Semaine du 22 au 28 août 2007

 

La rentrée sociale au cœur de l’évènement

Un automne particulier

 

 
 
 Les Quotidiens en débat

Accueil

 La rentrée sociale au cœur de l’évènement

Un automne particulier 

Liberté revient en ce début de semaine sur la situation sociale qui prévaut en raison notamment de la flambée des prix enregistrée et dont les spéculateurs seraient responsables à l’approche du ramadan. Une réalité qui fait écrire à ce quotidien que « le gouvernement se trouve sur le volcan des prix ». Pis, selon Liberté, « nombreux sont les experts qui affirment que si rien n’est entrepris pour réduire la part de l’informel, l’Algérie va au devant d’une ’menace de l’équilibre socio-économique’».

Appréhensions

Pour son éditorialiste, « le gouvernement donne  la nette impression de sous estimer la tension générée  par l’envolée inédite des produits de large consommation » ainsi est-il rappelé « alors que la rogne des citoyens montait déjà depuis des semaines et continue de monter, on a assisté à des interventions pour le moins  mollassonnes de la part des ministres de l’agriculture et du commerce qui se rejetaient la balle de la flambée ». Pour ce qui du comité de veille chargé de suivre au quotidien les tendances du marché, il est rendu « caduc » par la « persistance de la surchauffe des prix (…) et lui donne l’apparence d’un comprimé  d’aspirine pour une fièvre de cheval». Pour Liberté,  « il ne s’agit plus aujourd’hui de suivre le cours pour ‘éventuellement’ apporter des correctifs, mais il s’agit pour le gouvernement d’intervenir de façon énergique pour remettre de l’ordre dans la mercuriale ». Et pour cause, est-il rappelé, « la vérité des prix, d’accord, mais l’Etat est aussi dans l’obligation d’assumer son rôle de régulateur du marché pour assurer sa stabilité. Sinon, ce serait une fuite de responsabilités  ». El Watan estime de son côté que « pour aussi salutaires qu’elles puissent paraître, les mesures prises peuvent n’avoir aucun effet ».  Pourquoi ? La réponse est donnée par le commentateur qui avance tout simplement la raison suivante : le gouvernement « ne maîtrise pas la réalité des prix ». Mieux encore, El Watan souligne qu’« il n’est également  pas évident que le gouvernement parvienne à changer grand-chose sur le marché national ». En attendant, conclut le commentateur de ce quotidien, « toutes les décisions qui pourraient être prises pour agir sur les prix ne pourront être considérées autrement que comme de simples actions de dissuasion justes bonnes pour susciter des craintes dans le camp des spéculateurs ».

 La Tribune quant à lui tout en rappelant que les syndicats autonomes et les organisations patronales tirent la sonnette d’alarme, indique que « le gouvernement est invité à prendre des mesures d’urgence pour préserver la paix sociale ». Ainsi estime la rédactrice, « le gouvernement a du pain sur la planche ». Et de préciser qu’« il fera vraisemblablement face à une rentrée sociale des plus difficiles ». Et pour cause, rappelle ce quotidien, «le diktat du marché est de mise chaque année et personne n’y peut rien ».

Les solutions

Que faire dès lors ? Il sera indiqué que devant  « cette situation des plus intenables, le Forum des chefs d’entreprises (FCE) a rompu le silence pour exhorter le gouvernement à prendre les mesures nécessaires pour préserver la fragile paix sociale arrachée au partenaire social en septembre dernier ». A contre sens de cet article, le commentateur de La Tribune, lui, s’en prend aux consommateurs. Du moins à leur passivité face aux spéculateurs. Ainsi estime-t-il, « le rôle actif de ces premiers concernés est important dans la mesure où ils sont présents partout et peuvent, à ce titre relever toutes les pratiques frauduleuses et les signaler ».  Pour La Tribune, «la passivité des consommateurs face à la spéculation chronique sur les prix, les rend complices de ces pratiques et en fait des victimes consentantes ». Oui mais, serions-nous tentés de dire.

Les services de répression des fraudes n’ont à ce jour  jamais réussi à convaincre  quant à leur capacité à prendre en charge les doléances des consommateurs. Ce qui, faut-il en convenir, est loin de les encourager à faire ce pas qui consiste en un dépôt de plainte pour pratique frauduleuse. Le Soir d’Algérie, se référant à un programme  « spécial » mis en place pour la rentrée, conclura que « le gouvernement est en état d’alerte ». 

Le Jeune Indépendant du samedi 18 août  rapporte la proposition de Louisa Hanoune qui suggère  la tenue d’un débat  national  suite à la hausse des prix des produits de première nécessité ; ajoutant que le salut passe par le gel de l’Accord d’association avec l’Union européenne.

L’Authentique  rapportera, en Une de son édition du dimanche, les propos du chef du MSP, lequel a déclaré, à l’ouverture de l’université de sa formation, qu’« il faut augmenter les salaires dès la rentrée sociale ». Le quotidien  reprendra également cette interrogation soulevée par le dirigeant du MSP qui s’interroge :  « Pourquoi la date de juillet 2008 a été choisie par le gouvernement pour mettre en application la nouvelle grille des salaires qui a été pourtant approuvée par la tripartite ? » Faut-il alors s’étonner que « la fripe gagne du terrain », comme le signale Midi Libre ? Ce qui est certain,  c’est que « la rentrée sera difficile », affirmation du Snapap reprise par La Nouvelle République.     

Alger sous la menace de la pollution

Mais si la rentrée sociale et les  appréhensions qu’elle suscite ont fait les choux gras de la presse quotidienne cette semaine, il n’en reste pas moins que d’autres sujets tout aussi importants pour les citoyens ont été traités. Il en est ainsi de la pollution. Et oui, on ne le dira jamais assez.  La pollution a atteint en Algérie des pics importants. Et Alger n’est pas à l’abri. Le Jour d’Algérie du samedi 18 août publie un reportage consacré à l’Agence  pour la promotion et la protection du littoral (APPL)  qui a la charge, est-il indiqué, de protéger le littoral algérois contre toute forme d’agression et de pollution, à travers notamment des rejets de type industriel ou ménager. Cette même agence met en garde et affirme : « La capitale sous la menace de toutes les pollutions. » Dans le même reportage, il est signalé qu’il existe au niveau de la capitale plus de 80 unités polluantes.

N. K.

   

Haut

e-mail :contact@lesdebats.com

 

Copyright © 2001-2002 - MAHMOUDI INFO Sarl - Tous droits réservés.

Conception M.Merkouche