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Menaces
de l’ex-GSPC contre les Chinois en Algérie
Après la
publication d’un rapport émanant du cabinet d’analyse de risques
Stirling assynt basé à Londres en Grande-Bretagne, et repris par le
journal South China Morning Post édité à Hong Kong, affirmant que Al
Qaïda au Maghreb Islamique (AQMI) ex-GSPC a menacé les intérêts
chinois en Afrique du Nord, et notamment en Algérie, de nombreuses
interrogations se sont posées sur la fiabilité de cette menace.
Jusque-là, en effet, l’organisation terroriste n’a jamais
explicitement menacé les ressortissants chinois vivant en Algérie.
Sur les sites djihadistes habituellement utilisés pour diffuser ce
type de communiqués, aucune trace. A l’exception de quelques forums,
évoquant la situation des musulmans du Xinjiang et appelant à des
représailles contre la Chine, aucun document officiel d’Al-Qaïda n’a
été émis ces derniers jours. Le dernier communiqué de l’AQMI date de
mercredi dernier. Il concerne l’attaque d’une patrouille de l’armée
malienne qui a fait 28 morts. Certains relèvent que, curieusement,
le document du cabinet britannique intervient une semaine après
l’alerte émise par le ministère français des Affaires étrangères
évoquant «un risque d’action terroriste élevé en Algérie». Les deux
événements sont-ils liés ? Dans un contexte difficile pour les
groupes occidentaux en Algérie, Paris et Londres cherchent-ils à
déstabiliser l’un des principaux partenaires économiques de
l’Algérie, dont les entreprises sont impliquées dans de nombreux
projets stratégiques comme l’autoroute est-ouest ? Parvenir à
évaluer le sérieux et la gravité de menaces jihadistes diffusées sur
internet, comme celles proférées contre la Chine après les heurts au
Xinjiang, est un casse-tête pour les services de sécurité,
expliquent des experts à l’agence AFP. Quand elles prennent la
forme de communiqués dont les auteurs sont connus et plus ou moins
authentifiables, c’est une chose, mais quand elles sont basées sur
des contributions anonymes postées sur des forums islamistes, il est
difficile d’en apprécier la substance et le danger qu’elles
représentent, ajoutent-ils. Enfin, la Chine a exhorté ses
ressortissants en Algérie à la prudence après ces menaces de s’en
prendre aux ressortissants chinois en Afrique du Nord pour venger
les musulmans tués lors des troubles au Xinjiang. «L’ambassade de
Chine en Algérie appelle particulièrement les entreprises chinoises
et leurs personnels à veiller davantage à leur sécurité et à
renforcer les mesures de sécurité», a indiqué l’ambassade dans un
communiqué sur son site internet, en les enjoignant de rapporter
immédiatement «toute situation d’urgence».
ArcelorMittal a
investi 12 M USD pour augmenter sa production en Algérie
L’entreprise
ArcelorMittal Annaba traverse une crise qui dure depuis des mois.
Après plusieurs mouvements de grève, la direction a été forcée à
signer « un pacte » avec les représentants des travailleurs.
Cependant, la direction de l’entreprise n’écarte pas l’éventualité
d’une révision de la stratégie des ressources humaines. « Ce qui est
sûr, c’est que l’entreprise est obligée de s’adapter aux standards
internationaux en la matière », a souligné, mercredi 15 juillet,
Vincent Le Gouic, PDG d’ArcelorMittal Annaba. Même s’il a écarté
pour l’instant un plan social, M. Le Gouic a expliqué qu’il n’était
pas en mesure de trancher la question du remplacement des départs en
retraite. Signe d’une inquiétude quant à l’évolution d’un marché
d’acier instable. « On est une industrie de métier. Il faut qu’on
anticipe les effets d’un éventuel départ. Il y a un besoin de
visualiser ce qu’on voudrait en termes d’organisation et ensuite
mettre en place les mécanismes nécessaires pour s’adapter », a-t-il
expliqué. Smaïl Kouadria, représentant du syndicat de l’entreprise,
a, lui, évacué toute possibilité de départ volontaire. Cela dit, il
a soutenu l’idée que les syndicalistes sont favorables à « la
rationalisation des dépenses ». Aucun détail n’a été fourni sur la
manière dont cette « rationalisation » sera faite dans une
entreprise employant 7800 salariés. ArcelorMittal Annaba, filiale
algérienne du géant mondial de l’acier a investi 12 millions de
dollars pour renforcer les capacités de production de son complexe
sidérurgique à El-Hadjar, a encore indiqué Vincent Le Gouïc. Cet
investissement porte sur l’acquisition de trois nouveaux
convertisseurs d’une capacité totale de 230 tonnes, a-t-il précisé
lors d’une conférence de presse. ArcelorMittal est affecté par la
chute des prix de l’acier (jusqu’à 60% sur le rond à béton) entre
juillet 2008 et février 2009 sur le marché algérien devenu une
destination pour des opérations de solde de la part d’acteurs
notamment italiens et espagnols, selon l’accord collectif. Le
complexe sidérurgique d’Al-Hadjar près d’Annaba, ancienne propriété
de l’Etat algérien, avait été racheté à 70% en octobre 2001 par
l’indien Ispat, une entreprise du groupe Mittal.
L’Algérie pour
le recrutement de prédicatrices dans les mosquées
Le gouvernement
algérien veut recruter davantage de prédicatrices volontaires pour
encadrer l’enseignement religieux auprès des femmes dans les
mosquées, a indiqué, samedi, le ministre des Affaires religieuses,
Bouabdellah Ghlamallah. «Le ministère des Affaires religieuses
projette de recruter des jeunes filles volontaires pour servir la
mosquée», a déclaré le ministre, selon l’agence APS.
Actuellement,
l’Algérie compte seulement 265 «mourchidate» (prédicatrices) qui
participent à l’enseignement et à l’apprentissage du Coran dans les
mosquées et à la lutte contre l’analphabétisme, selon M. Ghlamallah.
«La présence de la femme dans les mosquées est essentielle,
fondamentale et importante d’autant que la mosquée est un lieu de
foi, de piété et de consécration de l’authenticité, de l’identité
nationale et d’enseignement de la science et du savoir», a-t-il
affirmé.
Outre les
mosquées, les mourchidate sont également chargées de missions dans
les prisons pour donner des cours sur la religion, prodiguer des
conseils et enseigner aux détenues les principes moraux afin
d’enrayer les fléaux sociaux, a ajouté le ministre. Signalons que le
Maroc s’est lancé lui aussi dans l’expérience par le recrutement de
30 prédicatrices, malgré une fetwa qui a été récemment émise contre
ce type d’initiatives jugées comme ouvrant la porte au péril de voir
des femmes occuper des fonctions d’imam alors « qu’elles ne doivent
même pas avoir l’autorisation de conduire une voiture ». Les milieux
conservateurs, largement représentés dans les couches populaires,
continuent de considérer la moudawala (qui donne à la femme le droit
de discuter son divorce notamment) comme un « coup porté à la bonne
tradition musulmane » par le roi Mohamed VI. Affaire à suivre.
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