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Bouteflika
promet de poursuivre la lutte contre le «terrorisme en déclin»
Le président
Abdelaziz Bouteflika a réaffirmé jeudi «la main tendue de l’Etat»
aux islamistes armés pour qu’ils se rendent en échange du pardon,
mais aussi sa fermeté à poursuivre la lutte contre le «terrorisme en
déclin». M. Bouteflika compte maintenir «les mesures de
réconciliation nationale comme une des bases sous-tendant
l’édification de la paix et de la stabilité dans le pays», a-t-il
dit dans une allocution lue en son nom par son représentant
personnel, Abdelaziz Belkhadem, à l’occasion de la célébration de la
Journée nationale du moudjahid, selon l’agence APS.
«Il s’agit pour
nous de réunir les conditions propices au développement en donnant
une chance à ceux qui se sont égarés pour s’être trompés de repères
religieux ou pour avoir été trompés par des mercenaires qui
professent le crime organisé et la destruction de la société
algérienne pour des raisons aussi abjectes que douteuses», a-t-il
dit.
M. Bouteflika a
indiqué que «l’Etat a tendu la main à cette catégorie d’égarés en
leur offrant la chance de revenir au droit chemin et de réintégrer
le peuple pour bénéficier des mesures de la concorde civile et de la
réconciliation nationale». Mais «l’Etat reste fermement déterminé à
faire face à ceux-là mêmes qui refusent la main tendue en déniant à
la nation le droit de vivre dans la sécurité et la quiétude et
empruntant les voies de la désobéissance et du crime», a-t-il
ajouté. Le chef de l’Etat a indiqué que «les actes terroristes
sanglants et isolés confirment si besoin est que le terrorisme est
en déclin devant les frappes de l’armée, des services de sécurité
mais surtout devant le rejet d’une nation tout entière».
Forte baisse
des importations algériennes en juillet
Pour les sept
premiers mois de l’année 2009, les importations algériennes ont
atteint 23,46 milliards de dollars, en légère hausse (+3,24%) par
rapport à la même période de l’année 2008, selon les chiffres
publiés, dimanche 23 août, par le Centre national de l’Informatique
et des Statistiques (CNIS) des Douanes nationales. La facture
alimentaire a baissé d’un milliard de dollars, à 3,714 milliards de
dollars contre 4,715 milliards de dollars sur la même période de
l’année 2008. Mais sur le seul mois de juillet, la baisse des
importations est encore plus forte : -15,21%, à 3,03 milliards de
dollars. Le gouvernement a en effet pris une série de mesures visant
à réduire les importations de 5% en 2009 parmi lesquelles figurent
notamment l’interdiction du crédit véhicule et du crédit à la
consommation et l’instauration du crédit documentaire comme unique
moyen de paiement des importations. Ces mesures ont été
officiellement publiées à la fin juillet dans la loi de finances
2009 complémentaire. Mais les acteurs concernés semblent avoir
anticipé l’entrée en vigueur des nouvelles décisions et réduit leurs
achats à l’étranger. Illustration de cette situation : les
importations de véhicules de tourisme ont baissé de 22,6% en
juillet, à 137 millions de dollars contre 177 millions de dollars en
juillet 2008. Les importations de produits alimentaires ont
également fortement chuté (-54,24%), passant de 649 millions de
dollars en juillet 2008 à 297 millions en juillet 2009. Mais si une
amorce d’une maîtrise des importations semble se dessiner, le
gouvernement apparaît en panne de solutions concernant les
exportations. Durant les sept premiers mois de l’année, l’Algérie a
exporté pour seulement 24,69 milliards de dollars, en baisse de
47,87% par rapport à la même période de l’année 2008. Résultat :
l’excédent commercial des sept premiers mois de l’année 2009
s’établit à 1,44 milliard de dollars contre 24,85 milliards sur la
même période de l’année dernière. La structure des exportations
reste dominée par les hydrocarbures, avec 97,06% du volume global.
Baisse des prix
du gaz naturel sur le marché mondial
Les mauvaises
nouvelles s’accumulent pour l’Algérie. Alors que la crise économique
mondiale a fait chuter lourdement les prix du pétrole, l’abondance
de l’offre de gaz affecte sérieusement le prix de cette énergie qui
a atteint son plus bas niveau en sept ans, mardi 18 août. Selon le
quotidien français Le Monde qui cite l’Agence économique et
financière Breakingviews.com, le prix du gaz naturel a baissé de
moitié aux Etats-Unis, à 3096 dollars par million de BTU (British
Thermal Units). Autrement dit, un baril de pétrole coûte 22,3 fois
plus cher que le million de BTU de gaz naturel. Or, historiquement,
le baril vaut en moyenne 10 fois plus que le million de BTU de gaz.
Cette agence impute la baisse du prix du gaz naturel à
l’accroissement de l’offre qui est sur le point de générer une
surabondance sur le marché, mais aussi à la crise économique
mondiale qui affecte la demande des ménages et des industriels. Les
prix du gaz naturel, dont l’Algérie tire une partie de ses recettes
en devises, risquent de chuter davantage. A moins que la nature ne
se fasse moins généreuse dans les prochains mois, que l’économie
mondiale ne reprenne et que les fournisseurs se retirent
volontairement du marché, les prix du gaz naturel pourraient bien
continuer à chuter, selon la même agence. Grand pays gazier,
l’Algérie exporte annuellement plus de 60 milliards de m3 de gaz,
principalement via des gazoducs vers les marchés européens. Elle
compte porter ses exportations à 85 milliards de m3 en 2012, avec
l’entrée en service des gazoducs Medgaz (Algérie-Espagne) et Galsi (Algérie-Italie).
La chute des prix
du gaz naturel est une mauvaise nouvelle pour l’économie nationale
entièrement dépendante de l’exportation des hydrocarbures qui
représentent 98% des recettes en devises et 70% des recettes
fiscales de l’Etat.
Cette baisse
intervient également au moment où Sonatrach tente d’obtenir une
révision à la hausse du prix du gaz livré à l’Espagne. Les deux
parties ont engagé une procédure d’arbitrage international à Paris.
Réduction de la
durée des cours
Benbouzid fait
machine arrière
Le ministère de
l’Education nationale fait machine arrière sur la durée des cours.
Il maintient la durée des cours à 60 minutes et reporte à septembre
2010 sa réduction à 45 minutes. «Nous avons besoin de tester cette
mesure dans des écoles pilotes. La réduction de la durée des cours
est une bonne décision qui va dans l’intérêt de l’élève, mais elle a
besoin d’être mûrie», a dit le ministre de l’Education nationale,
Boubekeur Benbouzid à la Chaîne III.
M. Benbouzid avait
annoncé, le 20 août, la réduction de la durée des cours de 15
minutes dès la rentrée scolaire prévue le 13 septembre. L’annonce a
été faite à l’issue d’une réunion entre le ministre et la Fédération
nationale des parents d’élèves (FNAPE). Le syndicat Cnapest soutient
la réduction de la durée des cours dans l’Education nationale pour
se conformer à ce qui se fait dans plusieurs pays, mais estime
nécessaire l’expérimentation de cette mesure.
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