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12 morts et 44 blessés en une nuit
Que faire ?
Les accidents de
la route sont-ils une fatalité contre laquelle l’être humain est
impuissant ? La question est loin d’autre aussi saugrenue que
d’aucuns pourraient le croire. Elle est posée car force est de
croire qu’aucune mesure ne semble y mettre un terme. Au contraire,
les différents bilans arrêtés régulièrement par les services
concernés montrent que le nombre d’accidents de la route,
occasionnant des tués et des blessés, n’a pas été réduit en dépit
de toutes les campagnes de sensibilisation lancées à ce jour par le
ministère des Transports. Le constat est toujours le même :
l’hécatombe se poursuit. Et c’est à juste titre que l’on a affirmé
plus d’une fois que la route tue plus que le terrorisme et ce, au
moment où ce dernier était le plus meurtrier. Pour preuve, la
Protection civile a annoncé, la semaine passée, que 2 personnes ont
été tuées et 44 autres blessées dans 8 accidents de la circulation
durant une seule nuit, celle de mercredi à jeudi, à Alger. Ce bilan
ne vaut que pour la seule capitale. Imaginons ce qui a pu se passer
dans les 47 autres wilayas du pays.
Les statistiques
relèvent que le facteur humain est, dans la majorité des cas,
l’unique responsable de ces accidents : l’excès de vitesse, la
conduite en état d’ivresse ou encore la somnolence arrivent en tête.
Des causes donc évitables pour peu que l’on évite de prendre la
route à ce moment-là. D’où la question qui taraude bien des
esprits : comment peut-on s’exposer volontairement à la mort ?
C’est là un travail que les psychologues doivent envisager. Pendant
ce temps, ceux en charge de la conception des spots des campagnes de
sensibilisation devraient réfléchir à la réalisation de campagne
plus «choquantes», comme cela été le cas dernièrement en
Grande-Bretagne. Les images diffusées ont eu un réel impact sur les
conducteurs.
N. K.
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Santé
Il suffit de
peu…
On reproche
souvent aux pouvoirs publics de ne pas investir de l’argent là où il
faut ou encore d’investir des sommes colossales dans des projets
qui, en définitive, ne sont pas d’une grande utilité pour les
citoyens. L’espace de quelques lignes , nous avons tenus à mettre en
évidence un investissement, pas très grand mais qui a permis à plus
de 200 enfants originaires de différentes régions du pays de
redevenir des enfants comme tous les autres, jouissant de tous leurs
sens. Ainsi, grâce à un milliard de dinars consacrés par l’Etat à ce
programme – le coût d'un implant dépasse les deux millions de dinars
–ces 200 enfants ont bénéficié d'opérations de pose d'implants
cochléaires durant l’année et ont pu être inscrits dans des classes
normales, c’est-à-dire avec les enfants ne souffrant d’aucun
handicap au lieu d’être scolarisés dans des classes pour handicapés.
Ce qui ne manquera de contribuer à l’épanouissement de tous ces
gamins et aidera à leur insertion dans la vie normale.
Il est à rappeler
qu’outre le facteur héréditaire, la surdité, tant totale que
partielle, est due notamment au mariage consanguin et à d'autres
maladies, à l'instar des otites et des angines à répétition, de la
méningite (cause principale de la surdité chez certains enfants) et
de la rougeole.
N. K.
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Gestion des APC
Une formation
qualifiante
Le niveau de
formation des présidents d’ Assemblées populaires communales (APC),
en Algérie, est souvent un handicap que les citoyens des communes
subissent à leurs corps défendant et ce, même si la nomination de
cet élu est leur œuvre. Ce manque de formation, pour ne pas dire
incompétence à gérer, est la cause de bien de déconvenues. Pour
palier ces insuffisances, le ministère de l'Intérieur et des
Collectivités locales a décidé d’organiser des sessions de formation
de gestion locale
au profit des
présidents d'APC. Dans sa conception de la chose, le ministère vise
à permettre aux élus locaux d'acquérir des connaissances liées à la
gestion locale, dans le sillage de la démarche de la modernisation
de l'administration territoriale. En un mot, le ministère veut
donner au président d’APC les outils nécessaires pour développer, en
sa qualité de premier gestionnaire de la commune, les capacités de
gérer au mieux de l’intérêt de ses concitoyens les affaires de la
commune.
Dans cette
optique, l’élu se doit aussi de maîtriser les relations qu'il tisse
avec l'ensemble des acteurs de la vie locale, à savoir les citoyens,
les membres de l'assemblée, les collaborateurs et les responsables
de l'administration déconcentrée. Une réalité que la formation se
chargera de lui rappeler. Espérons seulement que les premiers
concernés appliqueront sur le terrain les enseignements tirés par
cette formation.
N. K.
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Matériaux de construction
Comment éviter
l’augmentation
De nouveau, des
augmentations sont enregistrées sur le marché des matériaux de
construction. Une nouvelle fois, la spéculation est mise en cause.
Mais il est vrai que pour l’auto constructeur, peu importe. Ce qui
est palpable, c’est qu’il devra débourser davantage pour l’achat de
son sac de ciment. Et comme à chaque fois, le gouvernement tente de
rassurer, par la voix de son ministre de l’Habitat, qui a déclaré
que le dossier de l’augmentation des prix des matériaux de
construction a été soumis à l'étude au niveau du gouvernement. Il a
promis qu'au cas où il y aurait "une légère augmentation" elle sera
prise en charge, insistant notamment sur le contrôle et la rigueur
pour dissuader toute spéculation. Le consommateur prend note.
Mais faut-il
également rappeler, ce n’est pas la première fois que pareille
situation se produit. Et ce n’est pas non plus la première fois que
pareille promesse est faite, sans toutefois être tenue. Et pour
cause, les pouvoirs publics semblent impuissants devant les barons
de la spéculation et c’est pourquoi, aussi, le consommateur sait que
la partie est perdue d’avance. Ce n’est certainement pas une
question de production nationale de ciment, estimée annuellement
16,5 millions tonnes, dont 12 millions produits par le secteur
public et 4,5 millions par le privé. Et pour cause, cette quantité
est censée suffire pour concrétiser les projets en cours. Cherchez
donc la faille…
N. K.
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