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Semaine du 18 au 24 juillet 2007

 

Le Hamas perd des batailles politiques

Le Fatah se renforce

Après un rapport sécuritaire américain

L'Irak se dit prêt à assurer sa sécurité

 

 

 

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Le Hamas perd des batailles politiques

Le Fatah se renforce

Le Hamas perd du terrain dans la bataille politique et symbolique que lui livrent conjointement le Fatah, les partisans du président Mahmoud Abbas, et désormais Israël.

Ecartés du gouvernement depuis leur coup de force à Gaza il y a un mois, les partisans du Hamas se considèrent toujours comme légitimes, leur chef charismatique Ismaïl Haniyeh en premier lieu.

Haniyeh pense toujours s'exprimer au nom du peuple palestinien en tant que Premier ministre légal alors qu'il est de plus en plus isolé politiquement, confiné dans la bande de Gaza, sujette par ailleurs à un blocus israélien et cisjordanien.

Le Hamas a essuyé un revers politique dimanche en ne parvenant pas à réunir le quorum nécessaire au Conseil législatif, basé à Gaza, pour contester le décision d'Abbas d'avoir mis sur pied un gouvernement rival au nom de l'état d'urgence.

Les partisans d'Haniyeh, vainqueurs des élections législatives de janvier 2006, rejettent le déni d'Abbas de la légitimité des urnes et sa conviction qu'en cas de crise majeure, une décision de l'Organisation de libération de la Palestine (OLP) prévaut sur le Conseil législatif.

67 députés minimum

Seuls vingt-huit députés sur 132 se sont présentés au Conseil législatif alors que la présence de 67 députés minimum était nécessaire au Hamas pour contester le choix d'Abbas.

La plupart des élus du mouvement (74%) n'ont pas pu siéger, se trouvant aux mains d'Israël. Les autres parlementaires, issus du Fatah, ont tous boycotté la réunion extraordinaire.

Parallèlement, Mahmoud Abbas a annoncé la tenue mercredi d'une réunion du Conseil central (mini-parlement) de l'OLP destinée à renforcer la légitimité du cabinet de crise nommé après le coup de force de Gaza.

Haniyeh, convaincu de n'avoir "aucun regret quant à la prise de Gaza", a accusé dimanche les partisans du président Abbas d'avoir interdit l'accès aux députés du Hamas de Cisjordanie à la salle de vidéoconférence de Ramallah utilisée lors des réunions du Conseil législatif.

"Nous avons un message clair à envoyer. Le pouvoir du Conseil législatif ne doit pas être remis en cause. Personne ne doit sous-estimer la loi fondamentale palestinienne", a prévenu un des chefs du Hamas de Gaza, Ahmed Bahar.

Au lieu de siéger normalement au Conseil législatif, les partisans d'Haniyeh ont donc improvisé une réunion informelle à distance en établissant un contact téléphonique avec leurs homologues coincés à Ramallah.

250 membres du Fatah libères

De leur côté, les militants du Fatah de Cisjordanie ont commencé à signer leurs promesses de renoncement aux violences contre Israël, dans le cadre d'un accord passé avec l'Etat juif qui se dit prêt à abandonner ses poursuites contre quelque 180 activistes.

Les membres des Brigades des martyrs d'Al Aksa, considérées comme le bras armé du Fatah, se sont pressés dimanche matin dans les locaux des forces de sécurité palestiniennes de Cisjordanie pour entériner leurs promesses de bonne conduite à l'égard d'Israël.

L'initiative entre dans le cadre des mesures que le Premier ministre israélien Ehud Olmert présentera à Abbas à l'occasion de leur prochaine entretien, prévu semble-t-il lundi, à Jérusalem.

Le geste politique d'Israël va dans le sens d'un rétablissement de la sécurité et de l'autorité du Fatah en Cisjordanie, et prévoit également de libérer 250 activistes détenus par l'Etat juif.

Les 250 futurs bénéficiaires de la grâce qu'Olmert s'apprête à accorder sont issus à 85% de la formation présidentielle, les autres appartenant à des mouvements laïques.

