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Semaine du 26 Août au 1 Septembre 2009

 

Sénatoriales

Le jeu d’intérêts et de calculs commence

Tripartie

Pour un vrai pacte social

Tourisme en Algérie

Est-ce le véritable départ ?

Virée à Aïn El Turk

L’exemple d’une inadéquation

 

 

 

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Sénatoriales

Le jeu d’intérêts et de calculs commence

A deux mois des élections portant renouvellement partiel de la chambre haute du parlement, (Sénat), les directions des trois partis de l'alliance présidentielle, en l'occurrence le front de libération nationale (FLN), le rassemblement national démocratique (RND) et le mouvement pour la société et la paix (MSP) n'ont toujours pas tranché sur la question des alliances pour garantir des sièges au conseil de la nation.

Dans ce cadre les trois partis  préfèrent  laisser aux élus le choix de faire alliance sans les limiter au parti de l’alliance présidentielle. A savoir que la concurrence est entre les trois ce qui rend les choses plus difficiles car avant de penser à faire une alliance, il faut que ça soit bien étudié. Dans ce jeu d’intérêts et de calculs, d’autres partis affichent leur souhait d’accéder au Sénat comme c’est le cas du FNA qui aurait promis des voix au vieux parti.  

Il faut dire que les partis qui s’acharnent le plus sur ce rendez-vous électoral sont le Front de libération nationale  qui reste majoritaire au sein du Sénat et qui souffre de la concurrence déloyale entre ses militants, le Rassemblement national démocratique  et en dernière position figure le Mouvement pour la société et la paix  qui fait face à une crise interne qui risque de lui faire perdre la place d’un groupe parlementaire puisqu’un bon nombre, estimé à huit sénateurs, ont déjà remis leur démission et intégré le mouvement des dissidents mené par l’ex-ministre de l’Industrie, Abdelmadjid Menasra.  Dans cette conjoncture complexe, certains ne préfèrent pas avoir des alliances dans le cadre uniquement  de l’alliance même si au sommet rien n’est encore décidé. Du côté du RND, le secrétaire générale du parti, Ahmed Ouyahia, a déjà envoyé une instruction à la base pour aller vers des élections préliminaires afin d’éviter la «fitna». La direction de ce parti qui veut revenir aux commandes lors des prochaines sénatoriales en augmentant le nombre de ses sièges à la chambre haute du Parlement a laissé libre choix aux élus pour faire des alliances. Dans ce cadre, le porte-parole du parti a animé plusieurs conférences régionales durant ce mois d’août. Il n’a pas manqué de justifier et de défendre les mesures prises dans le cadre de la loi de finances complémentaire de  2009, notamment celle relative à la suppression du crédit à la consommation concernant l’achat des véhicules. M.Chorfi est allé même à annoncer qu’il y aura une alternative à ce crédit sans donner de précision et au début de ce mois sacré, il a interpellé les pouvoirs publics à améliorer le pouvoir d’achat des citoyens et faire face à la flambée des prix qui reste incontrôlable. Il n’arrête pas d’appeler les cadres du RND à la discipline afin de réussir à passer l’élection des sénatoriales. A ce titre,  il dira : «Vous devez vous soumettre aux instructions et au règlement du parti. Tout contrevenant sera sanctionné». En tout cas une opération pour blanchir l’image du RND aux yeux des citoyens par rapport aux  mesures de LFC 2009 est menée. Le parti de Bouguerra Soltani reste dans l’embarras et après sa réunion de son madjliss echourra. Il a été décidé de fermer le dossier de la crise en laissant les portes ouvertes aux dissidents qui veulent revenir à la légitimité du parti et se consacrer aux projets tracés, dont les sénatoriales. 

D’ailleurs, la direction du parti est consciente de la perte qui lui sera fatale à cause du nombre de dissidents toujours en augmentation. Elle joue encore des prolongations dans l’espoir de trouver un terrain d’entente avec le groupe de Menasra. Dans ce cadre, M.Soltani a reconnu qu’aucun  parti ne peut récolter des voix pour les sénatoriales dans les 48 wilayas du pays. A cet effet, les alliances se feront au niveau local. Pour le vieux parti, il est interdit de répéter l’expérience des précédentes élections au cours desquelles il a perdu neuf sièges. Au sein du vieux parti l’enjeu est très grand d’autant que ce dernier prépare également son congrès.

