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Après
une semaine de jeûne
Une actualité
ramadanesque ?
“Les dangers des
mariages consanguins” est le titre de Une de Liberté (édition du
19 septembre). Sur la base d’une enquête élaborée par la Forem, il
est indiqué que les résultats obtenus dans 12 wilayas “débouchent
sur un constat alarmant”. Et ce, d’autant que la consanguinité, qui
est fréquente en Algérie, “est à l’origine de plusieurs maladies
génétiques, sans compter les problèmes neurologiques auxquels sont
souvent exposés les enfants”.
Où sont les
cigarettes ?
Mais si l’on peut
comprendre que ces mariages perdurent dans certaines wilayas
reculées, à l’image de Tébessa, il est plus difficile de comprendre
qu’Alger détient, selon les résultats obtenus, “un taux important”.
En effet, au niveau de la capitale, les gens sont censés être
instruits et, partant, conscients des dangers de ce genre de
mariages. De plus, Alger est une ville cosmopolite où,
théoriquement, il est facile de trouver un conjoint en dehors de son
cercle familial. A moins que pour plus de “sécurité”, les gens
préfèrent puiser dans le choix qu’offrent les cousins et les
cousines.
Lu sur El Youm du
19 septembre : “Le directeur des douanes de Ouargla et 41 cadres et
agents devant la justice.” Ils ont comparu pour le délit de
dilapidation, disparition et vol de cigarettes étrangères. Selon le
quotidien, ces quantités ont disparu des hangars de la douane. Une
autre affaire qui met à nu les agissements indélicats de certains
agents des douanes, lesquelles pourtant tentent d’opérer une mue
qualitative. Faut-il en rire ou s’en désoler ?
Il n’en reste pas
moins que le quotidien El Khabar rapporte qu’un agent d’Algérie
Poste a été licencié car « accusé d’avoir consulté le compte courant
du président de la République. Le mis en cause serait décidé à
prouver son innocence en recourant à la justice. El Khabar aurait
dû, dans le sillage de son enquête sur les salaires des hauts
fonctionnaires de l’Etat, demander à cet agent quel est l’avoir et
le montant des économies réalisées par le premier magistrat du
pays.
Al Fadjr annonce
en Une que Washington met en garde ses ressortissants en Algérie
contre des attaques terroristes. El Mouaten, de son côté, rapporte
que “Bush fait appel à Sarkozy pour obliger l’Afrique à accepter le
commandement militaire”. C’est dire que les USA maintiennent la
pression et ne désespèrent pas de voir leur projet aboutir. Mais la
question qu’il y a lieu de poser est de savoir jusqu’où Washington
est prête à aller pour concrétiser ses projets dans la région. Une
question d’autant plus lancinante qu’il n’est un secret pour
personne que l’oncle Sam éprouve peu de scrupules lorsque ses
propres intérêts sont en jeu.
Péage,
dites-vous ?!
El Djazaïr News
rapporte une déclaration du ministre des Travaux publics, lequel a
affirmé, à partir lors du congrès international des routes, que
“l’Algérie va appliquer le péage”. Oui, c’est sans nul doute bien.
L’argent est censé servir à la maintenance et à l’entretien de ces
infrastructures routières, sauf que si l’Europe applique ce système
de péage, c’est que le service offert en contrepartie est de
qualité. Sous d’autres cieux, une autoroute est une autoroute au
sens propre du nom.
Or force est de
souligner que s’agissant de l’Algérie, des routes nationales font
office d’autoroutes. Peut-être qu’avec la finalisation du projet
d’autoroute Est-Ouest, le pays sera doté d’une infrastructure qui
répondra aux normes. Et dans ce cas de figure, l’introduction du
péage sera acceptée par les automobilistes qui, en contrepartie,
bénéficieront d’un gain de temps appréciable
Ceux, par contre,
qui ont peut-être perdu leur temps à attendre un visa qui ne viendra
pas, ce sont les pèlerins qui espéraient se rendre en Arabie
Saoudite pour accomplir la Omra. Et pour cause, les autorités
saoudiennes ont décidé de revoir à la baisse le quota de pèlerinages
octroyé aux Algériens. L’inadmissible dans cette histoire est que
l’Arabie Saoudite a agi sans aviser le ministère des Affaires
religieuses et sans que la possibilité ne soit donnée aux agences de
voyages de se faire rembourser. Si ce n’est pas du mépris à l’égard
d’un pays et de ses ressortissants, cela y ressemble étrangement.
Une situation qui fait réagir les agences de voyages dans les
colonnes du Soir d’Algérie, qui se demandent ce qu’attend l’Etat
algérien pour intervenir auprès des Saoudiens et ce, d’autant que
“les problèmes sont répétitifs”.
“Le pays souffre
d’une crise de confiance”, renchérit Ahmed Benbitour, ancien chef du
gouvernement. De plus selon lui, “il faut profiter de l’aisance
financière actuelle et réhabiliter le débat autour de questions
d’intérêt national, outre le développement d’une économie
productive”. C’est rapporté par Le Jeune Indépendant du mardi
18 septembre. Ce qui signifie que la série de mesures contenue dans
le projet de loi de finances 2008 pour soutenir l’activité
économique (La Tribune du 18 septembre) ne sont pas celles espérées
par l’ancien chef du gouvernement.
Quant au Jour
(édition du jeudi 20 septembre) il rapporte en Une que “les élus
sont éclaboussés par les affaires”. Ainsi souligne le rédacteur, “il
ne se passe pas un jour où l’on n’entend pas qu’un élu est mis en
cause ou a pris la fuite après sa condamnation par la justice”. Une
information qui tombe à point puisque dans près de deux mois vont se
tenir les nouvelles élections locales et que les électeurs seront
tenus de bien choisir parmi la nuée de candidats au poste de
président d’APC.
Candidats, à
vos marques
Mais les partis
qui retiennent les candidatures sont, eux aussi, tenus de bien
examiner les dossiers des postulants et ce, pour faire le tri. Dans
le volet contestation sociale, La Dépêche de Kabylie nous apprend
que parce que non encore dotés de statut, “les enseignants de
tamazight montent au créneau”. Ce qui est tout à fait légitime et
ce, d’autant plus qu’il n’y pas de raison de faire de la ségrégation
entre les différents enseignants quelle que soit la matière
enseignée.
Et puis, il y a
cette information qui ne manquera pas de faire plaisir à de nombreux
Algériens : les visas pour l’Angleterre seront délivrés à Alger et
les Algériens n’auront plus besoin de se rendre en Tunisie pour
l’obtenir ce document. Mais, nous dit La Nouvelle République, “le
visa pour l’Angleterre est un attrape-nigaud”. Ainsi souligne ce
quotidien, “c’est après avoir subi une fouille en règle que les
journalistes ‘invités’ à couvrir l’ouverture d’une annexe du
consulat de Grande-Bretagne à Oued Knis, ont pu accéder au bâtiment.
A l’intérieur, rien de nouveau, si ce n’est l’annonce de mesures
humiliantes pour les Algériens”. Avis aux amateurs…
Nadia Kerraz
Haut
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