Semaine du 26 mars au 1 avril 2008

 

12 morts et 44 blessés en une nuit

Que faire ?

Santé

Il suffit de peu…

Gestion des APC

Une formation qualifiante

Matériaux de construction

Comment éviter l’augmentation

 

 
 
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  12 morts et 44 blessés en une nuit

Que faire ?

Les accidents de la route sont-ils une fatalité contre laquelle l’être humain est impuissant ? La question est loin d’autre aussi saugrenue que d’aucuns pourraient le croire. Elle est posée car force est de croire qu’aucune mesure ne semble y mettre un terme. Au contraire, les différents bilans arrêtés régulièrement par les services concernés montrent que le nombre d’accidents de la route, occasionnant des  tués et des blessés, n’a pas été réduit en dépit de toutes les campagnes de sensibilisation lancées à ce jour par le ministère des Transports. Le constat est toujours le même : l’hécatombe se poursuit. Et c’est à juste titre que l’on a affirmé plus d’une fois que la route tue plus que le terrorisme et ce, au moment où ce dernier était le plus meurtrier. Pour preuve, la Protection civile a annoncé, la semaine passée, que 2 personnes ont été tuées et 44 autres blessées dans 8 accidents de la circulation durant une seule  nuit, celle de mercredi à jeudi, à Alger. Ce bilan ne vaut que pour la seule capitale. Imaginons ce qui a pu se passer dans les 47 autres wilayas du pays.  

Les statistiques relèvent que le facteur humain est, dans la majorité des cas, l’unique responsable de ces accidents : l’excès de vitesse, la conduite en état d’ivresse ou encore la somnolence arrivent en tête. Des causes donc évitables pour peu que l’on évite de prendre la route à ce moment-là. D’où la question qui taraude bien des esprits : comment peut-on s’exposer volontairement  à la mort ? C’est là un travail que les psychologues doivent envisager. Pendant ce temps, ceux en charge de la conception des spots des campagnes de sensibilisation devraient réfléchir à la réalisation de campagne plus «choquantes», comme cela été le cas dernièrement en Grande-Bretagne. Les images diffusées  ont eu un réel impact sur les conducteurs.

N. K. 

  

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Santé

Il suffit de peu…

On reproche souvent aux pouvoirs publics de ne pas investir de l’argent là où il faut ou encore d’investir des sommes colossales dans des projets qui, en définitive, ne sont pas d’une grande utilité pour les citoyens. L’espace de quelques lignes , nous avons tenus à mettre en évidence un investissement, pas très grand mais qui a permis à plus de 200 enfants originaires de différentes régions du pays de redevenir des enfants comme tous les autres, jouissant de tous leurs sens. Ainsi, grâce à un milliard de dinars consacrés par l’Etat à ce programme – le coût d'un implant dépasse les deux millions de dinars –ces 200 enfants ont bénéficié d'opérations de pose d'implants cochléaires durant l’année et ont pu être inscrits dans des classes normales, c’est-à-dire avec les enfants ne souffrant d’aucun handicap au lieu d’être scolarisés dans des classes pour handicapés. Ce qui ne manquera de contribuer à l’épanouissement de tous ces gamins et aidera à leur insertion dans la vie normale.

Il est à rappeler qu’outre le facteur héréditaire, la surdité, tant totale que partielle, est due notamment au mariage consanguin et à d'autres maladies, à l'instar des otites et des angines à répétition, de la méningite (cause principale de la surdité chez certains enfants) et de la rougeole.

N. K.

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Gestion des APC

Une formation qualifiante

Le niveau de formation des présidents d’ Assemblées populaires communales (APC), en Algérie, est souvent un handicap que les citoyens des communes subissent à leurs corps défendant et ce, même si la nomination de cet élu est leur œuvre. Ce manque de formation, pour ne pas dire incompétence à gérer, est la cause de bien de déconvenues. Pour palier ces insuffisances, le ministère de l'Intérieur et des Collectivités locales a décidé d’organiser des sessions de formation de gestion locale

au profit des présidents d'APC. Dans sa conception de la chose, le ministère vise à permettre aux élus locaux d'acquérir des connaissances liées à la gestion locale, dans le sillage de la démarche de la modernisation de l'administration territoriale. En un mot, le ministère veut donner au président d’APC les outils nécessaires pour développer, en sa qualité  de premier gestionnaire de la commune, les capacités de gérer au mieux de l’intérêt de ses concitoyens les affaires de la commune.

Dans cette optique, l’élu se doit aussi de maîtriser les relations qu'il tisse avec l'ensemble des acteurs de la vie locale, à savoir les citoyens, les membres de l'assemblée, les collaborateurs et les responsables de l'administration déconcentrée. Une réalité que la formation se chargera de lui rappeler. Espérons seulement que les premiers concernés appliqueront sur le terrain les enseignements tirés par cette formation.

N. K. 

 

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Matériaux de construction

Comment éviter l’augmentation

De nouveau, des augmentations sont enregistrées sur le marché des matériaux de construction. Une nouvelle fois, la spéculation est mise en cause. Mais il est vrai que pour l’auto constructeur, peu importe. Ce qui est palpable, c’est qu’il devra débourser davantage pour l’achat de son sac de ciment. Et comme à chaque fois, le gouvernement tente de  rassurer, par la voix de son ministre de l’Habitat, qui a déclaré que le dossier de l’augmentation des prix des matériaux de construction a été soumis à l'étude au niveau du gouvernement. Il  a promis qu'au cas où il y aurait "une légère augmentation" elle sera prise en charge, insistant notamment sur le contrôle et la rigueur pour dissuader toute spéculation. Le consommateur prend note.

Mais faut-il également rappeler, ce n’est pas la première fois que pareille situation se produit. Et ce n’est pas non plus la première fois que pareille promesse est faite, sans toutefois être tenue. Et pour cause, les pouvoirs publics semblent impuissants devant les barons de la spéculation et c’est pourquoi, aussi, le consommateur sait que la partie est perdue d’avance. Ce n’est certainement pas une question de production nationale de ciment, estimée annuellement 16,5 millions tonnes, dont 12 millions produits par le secteur public et 4,5 millions par le privé. Et pour cause, cette quantité est censée  suffire pour concrétiser les projets en cours. Cherchez donc la faille…

N. K.

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