Semaine du 22 au 28 juillet 2009

 
 
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 Menaces de l’ex-GSPC contre les Chinois en Algérie

Après la publication d’un rapport émanant du cabinet d’analyse de risques Stirling assynt basé à Londres en Grande-Bretagne, et repris par le journal South China Morning Post édité à Hong Kong, affirmant que Al Qaïda au Maghreb Islamique (AQMI) ex-GSPC a menacé les intérêts chinois en Afrique du Nord, et notamment en Algérie, de nombreuses interrogations se sont posées sur la fiabilité de cette menace. Jusque-là, en effet, l’organisation terroriste n’a jamais explicitement menacé les ressortissants chinois vivant en Algérie. Sur les sites djihadistes habituellement utilisés pour diffuser ce type de communiqués, aucune trace. A l’exception de quelques forums, évoquant la situation des musulmans du Xinjiang et appelant à des représailles contre la Chine, aucun document officiel d’Al-Qaïda n’a été émis ces derniers jours. Le dernier communiqué de l’AQMI date de mercredi dernier. Il concerne l’attaque d’une patrouille de l’armée malienne qui a fait 28 morts. Certains relèvent que, curieusement, le document du cabinet britannique intervient une semaine après l’alerte émise par le ministère français des Affaires étrangères évoquant «un risque d’action terroriste élevé en Algérie». Les deux événements sont-ils liés ? Dans un contexte difficile pour les groupes occidentaux en Algérie, Paris et Londres cherchent-ils à déstabiliser l’un des principaux partenaires économiques de l’Algérie, dont les entreprises sont impliquées dans de nombreux projets stratégiques comme l’autoroute est-ouest ? Parvenir à évaluer le sérieux et la gravité de menaces jihadistes diffusées sur internet, comme celles proférées contre la Chine après les heurts au Xinjiang, est un casse-tête pour les services de sécurité, expliquent des experts à l’agence AFP.  Quand elles prennent la forme de communiqués dont les auteurs sont connus et plus ou moins authentifiables, c’est une chose, mais quand elles sont basées sur des contributions anonymes postées sur des forums islamistes, il est difficile d’en apprécier la substance et le danger qu’elles représentent, ajoutent-ils. Enfin, la Chine a exhorté ses ressortissants en Algérie à la prudence après ces menaces de s’en prendre aux ressortissants chinois en Afrique du Nord pour venger les musulmans tués lors des troubles au Xinjiang. «L’ambassade de Chine en Algérie appelle particulièrement les entreprises chinoises et leurs personnels à veiller davantage à leur sécurité et à renforcer les mesures de sécurité», a indiqué l’ambassade dans un communiqué sur son site internet, en les enjoignant de rapporter immédiatement «toute situation d’urgence».

 

ArcelorMittal a investi 12 M USD pour augmenter sa production en Algérie

L’entreprise ArcelorMittal Annaba traverse une crise qui dure depuis des mois. Après plusieurs mouvements de grève, la direction a été forcée à signer « un pacte » avec les représentants des travailleurs. Cependant, la direction de l’entreprise n’écarte pas l’éventualité d’une révision de la stratégie des ressources humaines. « Ce qui est sûr,  c’est que l’entreprise est obligée de s’adapter aux standards internationaux en la matière », a souligné, mercredi 15 juillet, Vincent Le Gouic, PDG d’ArcelorMittal Annaba. Même s’il a écarté pour l’instant un plan social,  M. Le Gouic a expliqué qu’il n’était pas en mesure de trancher la question du remplacement des départs en retraite. Signe d’une inquiétude quant à l’évolution d’un marché d’acier instable. « On est une industrie de métier. Il faut qu’on anticipe les effets d’un éventuel départ. Il y a un besoin de visualiser ce qu’on voudrait en termes d’organisation et ensuite mettre en place les mécanismes nécessaires pour s’adapter », a-t-il expliqué. Smaïl Kouadria, représentant du syndicat de l’entreprise, a, lui, évacué toute possibilité de départ volontaire. Cela dit, il a soutenu l’idée que les syndicalistes sont favorables à « la rationalisation des dépenses ». Aucun détail n’a été fourni sur la manière dont cette « rationalisation » sera faite dans une entreprise employant 7800 salariés. ArcelorMittal Annaba, filiale algérienne du géant mondial de l’acier a investi 12 millions de dollars pour renforcer les capacités de production de son complexe sidérurgique à El-Hadjar, a encore indiqué Vincent Le Gouïc. Cet investissement porte sur l’acquisition de trois nouveaux convertisseurs d’une capacité totale de 230 tonnes, a-t-il précisé lors d’une conférence de presse. ArcelorMittal est affecté par la chute des prix de l’acier (jusqu’à 60% sur le rond à béton) entre juillet 2008 et février 2009 sur le marché algérien devenu une destination pour des opérations de solde de la part d’acteurs notamment italiens et espagnols, selon l’accord collectif. Le complexe sidérurgique d’Al-Hadjar près d’Annaba, ancienne propriété de l’Etat algérien, avait été racheté à 70% en octobre 2001 par l’indien Ispat, une entreprise du groupe Mittal.

 

L’Algérie pour le recrutement de prédicatrices dans les mosquées

Le gouvernement algérien veut recruter davantage de prédicatrices volontaires pour encadrer l’enseignement religieux auprès des femmes dans les mosquées, a indiqué, samedi, le ministre des Affaires religieuses, Bouabdellah Ghlamallah. «Le ministère des Affaires religieuses projette de recruter des jeunes filles volontaires pour servir la mosquée», a déclaré le ministre, selon l’agence APS.

Actuellement, l’Algérie compte seulement 265 «mourchidate» (prédicatrices) qui participent à l’enseignement et à l’apprentissage du Coran dans les mosquées et à la lutte contre l’analphabétisme, selon M. Ghlamallah. «La présence de la femme dans les mosquées est essentielle, fondamentale et importante d’autant que la mosquée est un lieu de foi, de piété et de consécration de l’authenticité, de l’identité nationale et d’enseignement de la science et du savoir», a-t-il affirmé.

Outre les mosquées, les mourchidate sont également chargées de missions dans les prisons pour donner des cours sur la religion, prodiguer des conseils et enseigner aux détenues les principes moraux afin d’enrayer les fléaux sociaux, a ajouté le ministre. Signalons que le Maroc s’est lancé lui aussi dans l’expérience par le recrutement de 30 prédicatrices, malgré une fetwa qui a été récemment émise contre ce type d’initiatives jugées comme ouvrant la porte au péril de voir des femmes occuper des fonctions d’imam alors « qu’elles ne doivent même pas avoir l’autorisation de conduire une voiture ». Les milieux conservateurs, largement représentés dans les couches populaires, continuent de considérer la moudawala (qui donne à la femme le droit de discuter son divorce notamment) comme un « coup porté à la bonne tradition musulmane » par le roi Mohamed VI. Affaire à suivre.

 

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