Une préparation marquée déjà par des agitations menées par des cadres du parti à leur tête le pro-Benflis, Abbas Mikhalif,  qui parlent de leur marginalisation concernant la préparation du congrès. Par ailleurs, le FLN fait face au blocage dans neuf de ses mouhafedhate non encore renouvelées  et sortir de la période transitoire qui date de la crise «Benflis».

Toutefois la question des alliances est laissée aux élus pour trancher sauf en cas de blocage la direction interviendra pour convaincre le parti concerné.

Il faut dire que dans cette guerre silencieuse  déclarée dans les localités de l’intérieur du pays à l’approche des sénatoriales attendues pour décembre prochain, les élus sont prêts à tout pour y accéder au point de trahir leur parti car il s’agit avant tout de garantir une promotion personnelle.

Par Nacera Chenafi

 

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Tripartie

Pour un vrai pacte social

Une tripartie a été annoncée par le ministre de la PME et de l’Artisanat. Mustapha Benbada a avancé la date d’octobre ou de novembre prochain, soit bien après la rentrée sociale. Pour quels objectifs ?

La première remarque sur cette rencontre est qu’elle pourrait s’avérer tardive au vu des urgences de l’heure, de l’intensité du débat économique et du réchauffement de la scène syndicale. Malgré l’effet amortisseur qu’aurait pu jouer le mois de ramadhan, il semble que patronat et syndicats aient choisi de jouer sur le mécontentement des ménages face à la cherté habituelle des prix pour remettre le gouvernement sous pression, chacun suivant ses propres objectifs. Pour le patronat, il est question de faire reculer le gouvernement sur certaines mesures pénalisant les producteurs locaux ; pour les syndicats, il est temps de remettre la revendication sociale sur le tapis.

Un membre du FCE a révélé récemment à la presse nationale la tenue d’une rencontre entre représentants du patronat et ceux du ministère des Finances, afin de discuter des dispositions de la loi de finances complémentaire 2009. C’est dire qu’en réalité, le dialogue a déjà commencé avant la tripartie annoncée, bien que les patrons auraient souhaité être consultés avant l’élaboration de la LFC. Ce qui nous amène à nous poser la question de savoir ce que les chefs d’entreprises peuvent espérer obtenir, et de leurs contacts avec le gouvernement et de la tripartie, sachant que ladite loi est bel et bien en vigueur et, sans doute, pour voir le gros de ses principes reconduits en 2010. Il ne faut pas attendre, en effet, de l’Exécutif que dirige Ahmed Ouyahia, qu’il aille à se déjuger aussi vite. D’autant que le contexte mondial continuera, d’ici là, de fournir les mêmes raisons qui ont poussé le gouvernement à une batterie de mesures draconiennes, aussi bien par rapport aux cadres de l’activité économique que vis-à-vis de ses partenaires commerciaux.

En l’espèce, le gouvernement est en entière position de force et dispose d’une grande marge de manœuvre, puisque ses décisions ont été tellement extrêmes qu’il peut, sans en modifier l’essentiel, faire quelques concessions sur certains aspects ayant touché l’investissement ou le commerce extérieur. Mais cela n’est pas un désavantage en soi, si l’on considère que les patrons n’ont pas tout à fait tort dans nombre de leurs doléances et c’est peut-être aujourd’hui l’occasion pour qu’un véritable dialogue s’installe et que soit trouvé un compromis entre les priorités du gouvernement et les ambitions du patronat algérien.

