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Drogue,
week-end, Constitution, harraga et Djezzy
Une actualité
qui déborde
"50% des jeunes
sont prédisposés à consommer de la drogue", telle est la
déclaration du directeur général de l’Office national de lutte
contre la drogue et la toxicomanie reprise, entre autres, par
Liberté dans son édition du mardi 12 juin. Pis, avertit cet
officiel, "l’Algérie risque de passer de pays consommateur à
producteur de drogue". Autant dire qu’il y a péril en la demeure et
qu’il est temps d’agir. D’autant que le reportage publié en Une par
Le Jour d’Algérie (édition du mardi 12 juin) révèle l’ampleur du
danger qui guette cette frange de la population. Ainsi,rapporte le
journaliste qui a accompagné les services de sécurité qui ont
effectué une opération de nuit, "des jeunes de tous âges,
quelquefois mineurs, vivent dans des conditions inhumaines,
dantesques, dans les places et les rues de la capitale". Bab
El-Oued, la circonscription administrative choisie pour cette
opération, ne serait en rien différente des autres quartiers à
travers toutes les grandes villes du pays. La sonnette d'alarme est
ainsi de nouveau tirée.
Samedi-dimanche
ou vendredi-samedi ?
El Watan qui
semble souscrire à l’idée du retour au week-end universel, se
demande si ce changement tant attendu ne viendra pas, en
définitive, des entreprises. Ainsi, nous apprend le quotidien,
"après moult débats sur la nécessité de revenir au week-end
universel, ne serait-ce que pour des raisons économiques, c’est
finalement la firme transnationale Mittal Steel, activant dans la
zone sidérurgique de Annaba, qui fera le premier pas en faisant de
vendredi et samedi (au lieu de jeudi et vendredi) les jours de repos
hebdomadaire". Mais, indique El Watan, "une firme internationale
est, il est vrai plus à l’aise pour opérer un tel changement, les
gestionnaires n’ayant d’ordres à recevoir que de leur conseil
d’administration et des actionnaires ayant pratiquement tous élu
domicile sous d’autres cieux (Inde, France, USA)". L’idée risque de
faire son petit bonhomme de chemin puisque, selon La Tribune du
jeudi 14 juin, "le Forum des chefs d’entreprises (FCE) appelle ses
adhérent à passer au week-end intermédiaire". Le quotidien indique
que cet appel a été lancé lors d’une conférence de presse. A cette
occasion, il a été demandé aux entreprises privées "de passer du
week-end jusque-là adopté à un week-end intermédiaire". Selon le
président du FCE, ces entreprises "devraient prendre l’initiative
sans attendre les décisions officielles". Mais il est certainement
plus facile de dire que de faire ! Pourtant, les banques publiques
ont depuis des années leur week-end les vendredi et samedi. C’est
dire qu’il suffit juste d'oser !
Ah cette
Constitution !
Le projet de
révision de la Constitution est de nouveau remis sur le tapis.
Mardi déjà par Midi Libre qui annonce que cette révision se fera
lors d’une session extraordinaire du Parlement, le mois prochain.
"La nouvelle Constitution, selon ce quotidien, devra consacrer
définitivement et pour longtemps encore le régime présidentiel". Et
voilà que Le Jeune Indépendant renchérit que M. Ziari, le nouveau
président de l’APN, "n’écarte pas l’option de l’ordonnance
présidentielle". Cependant, il est précisé que "le dernier mot
revient au président de la République". Mais en attendant que cette
révision se concrétise, c’est celle de la loi électorale qui va
passer à la trappe. L’amendement introduit consacre, de l’avis
d’El Watan, "la fin des petits partis", puisque "les formations
politiques autorisées à parrainer une liste de candidature sont,
uniquement, celles ayant obtenu plus de 4% des suffrages exprimés
lors des trois dernières élections ou celles ayant au moins 600 élus
représentant au moins 25 wilayas". Des modifications qui ne
manqueront pas de susciter quelques réactions de mécontentement. Les
premières avaient été enregistrées juste après les propos tenus par
le nouveau président de l’APN, qui avait déclaré que "ces mesure
visent à interdire les partis politiques qui n’ont pas d’ancrage
dans la société". Mais qui va rappeler que ces mesures sont aussi
une violation à la loi fondamentale du pays qui consacre le
multipartisme ? Et pour cause, comme le rappelle El Fadjr, "seuls
neuf partis politiques pourront participer aux prochaines élections
locales".
Le coup de cœur
de Djezzy
"La promotion du
cœur de Djezzy", est le titre de Une du Citoyen qui rapporte la
conférence de presse du P-DG de cette entreprise au cours de la
quelle il a été annoncé que des puces de 3 000 DA sont offertes aux
mal-entendants et aux non-voyants. Le quotidien rappelle que "c’est
dans le cadre de ses opérations de solidarité tous azimuts pour la
collectivité que le leader de la téléphonie mobile en Algérie,
Djezzy, entreprise citoyenne à l’écoute des besoins de la société,
vient de s’engager au profit des personnes souffrant de déficiences
physiques".
Et puis, il y a
ces nouvelles qui ne sont pas réjouissantes pour une catégorie
d’Algériens, celle qui aspire à bénéficier du regroupement familial
pour régulariser sa situation et séjourner légalement en France.
"Tour de vis supplémentaire", avertit Le Soir d’Algérie. Et
d’ajouter : "Sarkozy l’avait annoncé, son équipe est en train d’y
aller au pas de charge pour le concrétiser : un énième projet de loi
sur l’immigration vient d’être soumis au Conseil d’Etat." El Ahdeth
estime pour sa part que "Sarkozy exécute ses menaces à l’encontre
des immigrés". Pourtant, cela ne décourage nullement les jeunes
Algériens, de plus en plus nombreux à vouloir se rendre dans cette
France et dans d’autres pays de cette Europe de moins en moins
accueillante. Pour preuve, en Une d’El Djazaïr News du mercredi 14
juin est annoncé que le navire Tarek Ibn Ziyad a sauvé 12 harraga
en difficulté à bord d’un zodiac dans les eaux territoriales
espagnoles.
Autre nouvelle peu
réjouissante : celle de la situation qui prévaut dans la bande de
Gaza. Le conflit qui couve depuis des mois entre Hamas et le Fatah
a, semble-t-il, atteint le point de non-retour puisque pas moins de
116 morts ont été enregistrés dans des combats interpalestiniens.
Pourtant, le peuple palestinien n’avait nullement besoin d’une
nouvelle et affligeante épreuve que lui fait subir ses propres
dirigeants. Quant à Israël, il observe et a nommé un nouveau
ministre de la Défense.
Nadia Kerraz
Haut
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