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La
nouvelle ville de Hassi Messaoud
Un contrat
historique pour SNC-Lavalin
Le géant
montréalais de l’ingénierie SNC-Lavalin a confirmé avoir obtenu l’un
des plus importants contrats de services de son histoire, en vue de
l’aménagement en Algérie de la nouvelle ville de Hassi Messaoud,
dont la construction devrait s’étendre sur huit ans. «Nous sommes
ravis de cette annonce» a indiqué Mme MacCormack, porte-parole de la
société. Nous allons signer le contrat d’ici à quelques semaines et
nous aurons alors plein de détails à donner.» SNC-Lavalin a mis la
main sur le contrat au terme d’un processus d’appel d’offres auquel
ont pris part quatre autres entreprises.
La firme a fait
une offre de 31,2 milliards de dinars, soit quelque 508 millions de
dollars. Le processus d’appel d’offres avait été relancé en octobre
dernier, après que la société américaine Aecom eut porté plainte
auprès d’une agence du gouvernement algérien, affirmant que sa
rivale canadienne ne respectait pas la procédure.
Curieusement,
Aecom n’a pas soumis de nouvelle offre. Mme MacCormack a indiqué que
ce contrat de services était l’un des plus importants de l’histoire
de la firme d’ingénierie. L’entreprise fondée il y a 98 ans, qui
compte 21 300 employés, est l’une des sociétés canadiennes les plus
présentes à l’étranger, avec des activités en Amérique du Nord, en
Europe, en Afrique et en Amérique latine. SNC-Lavalin possède
également des infrastructures telles que des usines et des
pipelines, et elle a tiré profit de la croissance du secteur de
l’énergie de l’Algérie, où des champs de pétrole et de gaz naturel
ont été découverts ces dernières années. La nouvelle ville de Hassi
Messaoud doit accueillir quelque 80 000 habitants sur une superficie
de 4483 hectares. Elle sera érigée sur huit ans dans un secteur où
se trouvent de nombreux champs pétroliers.
Al Qaïda au
Maghreb libère un otage suisse au Mali
Le dernier otage
détenu par Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), le Suisse Werner
Greiner, a été libéré dimanche au Mali où les affrontements entre
militaires maliens et Aqmi s’intensifient. « L’otage suisse a été
libéré, il est très fatigué et il va rejoindre bientôt sa famille en
passant d’abord par Bamako », a-t-on déclaré à l’AFP dans la matinée
de source proche des autorités locales dans le nord du Mali. Werner
Greiner, qui avait été enlevé le 22 janvier au Niger, a été libéré
après environ six mois de captivité. Il était à la mi-journée en
route pour la capitale malienne où il était attendu dans
l’après-midi, selon des sources concordantes. Greiner a été libéré
dans le nord désertique du pays et «récupéré» par les autorités dans
la région de Gao. Il est le dernier otage occidental à être libéré
parmi six enlevés par l’Aqmi entre décembre et janvier au Mali et au
Niger. Le 3 juin, Aqmi avait annoncé sur un site internet avoir tué
pour la première fois un otage occidental, le touriste britannique
Edwin Dyer, qu’elle avait capturé le 22 janvier avec un groupe de
trois autres touristes européens au Niger, à la frontière avec le
Mali. Deux d’entre eux, l’Allemande Marianne Petzold et la Suissesse
Gabriella Burco, épouse de M. Greiner, avaient été libérés le 22
avril dans le nord du Mali en même temps que deux diplomates
canadiens enlevés en décembre.
Vols
supplémentaires d’Aigle Azur compromis
Les choses se
compliquent pour Aigle Azur en Algérie. La direction de l’aviation
civile (DAC) a conditionné, dimanche 12 juillet, l’octroi de
nouvelles autorisations de vols supplémentaires à la compagnie
française par l’obtention par Air Algérie de la même capacité de
vols supplémentaires ou de sièges vers la France. Selon un
communiqué de la DGAC, Aigle Azur a introduit une demande de vols
supplémentaires d’un total d’environ 1400 sièges entre le 15 juillet
et le 2 août. La demande est actuellement à l’étude. « Les calculs
établis montrent un dépassement de la limite de 30% en ce qui
concerne la liaison Alger-Paris, et de 25% en ce qui concerne les
liaisons Paris-Oran et Paris-Béjaia en faveur du pavillon
français », selon la DGAC. Trois compagnies françaises assurent des
vols vers l’Algérie : Air France, Aigle Azur et Air Méditerranée.
Côté algérien, une seule compagnie assure cette desserte : Air
Algérie. Les nouvelles conditions émises par la DAC compliquent la
tâche d’Aigle Azur. L’obtention par Air Algérie d’autorisations de
vols supplémentaires vers la France est en effet du seul ressort de
la direction générale de l’aviation civile (DGAC) française. Un
organisme public indépendant sur lequel Aigle Azur peut
difficilement agir.
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