rentables et plus vendus. C’est pourquoi la recherche pour la
fabrication de produits spécifiques aux enfants est totalement
négligée. Pourtant, tous les experts et autres médecins
reconnaissent que les enfants ne métabolisent pas les médicaments
comme les adultes, et par conséquent ils ont besoin de formes et
dosages différents. Mais pour ce faire, il faudra que le bien-être
des enfants devienne une préoccupation majeure. Ce qui
malheureusement est loin d’être le cas. Pis, lorsque vous emmenez un
enfant chez un spécialiste, il n’est pas rare qu’il prescrive le
même médicament que pour un adulte présentant la même pathologie.
Aucune distinction n’est faire alors que les âges des deux malades
ne sont pas identiques et qu’un enfant nécessite un traitement
différencié qui tienne compte de son jeune âge.
N. K.
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