La mise en place de cette initiative commune entre Israël et Abbas a pour but d'asseoir la légitimité du Fatah et celle de son cabinet de crise, ainsi que de réduire l'influence des partisans du Hamas, élus pourtant majoritairement il y a plus d'un an et demi par le peuple palestinien.

 

Après un rapport sécuritaire américain

L'Irak se dit prêt à assurer sa sécurité

Le chef du gouvernement irakien a estimé samedi que son pays était prêt à assurer sa sécurité et égratigné un rapport américain critique sur ce point, tandis que des députés ont dénoncé les pressions de Washington pour l'adoption d'une loi controversée sur le pétrole.

"Nous sommes totalement confiants dans le fait que nous sommes capables d'assumer pleinement la responsabilité de la sécurité dès que les forces internationales souhaiteront se retirer" d'Irak, a affirmé le Premier ministre Nouri al-Maliki.

"Le gouvernement entend sérieusement augmenter ses forces de sécurité et les équiper, afin d'être mieux préparé à en prendre la responsabilité au cas où les troupes étrangères décident de se retirer", a-t-il ajouté au cours d'une conférence de presse à Bagdad.

Ces déclarations interviennent deux jours après la publication par la Maison Blanche d'un rapport d'étape sur les progrès en Irak, qui relève notamment que le pays a échoué à préparer ses forces pour les opérations de sécurité dans ce pays ravagé par les violences.

En réaction à ce document, M. Maliki s'est montré prudent: "Nous pensions que la plus grande partie du rapport était positive", a-t-il dit, en laissant entendre que ses auteurs n'avaient peut-être pas pris en compte "tous les problèmes avec précision".

"C'est normal pour une situation compliquée comme l'Irak. Nous ne pouvons pas dire que la situation politique en Irak est facile car c'est la première fois dans notre histoire que nous avons un gouvernement d'unité nationale", a argumenté M. Maliki.

Le rapport américain de 25 pages montre que sur 18 objectifs au total, les progrès sont "insatisfaisants" pour huit d'entre eux, "satisfaisants" pour huit autres, tandis que pour les deux derniers les résultats sont mitigés.

Il critique le gouvernement Maliki pour n'avoir pas réussi à faire passer une loi facilitant l'accès à des postes publics pour les anciens membres du parti Baas de Saddam Hussein, dont certains auraient rejoint l'insurrection.

Mais la publication du document n'a pas entamé la détermination du président George W. Bush, qui a réaffirmé sa confiance en la victoire et en Nouri al-Maliki.

La sécurité et la réintégration de anciens "Baasistes" sont des aspects considérés par Washington comme des points essentiels pour la réconciliation nationale en Irak, de même que l'adoption d'une loi pour l'industrie pétrolière du pays, visant à partager équitablement les revenus du pétrole brut entre les 18 provinces.

Les pressions américaines sur ce sujet sensible en Irak suscitent des critiques nourries dans les rangs des députés.

"Les Américains mettent la pression pour que nous adoptions une loi sous quelque forme que ce soit", a déclaré à l'AFP le député sunnite Abdoul-Sattar Mahmoud, du Front irakien de la Concorde nationale.

"Ils sont davantage préoccupés par la forme que par le contenu de la loi. Ils la considèrent comme une partie du processus de réconciliation. Nous, non", a critiqué le parlementaire.

De son côté, le député kurde Mahmoud Othman, a mis en garde contre les effets "contre-productifs" des pressions américaines. Nombre de parlementaires sont en effet maintenant opposés à l'adoption de ce projet de loi. "Ils pensent que c'est une loi américaine et ils ne l'ont même pas encore lue", a-t-il dit.

Cette loi est un sujet particulièrement délicat dans ce pays qui possède les troisièmes réserves mondiales d'or noir. Elles sont concentrées dans le sud chiite et le nord majoritairement kurde, peu disposés à partager cette manne, tandis que les sunnites, écartés du pouvoir après la chute du régime de Saddam Hussein, vivent dans des régions dénuées de pétrole.

 

 

 

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