Semaine du 26 Août au 1 Septembre 2009

 

 
 
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 Bouteflika promet de poursuivre la lutte contre le «terrorisme en déclin»

Le président Abdelaziz Bouteflika a réaffirmé jeudi «la main tendue de l’Etat» aux islamistes armés pour qu’ils se rendent en échange du pardon, mais aussi sa fermeté à poursuivre la lutte contre le «terrorisme en déclin». M. Bouteflika compte maintenir «les mesures de réconciliation nationale comme une des bases sous-tendant l’édification de la paix et de la stabilité dans le pays», a-t-il dit dans une allocution lue en son nom par son représentant personnel, Abdelaziz Belkhadem, à l’occasion de la célébration de la Journée nationale du moudjahid, selon l’agence APS.

«Il s’agit pour nous de réunir les conditions propices au développement en donnant une chance à ceux qui se sont égarés pour s’être trompés de repères religieux ou pour avoir été trompés par des mercenaires qui professent le crime organisé et la destruction de la société algérienne pour des raisons aussi abjectes que douteuses», a-t-il dit.

M. Bouteflika a indiqué que «l’Etat a tendu la main à cette catégorie d’égarés en leur offrant la chance de revenir au droit chemin et de réintégrer le peuple pour bénéficier des mesures de la concorde civile et de la réconciliation nationale». Mais «l’Etat reste fermement déterminé à faire face à ceux-là mêmes qui refusent la main tendue en déniant à la nation le droit de vivre dans la sécurité et la quiétude et empruntant les voies de la désobéissance et du crime», a-t-il ajouté. Le chef de l’Etat a indiqué que «les actes terroristes sanglants et isolés confirment si besoin est que le terrorisme est en déclin devant les frappes de l’armée, des services de sécurité mais surtout devant le rejet d’une nation tout entière».

 

Forte baisse des importations algériennes en juillet

Pour les sept premiers mois de l’année 2009, les importations algériennes ont atteint 23,46 milliards de dollars, en légère hausse (+3,24%) par rapport à la même période de l’année 2008, selon les chiffres publiés, dimanche 23 août, par le Centre national de l’Informatique et des Statistiques (CNIS) des Douanes nationales. La facture alimentaire a baissé d’un milliard de dollars, à 3,714 milliards de dollars contre 4,715 milliards de dollars sur la même période de l’année 2008. Mais sur le seul mois de juillet, la baisse des importations est encore plus forte : -15,21%, à 3,03 milliards de dollars. Le gouvernement a en effet pris une série de mesures visant à réduire les importations de 5% en 2009 parmi lesquelles figurent notamment l’interdiction du crédit véhicule et du crédit à la consommation et l’instauration du crédit documentaire comme unique moyen de paiement des importations. Ces mesures ont été officiellement publiées à la fin juillet dans la loi de finances 2009 complémentaire. Mais les acteurs concernés semblent avoir anticipé l’entrée en vigueur des nouvelles décisions et réduit leurs achats à l’étranger. Illustration de cette situation : les importations de véhicules de tourisme ont baissé de 22,6% en juillet, à 137 millions de dollars contre 177 millions de dollars en juillet 2008. Les importations de produits alimentaires ont également fortement chuté (-54,24%), passant de 649 millions de dollars en juillet 2008 à 297 millions en juillet 2009. Mais si une amorce d’une maîtrise des importations semble se dessiner, le gouvernement apparaît en panne de solutions concernant les exportations. Durant les sept premiers mois de l’année, l’Algérie a exporté pour seulement 24,69 milliards de dollars, en baisse de 47,87% par rapport à la même période de l’année 2008. Résultat : l’excédent commercial des sept premiers mois de l’année 2009 s’établit à 1,44 milliard de dollars contre 24,85 milliards sur la même période de l’année dernière. La structure des exportations reste dominée par les hydrocarbures, avec 97,06% du volume global.

 

Baisse des prix du gaz naturel sur le marché mondial

Les mauvaises nouvelles s’accumulent pour l’Algérie. Alors que la crise économique mondiale a fait chuter lourdement les prix du pétrole, l’abondance de l’offre de gaz affecte sérieusement le prix de cette énergie qui a atteint son plus bas niveau en sept ans, mardi 18 août. Selon le quotidien français Le Monde qui cite l’Agence économique et financière Breakingviews.com, le prix du gaz naturel a baissé de moitié aux Etats-Unis, à 3096 dollars par million de BTU (British Thermal Units). Autrement dit, un baril de pétrole coûte 22,3 fois plus cher que le million de BTU de gaz naturel. Or, historiquement, le baril vaut en moyenne 10 fois plus que le million de BTU de gaz. Cette agence impute la baisse du prix du gaz naturel à l’accroissement de l’offre qui est sur le point de générer une surabondance sur le marché, mais aussi à la crise économique mondiale qui affecte la demande des ménages et des industriels. Les prix du gaz naturel, dont l’Algérie tire une partie de ses recettes en devises, risquent de chuter davantage. A moins que la nature ne se fasse moins généreuse dans les prochains mois, que l’économie mondiale ne reprenne et que les fournisseurs se retirent volontairement du marché, les prix du gaz naturel pourraient bien continuer à chuter, selon la même agence. Grand pays gazier, l’Algérie exporte annuellement plus de 60 milliards de m3 de gaz, principalement via des gazoducs vers les marchés européens. Elle compte porter ses exportations à 85 milliards de m3 en 2012, avec l’entrée en service des gazoducs Medgaz (Algérie-Espagne) et Galsi (Algérie-Italie).

La chute des prix du gaz naturel est une mauvaise nouvelle pour l’économie nationale entièrement dépendante de l’exportation des hydrocarbures qui représentent 98% des recettes en devises et 70% des recettes fiscales de l’Etat.

Cette baisse intervient également au moment où Sonatrach tente d’obtenir une révision à la hausse du prix du gaz livré à l’Espagne. Les deux parties ont engagé une procédure d’arbitrage international à Paris.

 

Réduction de la durée des cours

Benbouzid fait machine arrière

Le ministère de l’Education nationale fait machine arrière sur la durée des cours. Il maintient la durée des cours à 60 minutes et reporte à septembre 2010 sa réduction à 45 minutes. «Nous avons besoin de tester cette mesure dans des écoles pilotes. La réduction de la durée des cours est une bonne décision qui va dans l’intérêt de l’élève, mais elle a besoin d’être mûrie», a dit le ministre de l’Education nationale, Boubekeur Benbouzid à la Chaîne III.

M. Benbouzid avait annoncé, le 20 août, la réduction de la durée des cours de 15 minutes dès la rentrée scolaire prévue le 13 septembre. L’annonce a été faite à l’issue d’une réunion entre le ministre et la Fédération nationale des parents d’élèves (FNAPE). Le syndicat Cnapest soutient la réduction de la durée des cours dans l’Education nationale pour se conformer à ce qui se fait dans plusieurs pays, mais estime nécessaire l’expérimentation de cette mesure.

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