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Bourse d’Alger
A l’agonie
Les autorités ont
cru bien faire en créant la Bourse d’Alger. Tous les pays qui se
respectent ont la leur et l’Algérie ne pouvait rester en reste. Sauf
que si sous d’autres cieux ces bourses sont le véritable pouls de
l’économie nationale, il en est autrement pour la nôtre. La Bourse
d’Alger se trouve depuis plusieurs années, en fait depuis son
lancement, dans un état de léthargie qui suscite bien des questions.
Comment a-t-on fait pour en arriver à ce résultat et ce, d’autant
que cette institution était censée démonter le changement de
mentalité économique intervenu dans le pays ? L’existence d’une
Bourse signifie que les acteurs économiques ont acquis cette culture
qui est en présence dans les pays qui sont passés à une économie
libérale. Mais en Algérie c’est loin d’être le cas. En théorie tout
est parfait ; mais dès que l’on passe à la pratique, les choses se
corsent et l’on réalise que le retard accumulé dans le management de
la chose économique n’est toujours pas rattrapé. Mais peut-il en
être autrement lorsqu’on continue à mettre les bœufs avant la
charrue ?
N. K.
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Ramadan
La solidarité des
scouts
Heureusement
qu’il y a ramadan pour voir se manifester la solidarité entre les
Algériens. Les scouts ont arrêté leur programme de solidarité envers
les personnes détenues et leurs progénitures ainsi qu'avec les
familles nécessiteuses. Même la population carcérale est concernée
par cette action des SMA. En fait, les scouts envisagent de rompre
le jeûne chaque jour au niveau d’un établissement pénitentiaire.
L’initiative est certainement louable. Mais force est de souligner
que les détenus gagneraient aussi à bénéficier d’une autre attention
que celle qui s’adresse au ventre. L’encadrement des jeunes détenus
particulièrement devrait être au centre des préoccupations des
scouts dont la mission principale est d’enseigner ces valeurs
universelles du scoutisme. L’essentiel n’est pas de faire des
actions conjoncturelles, mais surtout de les étaler dans le temps.
Car ce n’est que de cette façon que l’on pourra contribuer à la
réussite de la réinsertion sociale d’un ex-détenu qui aura payé sa
dette à l’égard de la société.
N. K.
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Grande
mosquée d’Alger
Oui, mais…
L’Algérie a
décidé de construire la plus grande mosquée d’Afrique. Car si en
moyenne une mosquée par jour a été construite dans le pays depuis le
recouvrement de son indépendance, l’Algérie manque encore d'une
seule, qui soit "emblématique" de la période post-indépendance. Ce
sera chose faite d'ici quelques années avec la construction de la
Mosquée d'Alger qui sera dotée du plus haut minaret au monde.
Excusez du peu ! Le projet fait déjà jaser et les opposants à une
telle idée ne manquent pas de faire valoir quelques arguments.
Recevables ou pas, il reste qu’ils n’empêcheront pas la réalisation
de ce projet titanesque. Et pour cause outre un minaret de 300
mètres, 20 hectares d'assiette et une capacité de 120 000 fidèles en
feront le troisième plus vaste lieu de culte musulman de la planète
après les lieux saints (El-Haramayne) de la Mecque et de Médine.
Mais pourquoi
n’a-t-on pas cette même grandeur lorsqu’il s’agit de projets en
faveur de jeunes, de femmes battues ou encore d’enfants abandonnés
par leurs parents ? Pourquoi n’envisage-t-on pas la création d’un
grand hôpital où toutes les spécialités seraient réunies ? Une
mosquée emblématique c’est bien, une prise en charge des besoins de
toute la société c’est encore mieux et ce, d’autant que l’on se
plaint régulièrement de la saturation des infrastructures
existantes.
N. K.
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Handicapés
Un centre
spécialisé pour autistes
Il était plus que
temps que l’on pense à eux. Eux dont on ne connaît pas encore le
nombre exact. Ce sont ces autistes qui ne disposent en Algérie
d’aucun centre spécialisé qui permette leur prise en charge. A
partir de 2008, cela sera chose faite. Un centre spécialisé pour
autistes, le premier du genre en Afrique, sera réalisé à Baraki. Le
début des travaux de construction est prévu pour les prochains
jours. Mais le regret que l’on pourrait avoir c’est pourquoi ce
centre verra le jour par le biais d'un financement privé, en
collaboration avec le Canada qui prendra en charge l'enseignement
des éducateurs. Pourtant, le pays dispose d’assez de réserves
financières pour assurer la construction de 100 centres spécialisés.
Mais il a fallu que l’initiative vienne d’un privé, ce qui n’est pas
pour arranger l’image des pouvoirs publics et notamment du ministère
en charge de cette frange de la population.
N. K.
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