Du côté des syndicats, il faut dire que la multiplication des menaces de grève, qui n’ont pas attendu la rentrée, sont parfaitement à prendre au sérieux. D’abord, celle-ci concernent les mêmes secteurs de la fonction publique qui animent l’actualité sociale depuis des années, ce qui démontre leur caractère récurrent, voire structurel. Ensuite, ces menaces de grève sont loin d’être une simple agitation des syndicats, destinée à marquer leur territoire ou à remobiliser leurs troupes, comme le veut la tradition à chaque rentrée. Le malaise dans la Fonction publique est d’une telle étendue qu’il n’y a qu’à analyser le retrait des agents de la protection civile de l’UGTA pour s’en convaincre : l’heure est à l’agressivité syndicale et plus question d’arrondir les angles au profit de la direction de la centrale syndicale. A ce titre, on ne peut se réjouir de voir s’affaiblir les forces syndicales, car l’éparpillement des syndicats n’est pas pour les servir. Mais il semble bien que, quelque part, l’UGTA, qui a perdu ce qui fait un syndicat, c’est-à-dire un minimum de capacité de nuisance, n’a même plus les moyens de contrebalancer les syndicats autonomes. Et cela, même quand son secrétaire général prend des positions justes, comme ce fut récemment le cas avec sa déclaration de soutien aux mesures du gouvernement Ouyahia pour la limitation des importations.

En tout état de cause, non seulement la relance du dialogue social s’impose, mais de surcroît, c’est d’un dialogue social nouveau qu’il est plus que jamais question. Le constat est là et fait que malgré les hausses des salaires, la promulgation des statuts particuliers ou encore la majoration des pensions et retraites, rien ne contente les syndicats autonomes qui demandent, plus que tout, la reconnaissance.

On sait que c’est dans cette impasse politique que le champ syndical demeure enlisé depuis des années. Mais, puisque le gouvernement ne veut s’attabler qu’en face de l’UGTA, qu’est-ce qui empêche l’un ou l’autre d’avoir l’intelligence politique de s’emparer des revendications sociales et d’en réaliser ce qui est réalisable ? On se demande même comment la Centrale syndicale, qui ne demande qu’à rattraper le terrain perdu et à accaparer de nouveaux secteurs économiques, n’a pas encore compris que c’est là que réside son intérêt…

Aujourd'hui, le gouvernement, par la voix de plusieurs d'entre ses ministres, défend sa politique et réfute tout caractère unilatéral à ses décisions, arguant qu'il pense et agit dans le cadre du pacte économique et social en vigueur et signé entre les trois partenaires. Mais que vaut aujourd’hui ce document élaboré et adopté du temps du gouvernement Belkhadem ? Depuis, deux ans ont passé et il y a de longs mois que l’actuel Premier ministre Ahmed Ouyahia a affirmé que le pacte social a été mis en œuvre, puis «égaré en cours de route». Nous voilà donc disposer d’une personne convaincue de l’échec du précédent pacte social à la place qu’il faut pour tisser un compromis véritable ; cette fois, un vrai pacte social et économique.

Certes, la tripartie qui s’annonce pourrait être l’occasion pour le gouvernement, l’UGTA et le patronat d’accorder leurs violons et de trouver un terrain d’entente sur la mise en œuvre de la loi de finances complémentaire 2009. Faudra-t-il une autre tripartite pour la loi de finances 2010 qui sera, à n’en pas douter, une autre loi pour prévenir les mêmes effets de la crise mondiale ? Et si oui, combien de temps mettra-t-elle pour se tenir, et de par combien de rencontres bilatérales ou informelles sera-t-elle précédée ? Pour ainsi dire, si dialogue il faut tenir, autant viser un objectif plus important que de simples arrangements de conjoncture. Il est temps d’avoir l’ambition d’un véritable pacte social pour la crise. Tel doit être le défi du gouvernement qui, pour traverser la crise dans la sérénité, doit relever le défi de réunir ses partenaires autour d’engagements communs et parvenir à protéger et les travailleurs et la production nationale sans rien sacrifier de l’intérêt national. Et cela, aucun gouvernement au monde ne peut le faire dans la solitude.

Par Nabil Benali

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Tourisme en Algérie

Est-ce le véritable départ ?

