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La
rentrée sociale au cœur de l’évènement
Un automne
particulier
Liberté revient en
ce début de semaine sur la situation sociale qui prévaut en raison
notamment de la flambée des prix enregistrée et dont les
spéculateurs seraient responsables à l’approche du ramadan. Une
réalité qui fait écrire à ce quotidien que « le gouvernement se
trouve sur le volcan des prix ». Pis, selon Liberté, « nombreux sont
les experts qui affirment que si rien n’est entrepris pour réduire
la part de l’informel, l’Algérie va au devant d’une ’menace de
l’équilibre socio-économique’».
Appréhensions
Pour son
éditorialiste, « le gouvernement donne la nette impression de sous
estimer la tension générée par l’envolée inédite des produits de
large consommation » ainsi est-il rappelé « alors que la rogne des
citoyens montait déjà depuis des semaines et continue de monter, on
a assisté à des interventions pour le moins mollassonnes de la part
des ministres de l’agriculture et du commerce qui se rejetaient la
balle de la flambée ». Pour ce qui du comité de veille chargé de
suivre au quotidien les tendances du marché, il est rendu « caduc »
par la « persistance de la surchauffe des prix (…) et lui donne
l’apparence d’un comprimé d’aspirine pour une fièvre de cheval».
Pour Liberté, « il ne s’agit plus aujourd’hui de suivre le cours
pour ‘éventuellement’ apporter des correctifs, mais il s’agit pour
le gouvernement d’intervenir de façon énergique pour remettre de
l’ordre dans la mercuriale ». Et pour cause, est-il rappelé, « la
vérité des prix, d’accord, mais l’Etat est aussi dans l’obligation
d’assumer son rôle de régulateur du marché pour assurer sa
stabilité. Sinon, ce serait une fuite de responsabilités ». El
Watan estime de son côté que « pour aussi salutaires qu’elles
puissent paraître, les mesures prises peuvent n’avoir aucun
effet ». Pourquoi ? La réponse est donnée par le commentateur qui
avance tout simplement la raison suivante : le gouvernement « ne
maîtrise pas la réalité des prix ». Mieux encore, El Watan souligne
qu’« il n’est également pas évident que le gouvernement parvienne à
changer grand-chose sur le marché national ». En attendant, conclut
le commentateur de ce quotidien, « toutes les décisions qui
pourraient être prises pour agir sur les prix ne pourront être
considérées autrement que comme de simples actions de dissuasion
justes bonnes pour susciter des craintes dans le camp des
spéculateurs ».
La Tribune quant
à lui tout en rappelant que les syndicats autonomes et les
organisations patronales tirent la sonnette d’alarme, indique que
« le gouvernement est invité à prendre des mesures d’urgence pour
préserver la paix sociale ». Ainsi estime la rédactrice, « le
gouvernement a du pain sur la planche ». Et de préciser qu’« il fera
vraisemblablement face à une rentrée sociale des plus difficiles ».
Et pour cause, rappelle ce quotidien, «le diktat du marché est de
mise chaque année et personne n’y peut rien ».
Les solutions
Que faire dès
lors ? Il sera indiqué que devant « cette situation des plus
intenables, le Forum des chefs d’entreprises (FCE) a rompu le
silence pour exhorter le gouvernement à prendre les mesures
nécessaires pour préserver la fragile paix sociale arrachée au
partenaire social en septembre dernier ». A contre sens de cet
article, le commentateur de La Tribune, lui, s’en prend aux
consommateurs. Du moins à leur passivité face aux spéculateurs.
Ainsi estime-t-il, « le rôle actif de ces premiers concernés est
important dans la mesure où ils sont présents partout et peuvent, à
ce titre relever toutes les pratiques frauduleuses et les
signaler ». Pour La Tribune, «la passivité des consommateurs face à
la spéculation chronique sur les prix, les rend complices de ces
pratiques et en fait des victimes consentantes ». Oui mais,
serions-nous tentés de dire.
Les services de
répression des fraudes n’ont à ce jour jamais réussi à convaincre
quant à leur capacité à prendre en charge les doléances des
consommateurs. Ce qui, faut-il en convenir, est loin de les
encourager à faire ce pas qui consiste en un dépôt de plainte pour
pratique frauduleuse. Le Soir d’Algérie, se référant à un programme
« spécial » mis en place pour la rentrée, conclura que « le
gouvernement est en état d’alerte ».
Le Jeune
Indépendant du samedi 18 août rapporte la proposition de Louisa
Hanoune qui suggère la tenue d’un débat national suite à la
hausse des prix des produits de première nécessité ; ajoutant que le
salut passe par le gel de l’Accord d’association avec l’Union
européenne.
L’Authentique
rapportera, en Une de son édition du dimanche, les propos du chef du
MSP, lequel a déclaré, à l’ouverture de l’université de sa
formation, qu’« il faut augmenter les salaires dès la rentrée
sociale ». Le quotidien reprendra également cette interrogation
soulevée par le dirigeant du MSP qui s’interroge : « Pourquoi la
date de juillet 2008 a été choisie par le gouvernement pour mettre
en application la nouvelle grille des salaires qui a été pourtant
approuvée par la tripartite ? » Faut-il alors s’étonner que « la
fripe gagne du terrain », comme le signale Midi Libre ? Ce qui est
certain, c’est que « la rentrée sera difficile », affirmation du
Snapap reprise par La Nouvelle République.
Alger sous la
menace de la pollution
Mais si la rentrée
sociale et les appréhensions qu’elle suscite ont fait les choux
gras de la presse quotidienne cette semaine, il n’en reste pas moins
que d’autres sujets tout aussi importants pour les citoyens ont été
traités. Il en est ainsi de la pollution. Et oui, on ne le dira
jamais assez. La pollution a atteint en Algérie des pics
importants. Et Alger n’est pas à l’abri. Le Jour d’Algérie du samedi
18 août publie un reportage consacré à l’Agence pour la promotion
et la protection du littoral (APPL) qui a la charge, est-il
indiqué, de protéger le littoral algérois contre toute forme
d’agression et de pollution, à travers notamment des rejets de type
industriel ou ménager. Cette même agence met en garde et affirme :
« La capitale sous la menace de toutes les pollutions. » Dans le
même reportage, il est signalé qu’il existe au niveau de la capitale
plus de 80 unités polluantes.
N. K.
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