Semaine du 15 au 21 juillet 2009

 
 
 LES QUOTIDIENS EN DEBATS

Accueil

 La nouvelle ville de Hassi Messaoud

Un contrat historique pour SNC-Lavalin

Le géant montréalais de l’ingénierie SNC-Lavalin a confirmé avoir obtenu l’un des plus importants contrats de services de son histoire, en vue de l’aménagement en Algérie de la nouvelle ville de Hassi Messaoud, dont la construction devrait s’étendre sur huit ans. «Nous sommes ravis de cette annonce» a indiqué Mme MacCormack, porte-parole de la société. Nous allons signer le contrat d’ici à quelques semaines et nous aurons alors plein de détails à donner.» SNC-Lavalin a mis la main sur le contrat au terme d’un processus d’appel d’offres auquel ont pris part quatre autres entreprises.

La firme a fait une offre de 31,2 milliards de dinars, soit quelque 508 millions de dollars. Le processus d’appel d’offres avait été relancé en octobre dernier, après que la société américaine Aecom eut porté plainte auprès d’une agence du gouvernement algérien, affirmant que sa rivale canadienne ne respectait pas la procédure.

Curieusement, Aecom n’a pas soumis de nouvelle offre. Mme MacCormack a indiqué que ce contrat de services était l’un des plus importants de l’histoire de la firme d’ingénierie. L’entreprise fondée il y a 98 ans, qui compte 21 300 employés, est l’une des sociétés canadiennes les plus présentes à l’étranger, avec des activités en Amérique du Nord, en Europe, en Afrique et en Amérique latine. SNC-Lavalin possède également des infrastructures telles que des usines et des pipelines, et elle a tiré profit de la croissance du secteur de l’énergie de l’Algérie, où des champs de pétrole et de gaz naturel ont été découverts ces dernières années. La nouvelle ville de Hassi Messaoud doit accueillir quelque 80 000 habitants sur une superficie de 4483 hectares. Elle sera érigée sur huit ans dans un secteur où se trouvent de nombreux champs pétroliers.

Al Qaïda au Maghreb libère un otage suisse au Mali

Le dernier otage détenu par Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), le Suisse Werner Greiner, a été libéré dimanche au Mali où les affrontements entre militaires maliens et Aqmi s’intensifient. « L’otage suisse a été libéré, il est très fatigué et il va rejoindre bientôt sa famille en passant d’abord par Bamako », a-t-on déclaré à l’AFP dans la matinée de source proche des autorités locales dans le nord du Mali. Werner Greiner, qui avait été enlevé le 22 janvier au Niger, a été libéré après environ six mois de captivité. Il était à la mi-journée en route pour la capitale malienne où il était attendu dans l’après-midi, selon des sources concordantes. Greiner a été libéré dans le nord désertique du pays et «récupéré» par les autorités dans la région de Gao. Il est le dernier otage occidental à être libéré parmi six enlevés par l’Aqmi entre décembre et janvier au Mali et au Niger. Le 3 juin, Aqmi avait annoncé sur un site internet avoir tué pour la première fois un otage occidental, le touriste britannique Edwin Dyer, qu’elle avait capturé le 22 janvier avec un groupe de trois autres touristes européens au Niger, à la frontière avec le Mali. Deux d’entre eux, l’Allemande Marianne Petzold et la Suissesse Gabriella Burco, épouse de M. Greiner, avaient été libérés le 22 avril dans le nord du Mali en même temps que deux diplomates canadiens enlevés en décembre.

Vols supplémentaires d’Aigle Azur compromis

Les choses se compliquent pour Aigle Azur en Algérie. La direction de l’aviation civile (DAC) a conditionné, dimanche 12 juillet, l’octroi de nouvelles autorisations de vols supplémentaires à la compagnie française par l’obtention par Air Algérie de la même capacité de vols supplémentaires ou de sièges vers la France. Selon un communiqué de la DGAC, Aigle Azur a introduit une demande de vols supplémentaires d’un total d’environ 1400 sièges entre le 15 juillet et le 2 août. La demande est actuellement à l’étude. « Les calculs établis montrent un dépassement de la limite de 30% en ce qui concerne la liaison Alger-Paris, et de 25% en ce qui concerne les liaisons Paris-Oran et Paris-Béjaia en faveur du pavillon français », selon la DGAC. Trois compagnies françaises assurent des vols vers l’Algérie : Air France, Aigle Azur et Air Méditerranée. Côté algérien, une seule compagnie assure cette desserte : Air Algérie. Les nouvelles conditions émises par la DAC compliquent la tâche d’Aigle Azur. L’obtention par Air Algérie d’autorisations de vols supplémentaires vers la France est en effet du seul ressort de la direction générale de l’aviation civile (DGAC) française. Un organisme public indépendant sur lequel Aigle Azur peut difficilement agir.

 

  Haut

e-mail :contact@lesdebats.com

 

Copyright © 2001-2002 - MAHMOUDI INFO Sarl - Tous droits réservés.

Conception M.Merkouche