Des allègements fiscaux, des avantages en matière d'acquisition de terrains et des aides et des accompagnements pour la mise à niveau. Des mesures, neuf au total, comme s'il fallait absolument une preuve de la bonne volonté des autorités contenue dans la si décriée loi de finances complémentaire (LFC) de 2009.

Ces mesures ont été annoncées par le  ministre de l’Aménagement du territoire, de l’Environnement et du Tourisme, Chérif Rahmani, devant les professionnels du secteur le 17 août. En plein été, l’information a été relayée dans le monde entier, notamment sur certaines informations satellitaires plus promptes à comptabiliser les  attaques terroristes, les attentats meurtriers ou les accidents de la circulation lorsqu’il s’agit de parler de l’Algérie. Faut-il comprendre que l’intérêt médiatique ainsi exprimé sous- tend que quelque chose de beaucoup plus important que ce qui a été dit ou fait jusqu’à maintenant se prépare ? Au moment où justement on cherche dans le pays  à vendre autre chose que du pétrole ou du gaz, le tourisme peut constituer un débouché économique très prometteuret dans un secteur à fort potentiel d’emploi. On en veut pour preuve la manière avec laquelle nos voisins de l’Est et de l’Ouest tirent leur épingle du jeu. Il reste qu’il y a encore loin de la coupe aux lèvres. 

Ainsi, les investisseurs dans le secteur touristique bénéficient d’un «abattement de 50% pour les Hauts Plateaux et 80% pour le Sud» sur le coût de la concession des terrains nécessaires à la réalisation de projets touristiques. Dans les mesures fiscales annoncées, il y a une réduction de la TVA qui passe de 17 à 7% pour les prestations liées aux activités du tourisme, hôtellerie, thermalisme,  restauration touristique classée,  voyage set, location de véhicules de transport touristique. Une mesure qui va courir jusqu’en 2019. 

Lorsque «les tauliers» voudront mettre leurs établissements aux normes pour notamment se faire classer, il a été décidé une bonification du taux d’intérêt, de 3% et de 4%, applicable aux prêts bancaires pour les actions de modernisation des établissements touristiques et hôteliers. De même l’importation d’équipements et d’ameublement non produits localement selon les standards hôteliers qui entrent dans le cadre d’opérations de modernisation et de mise à niveau des établissements touristiques, bénéficient d’un taux réduit de droits de douane et cela est valable jusqu’au 31 décembre 2014. La LFC n’a pas répondu à la question de l’environnement touristique certes, mais cette loi ne peut pas non plus répondre à tout.

La LFC prévoit aussi la mise en place d’un dispositif d’aide à l’investissement à travers le «fonds d’appui à l’investissement, à la promotion et à la qualité des activités touristiques», et l’exemption du droit d’enregistrement pour la constitution de sociétés activant dans le tourisme ou pour leurs augmentations de capital. Ne soyons pas mesquins, mais cela peut paraître bien négligeable lorsque les investissements atteignent facilement quelques dizaines de milliards de centimes. Par ailleurs, Cherif Rahmani a appelé  les investisseurs à se réunir dans quelques semaines avec lui pour débattre du projet de «charte du tourisme national».

Des mesures intéressantes, immédiates et précises, mais qui ne sont pas les premières actions à enregistrer dans ce domaine. D’ailleurs «la mise en jachère» du secteur touristique est incompréhensible quand on a vu rien que pour cette année tout ce qui a été dit et fait.

On peut citer quelques exemples. Ainsi en juin 2009,  Djilali Mehri, président de SIEHA, une entreprise créée avec le groupe Accor pour la réalisation des hôtels Novotel et Ibis, annonçait le lancement de la réalisation de six établissements en l’espace de 3 ans pour un coût avoisinant les 22 milliards de dinars. Mehri  veut aussi réaliser un complexe touristique dans la palmeraie de Daouia à El Oued et un autre projet de 600 millions de dollars à Madag près d’Aïn Témouchent en attente du feu vert des  autorités. Cet investisseur a aussi une façon de voir  bien particulière outre le fait qu’il assène depuis des années que le tourisme est un métier, il ne voit de salut pour ce secteur que dans  l’initiative privée, le retrait total de l’Etat du secteur, l’assouplissement des formalités de visas et l’ouverture du ciel algérien. En mai 2009, on s’est rappelé que les hôtels se classent. Une commission nationale a été mise en place pour le suivi du processus de classement qui détermine ce qui est essentiel au bout du compte pour les investisseurs, le prix dont devra s’acquitter le client.

La commission en est à élaborer un cahier des charges qui sera soumis à l’instance de tutelle pour approbation. En attendant, il ne faudra toujours pas trop se fier aux étoiles pour connaître le bon établissement du mauvais.

En janvier 2009, c’est  Djezzy-OTA qui s’est mis de la partie en présentant un spot publicitaire, réalisé par des étrangers, pour vanter les potentialités touristiques de l’Algérie. Un beau travail de promotion qui a coûté, dit-on, les 2 millions de dollars (pour un spot de moins de 5 minutes). Le seul hic pour ce produit, c’est que la destination n’existe pas encore, du moins pour accueillir les millions de supposés touristes . 

Comprenons-nous bien : le potentiel touristique algérien est d’abord naturel, une côte et aussi et surtout un désert,  le Sahara, le deuxième plus grand désert au monde. Quelques dunes de sable peuvent atteindre les 180 mètres de hauteur. Les activités qu’il offre sont innombrables. On a sûrement de tout temps été conscient du potentiel touristique algérien. L’Algérie est membre de l’Organisation mondiale du tourisme depuis 1976, mais le tourisme en Algérie n’en est qu’à ses balbutiements. Les revenus liés au tourisme atteignent moins de 10% du produit intérieur brut et le pays se classe au 147e rang mondial par la fréquentation. Le secteur du tourisme en Algérie représente 3,9% du volume des exportations et 8,1% du Produit Intérieur Brut. Aujourd’hui, certains promoteurs persévèrent et  les investissements touristiques en Algérie en 2008-2009 atteignent 333 projets qui représentent 31 800 lits, soit 9,5% du taux des investissements productifs dans le pays.

Par Amine Esseghir

 

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Virée à Aïn El Turk

L’exemple d’une inadéquation

La ville de Aïn El Turk (Layoun pour ceux qui connaissent ), c’est un gros village dont l’entrée par le rond-point des dauphins ne donne pas du tout envie de s’aventurer plus avant. Pourtant, dans la succession des bâtisses sans intérêt qui constituent le tissu urbain de la ville, des hôtels et des complexes affichent complet durant l’été : El Manara, Layoun, Eden Palace, Pins d’Or, Mezghenna et d’autres.

Ce qui frappe, c’est bien entendu le contraste tranchant entre l’entretien des abords et surtout des espaces qu’occupent  ces établissement, parfois quelques dizaines d’hectares et la médiocrité du paysage, les nids-de-poule sur les routes qui y mènent, les amoncellements de gravats et de détritus divers qui jonchent la voie publique.

A croire qu’en dehors des périmètres des établissements de villégiatures, il n’y a point d’entretien, point d’autorité et point d’intérêt.

Lorsqu’on observe toute l’activité que génère le tourisme, notamment durant l’été, on comprend bien que ces entreprises et les commerçants qui vivent également du boom touristique de Layoun payent des impôts et sont en droit d’exiger que l’on entretienne la ville.

Layoun rompt aussi avec un mythe, celui du domaine maritime public. Ici, beaucoup de plages sont privées ou privatisées. La seule manière d’y accéder sans payer serait de venir par la mer.

Cela bien entendu se fait au nez et à la barbe des autorités, mais on doit bien reconnaître une chose : le fait de rompre avec cette hypocrisie qui tend à faire certes du domaine marmite un espace public et libre réduit considérablement la capacité d’en profiter dans la sérénité.

«Les plasges privées» de Layoun sont propres, bien entretenues, gardées, équipées de douches et de sanitaires et les femmes peuvent s’y baigner ou bronzer en bikini sans que personne ne trouve à redire.          

A. E.

 

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